Abou Bakra a rapporté que le Messager d’Allah (qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) a dit : « Dois-je vous dire quelle est la pire des mauvaises actions ? » « Oui, Messager d’Allah », répondirent-ils. Il a dit : « Associer autre chose à Allah et désobéir aux parents. » Il était allongé, mais il s’est assis et a dit : « et faux témoignage ». Abu Bakra a déclaré : « Il a continué à le répéter jusqu’à ce que je dise : 'Est-ce qu’il ne va jamais s’arrêter ?' »
Commentaire du Hadith
Cette narration profonde d'Abu Bakra, enregistrée dans Al-Adab Al-Mufrad 15, révèle la gravité de la désobéissance parentale en la plaçant aux côtés du shirk (associer des partenaires à Allah) parmi les pires péchés majeurs. Le changement physique du Prophète, passant de la position allongée à la position assise droite, souligne l'importance cruciale de son avertissement.
Analyse Savante
Les érudits islamiques notent que l'appariement initial du shirk et de la désobéissance aux parents démontre le statut unique des droits parentaux en Islam. Alors que le shirk viole les droits du Créateur, la désobéissance parentale viole les droits les plus fondamentaux de la création.
L'ajout du faux témoignage comme troisième péché majeur complète une triade de transgressions : contre Dieu, contre la famille et contre la société. La répétition du Prophète indique son désir d'implanter fermement cet enseignement dans les cœurs de ses compagnons.
Implications Pratiques
Ce hadith enseigne aux musulmans qu'honorer les parents n'est pas seulement recommandé mais obligatoire au point que sa violation se classe parmi les crimes spirituels les plus graves. Il établit le respect parental comme une pierre angulaire de l'éthique islamique aux côtés de la pureté théologique et de l'honnêteté sociale.