Al-Adab Al-Mufrad

Al-Adab Al-Mufrad 33

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا عَيَّاشُ بْنُ الْوَلِيدِ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَاقَ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللهِ بْنِ قُسَيْطٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ شُرَحْبِيلَ، أَخِي بَنِي عَبْدِ الدَّارِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ‏:‏ سَمِعْتُ رَسُولَ اللهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ‏:‏ مَا تَكَلَّمَ مَوْلُودٌ مِنَ النَّاسِ فِي مَهْدٍ إِلاَّ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ صلى الله عليه وسلم، وَصَاحِبُ جُرَيْجٍ، قِيلَ‏:‏ يَا نَبِيَّ اللهِ، وَمَا صَاحِبُ جُرَيْجٍ‏؟‏ قَالَ‏:‏ فَإِنَّ جُرَيْجًا كَانَ رَجُلاً رَاهِبًا فِي صَوْمَعَةٍ لَهُ، وَكَانَ رَاعِيَ بَقَرٍ يَأْوِي إِلَى أَسْفَلِ صَوْمَعَتِهِ، وَكَانَتِ امْرَأَةٌ مِنْ أَهْلِ الْقَرْيَةِ تَخْتَلِفُ إِلَى الرَّاعِي، فَأَتَتْ أُمُّهُ يَوْمًا فَقَالَتْ‏:‏ يَا جُرَيْجُ، وَهُوَ يُصَلِّي، فَقَالَ فِي نَفْسِهِ وَهُوَ يُصَلِّي‏:‏ أُمِّي وَصَلاَتِي‏؟‏ فَرَأَى أَنْ يُؤْثِرَ صَلاَتَهُ، ثُمَّ صَرَخَتْ بِهِ الثَّانِيَةَ، فَقَالَ فِي نَفْسِهِ‏:‏ أُمِّي وَصَلاَتِي‏؟‏ فَرَأَى أَنْ يُؤْثِرَ صَلاَتَهُ، ثُمَّ صَرَخَتْ بِهِ الثَّالِثَةَ، فَقَالَ‏:‏ أُمِّي وَصَلاَتِي‏؟‏ فَرَأَى أَنْ يُؤْثِرَ صَلاَتَهُ، فَلَمَّا لَمْ يُجِبْهَا قَالَتْ‏:‏ لاَ أَمَاتَكَ اللَّهُ يَا جُرَيْجُ حَتَّى تَنْظُرَ فِي وَجْهِ الْمُومِسَاتِ، ثُمَّ انْصَرَفَتْ‏.‏ فَأُتِيَ الْمَلِكُ بِتِلْكَ الْمَرْأَةِ وَلَدَتْ، فَقَالَ‏:‏ مِمَّنْ‏؟‏ قَالَتْ‏:‏ مِنْ جُرَيْجٍ، قَالَ‏:‏ أَصَاحِبُ الصَّوْمَعَةِ‏؟‏ قَالَتْ‏:‏ نَعَمْ، قَالَ‏:‏ اهْدِمُوا صَوْمَعَتَهُ، وَأْتُونِي بِهِ، فَضَرَبُوا صَوْمَعَتَهُ بِالْفُئُوسِ حَتَّى وَقَعَتْ‏.‏ فَجَعَلُوا يَدَهُ إِلَى عُنُقِهِ بِحَبْلٍ، ثُمَّ انْطُلِقَ بِهِ، فَمَرَّ بِهِ عَلَى الْمُومِسَاتِ، فَرَآهُنَّ فَتَبَسَّمَ، وَهُنَّ يَنْظُرْنَ إِلَيْهِ فِي النَّاسِ، فَقَالَ الْمَلِكُ‏:‏ مَا تَزْعُمُ هَذِهِ‏؟‏ قَالَ‏:‏ مَا تَزْعُمُ‏؟‏ قَالَ‏:‏ تَزْعُمُ أَنَّ وَلَدَهَا مِنْكَ، قَالَ‏:‏ أَنْتِ تَزْعُمِينَ‏؟‏ قَالَتْ‏:‏ نَعَمْ، قَالَ‏:‏ أَيْنَ هَذَا الصَّغِيرُ‏؟‏ قَالُوا‏:‏ هَذا هُوَ فِي حِجْرِهَا، فَأَقْبَلَ عَلَيْهِ فَقَالَ‏:‏ مَنْ أَبُوكَ‏؟‏ قَالَ‏:‏ رَاعِي الْبَقَرِ‏.‏ قَالَ الْمَلِكُ‏:‏ أَنَجْعَلُ صَوْمَعَتَكَ مِنْ ذَهَبٍ‏؟‏ قَالَ‏:‏ لاَ، قَالَ‏:‏ مِنْ فِضَّةٍ‏؟‏ قَالَ‏:‏ لاَ، قَالَ‏:‏ فَمَا نَجْعَلُهَا‏؟‏ قَالَ‏:‏ رُدُّوهَا كَمَا كَانَتْ، قَالَ‏:‏ فَمَا الَّذِي تَبَسَّمْتَ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أَمْرًا عَرَفْتُهُ، أَدْرَكَتْنِي دَعْوَةُ أُمِّي، ثُمَّ أَخْبَرَهُمْ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

‘Ayyâsh ibn al-Walîd nous a rapporté : ‘Abd al-A‘lâ nous a rapporté : Muhammad ibn Ishâq nous a rapporté, d’après Yazîd ibn ‘Abd Allâh ibn Qusayt, d’après Muhammad ibn Shurahbîl, des Banû ‘Abd ad-Dâr, d’après Abû Hurayra, qui a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, dire : « Aucun enfant humain n’a parlé au berceau, hormis ‘Îsâ, fils de Maryam, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, et l’enfant lié à Jurayj. » On demanda : « Ô Prophète d’Allah, qu’en est-il de l’enfant lié à Jurayj ? »

Il répondit : « Jurayj était un moine qui vivait dans son ermitage. Un gardien de vaches venait s’abriter au pied de son ermitage, et une femme du village rendait régulièrement visite au gardien. Un jour, la mère de Jurayj vint et l’appela : “Ô Jurayj !” Il priait. Tout en priant, il se dit : “Ma mère et ma prière ?” Il jugea préférable de donner la priorité à sa prière. Elle l’appela alors à grands cris une deuxième fois. Il se dit : “Ma mère et ma prière ?” Il jugea préférable de donner la priorité à sa prière. Elle l’appela alors à grands cris une troisième fois. Il dit : “Ma mère et ma prière ?” Il jugea préférable de donner la priorité à sa prière. Comme il ne lui répondait pas, elle dit : “Qu’Allah ne te fasse pas mourir, ô Jurayj, avant que tu n’aies regardé le visage des prostituées !” Puis elle s’en alla.

On conduisit devant le roi cette femme, qui avait accouché. Il demanda : “De qui est l’enfant ?” Elle répondit : “De Jurayj.” Il demanda : “L’homme de l’ermitage ?” Elle répondit : “Oui.” Il ordonna : “Démolissez son ermitage et amenez-le-moi.” Ils frappèrent son ermitage à coups de hache jusqu’à ce qu’il s’écroule. Ils lui attachèrent la main au cou avec une corde, puis on l’emmena. On le fit passer devant les prostituées. En les voyant, il sourit ; elles le regardaient parmi la foule.

Le roi demanda : “Que prétend cette femme ?” Il répondit : “Que prétend-elle ?” Le roi dit : “Elle prétend que son enfant est de toi.” Il demanda : “C’est ce que tu prétends ?” Elle répondit : “Oui.” Il demanda : “Où est ce petit ?” Ils répondirent : “Le voici sur ses genoux.” Il se tourna vers lui et demanda : “Qui est ton père ?” L’enfant répondit : “Le gardien de vaches.”

Le roi demanda : “Devons-nous refaire ton ermitage en or ?” Il répondit : “Non.” Le roi demanda : “En argent ?” Il répondit : “Non.” Le roi demanda : “Comment devons-nous donc le faire ?” Il répondit : “Remettez-le comme il était.” Le roi demanda : “Pourquoi as-tu souri ?” Il répondit : “Pour une chose que j’ai reconnue : l’invocation de ma mère m’avait atteint.” Puis il leur raconta. »