Al-Adab Al-Mufrad

Al-Adab Al-Mufrad 1143

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا بَيَانُ بْنُ عَمْرٍو، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا النَّضْرُ، قَالَ‏:‏ أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْمُزَنِيُّ هُوَ صَالِحُ بْنُ رُسْتُمَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ‏:‏ لَمَّا طُعِنَ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ كُنْتُ فِيمَنْ حَمَلَهُ حَتَّى أَدْخَلْنَاهُ الدَّارَ، فَقَالَ لِي‏:‏ يَا ابْنَ أَخِي، اذْهَبْ فَانْظُرْ مَنْ أَصَابَنِي، وَمَنْ أَصَابَ مَعِي، فَذَهَبْتُ فَجِئْتُ لِأُخْبِرُهُ، فَإِذَا الْبَيْتُ مَلْآنُ، فَكَرِهْتُ أَنْ أَتَخَطَّى رِقَابَهُمْ، وَكُنْتُ حَدِيثَ السِّنِّ، فَجَلَسْتُ، وَكَانَ يَأْمُرُ إِذَا أَرْسَلَ أَحَدًا بِالْحَاجَةِ أَنْ يُخْبِرَهُ بِهَا، وَإِذَا هُوَ مُسَجًّى، وَجَاءَ كَعْبٌ فَقَالَ‏:‏ وَاللَّهِ لَئِنْ دَعَا أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ لَيُبْقِيَنَّهُ اللَّهُ وَلَيَرْفَعَنَّهُ لِهَذِهِ الأُمَّةِ حَتَّى يَفْعَلَ فِيهَا كَذَا وَكَذَا، حَتَّى ذَكَرَ الْمُنَافِقِينَ فَسَمَّى وَكَنَّى، قُلْتُ‏:‏ أُبَلِّغُهُ مَا تَقُولُ‏؟‏ قَالَ‏:‏ مَا قُلْتُ إِلاَّ وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ تُبَلِّغَهُ، فَتَشَجَّعْتُ فَقُمْتُ، فَتَخَطَّيْتُ رِقَابَهُمْ حَتَّى جَلَسْتُ عِنْدَ رَأْسِهِ، قُلْتُ‏:‏ إِنَّكَ أَرْسَلَتْنِي بِكَذَا، وَأَصَابَ مَعَكَ كَذَا، ثَلاَثَةَ عَشَرَ، وَأَصَابَ كُلَيْبًا الْجَزَّارَ وَهُوَ يَتَوَضَّأُ عِنْدَ الْمِهْرَاسِ، وَإنّ َ كَعْبًا يَحْلِفُ بِاللَّهِ بِكَذَا، فَقَالَ‏:‏ ادْعُوا كَعْبًا، فَدُعِيَ، فَقَالَ‏:‏ مَا تَقُولُ‏؟‏ قَالَ‏:‏ أَقُولُ كَذَا وَكَذَا، قَالَ‏:‏ لاَ وَاللَّهِ لاَ أَدْعُو، وَلَكِنْ شَقِيٌّ عُمَرُ إِنْ لَمْ يَغْفِرِ اللَّهُ لَهُ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Bayān ibn ʿAmr nous a rapporté : al-Naḍr nous a rapporté : Abū ʿĀmir al-Muzanī — Ṣāliḥ ibn Rustum — nous a rapporté, d’après Ibn Abī Mulayka, d’après Ibn ʿAbbās, qui a dit : Lorsque ʿUmar, qu’Allah l’agrée, fut poignardé, je fus parmi ceux qui le portèrent jusqu’à ce que nous l’ayons introduit dans la maison. Il me dit : « Mon neveu, va voir qui m’a blessé et qui a été blessé avec moi. » Je partis puis revins pour le lui annoncer. La maison était alors pleine, et je répugnais à me frayer un chemin au-dessus de leurs épaules ; j’étais jeune, alors je m’assis. Il avait l’habitude d’ordonner à quiconque il envoyait accomplir une tâche de venir la lui rapporter. Il était étendu, enveloppé dans son linceul, quand Kaʿb arriva et dit : « Par Allah, si le commandeur des croyants invoque Allah, Il le préservera et l’élèvera pour cette communauté afin qu’il accomplisse ceci et cela », jusqu’à ce qu’il mentionne les hypocrites par leurs noms et leurs surnoms. Je demandai : « Dois-je lui transmettre tes paroles ? » Il répondit : « Je n’ai dit cela que parce que je veux que tu le lui transmettes. » Je pris alors courage, me levai et me frayai un passage parmi les gens jusqu’à m’asseoir près de sa tête. Je lui dis : « Tu m’avais envoyé pour ceci ; treize personnes ont été touchées avec toi. Kulaib le boucher a aussi été touché alors qu’il faisait ses ablutions près du bassin de pierre. Kaʿb jure par Allah et dit ceci… » ʿUmar dit : « Faites venir Kaʿb. » On l’appela, et ʿUmar demanda : « Que dis-tu ? » Kaʿb répondit : « Je dis telle et telle chose. » ʿUmar dit : « Non, par Allah, je ne vais pas prier pour cela ; malheureux sera ʿUmar si Allah ne lui pardonne pas. »