حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قُلْتُ‏:‏ يَا رَسُولَ اللهِ، مَنْ أَبَرُّ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أُمَّكَ، قُلْتُ‏:‏ مَنْ أَبَرُّ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أُمَّكَ، قُلْتُ‏:‏ مَنْ أَبَرُّ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أُمَّكَ، قُلْتُ‏:‏ مَنْ أَبَرُّ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أَبَاكَ، ثُمَّ الأَقْرَبَ فَالأَقْرَبَ‏.‏
Traduction

Le grand-père de Bahz ibn Hakim a dit : « J’ai demandé : « Messager d’Allah, à qui dois-je être dévoué ? » « Votre mère », a-t-il répondu. J’ai demandé : « Alors qui ? » « Votre mère », a-t-il répondu. J’ai demandé : « Alors qui ? » « Votre mère », a-t-il répondu. J’ai demandé : « Alors, à qui devrais-je être dévoué ? » « Votre père », a-t-il répondu, « et puis le parent le plus proche, puis le suivant. »

Comment

Exposition du Hadith sur les Droits Parentaux

Cette narration du grand-père de Bahz ibn Hakim, enregistrée dans "Al-Adab Al-Mufrad" de l'Imam al-Bukhari (Chapitre 3), présente l'une des déclarations les plus emphatiques de la tradition islamique concernant le statut suprême des mères. La répétition par le Prophète de "ta mère" trois fois avant de mentionner le père démontre le droit prééminent de la mère à la bonté, au service et à la piété filiale de ses enfants.

Commentaire Savant sur la Priorité Maternelle

Les savants classiques expliquent que la mère reçoit cette triple emphase en raison des épreuves sans pareilles qu'elle endure : porter l'enfant pendant la grossesse, les périls de l'accouchement et la période prolongée d'allaitement et d'éducation. Chaque répétition correspond à l'un de ces trois grands sacrifices que seule la mère supporte.

L'Imam al-Qurtubi note que bien que les deux parents méritent l'honneur et l'obéissance (dans les limites permises), les droits de la mère sont soulignés en raison de son investissement physique et émotionnel plus important dans le développement précoce de l'enfant.

Hiérarchie des Responsabilités Familiales

Après avoir établi les droits suprêmes de la mère, le Prophète mentionne ensuite le père, suivi d'autres proches parents. Cela établit une hiérarchie claire dans le birr (piété filiale juste) : mère, père, puis autres parents selon leur proximité de parenté.

Les savants interprètent "le parent le plus proche puis le suivant" comme se référant à l'ordre de l'héritage dans la loi islamique - commençant par les parents de sang les plus proches et s'étendant vers l'extérieur. Cet enseignement relie les obligations éthiques aux droits successoraux légaux, créant un système complet de responsabilité familiale.

Implications Pratiques pour la Conduite Musulmane

Ce hadith établit que le birr al-walidayn (piété filiale envers les parents) reste obligatoire même après leur décès par des prières pour eux, l'honneur de leurs amis et le maintien des liens avec ceux qu'ils aimaient.

La seule exception à l'obéissance aux parents est s'ils ordonnent quelque chose qui constitue une désobéissance à Allah, auquel cas l'enfant doit refuser respectivement tout en maintenant un traitement bienveillant et un soutien financier si nécessaire.