Al-Adab Al-Mufrad

Al-Adab Al-Mufrad 120

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللهِ بْنُ يَزِيدَ، قَالَ‏:‏ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ زِيَادٍ قَالَ‏:‏ حَدَّثَنِي عُمَارَةُ بْنُ غُرَابٍ، أَنَّ عَمَّةً لَهُ حَدَّثَتْهُ، أَنَّهَا سَأَلَتْ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا، فَقَالَتْ‏:‏ إِنَّ زَوْجَ إِحْدَانَا يُرِيدُهَا فَتَمْنَعُهُ نَفْسَهَا، إِمَّا أَنْ تَكُونَ غَضَبَى أَوْ لَمْ تَكُنْ نَشِيطَةً، فَهَلْ عَلَيْنَا فِي ذَلِكَ مِنْ حَرَجٍ‏؟‏ قَالَتْ‏:‏ نَعَمْ، إِنَّ مِنْ حَقِّهِ عَلَيْكِ أَنْ لَوْ أَرَادَكِ وَأَنْتِ عَلَى قَتَبٍ لَمْ تَمْنَعِيهِ، قَالَتْ‏:‏ قُلْتُ لَهَا‏:‏ إِحْدَانَا تَحِيضُ، وَلَيْسَ لَهَا وَلِزَوْجِهَا إِلاَّ فِرَاشٌ وَاحِدٌ أَوْ لِحَافٌ وَاحِدٌ، فَكَيْفَ تَصْنَعُ‏؟‏ قَالَتْ‏:‏ لِتَشُدَّ عَلَيْهَا إِزَارَهَا ثُمَّ تَنَامُ مَعَهُ، فَلَهُ مَا فَوْقَ ذَلِكَ، مَعَ أَنِّي سَوْفَ أُخْبِرُكِ مَا صَنَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ إِنَّهُ كَانَ لَيْلَتِي مِنْهُ، فَطَحَنْتُ شَيْئًا مِنْ شَعِيرٍ، فَجَعَلْتُ لَهُ قُرْصًا، فَدَخَلَ فَرَدَّ الْبَابَ، وَدَخَلَ إِلَى الْمَسْجِدِ، وَكَانَ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَنَامَ أَغْلَقَ الْبَابَ، وَأَوْكَأَ الْقِرْبَةَ، وَأَكْفَأَ الْقَدَحَ، وَأطْفَأَ الْمِصْبَاحَ، فَانْتَظَرْتُهُ أَنْ يَنْصَرِفَ فَأُطْعِمُهُ الْقُرْصَ، فَلَمْ يَنْصَرِفْ، حَتَّى غَلَبَنِي النَّوْمُ، وَأَوْجَعَهُ الْبَرْدُ، فَأَتَانِي فَأَقَامَنِي ثُمَّ قَالَ‏:‏ أَدْفِئِينِي أَدْفِئِينِي، فَقُلْتُ لَهُ‏:‏ إِنِّي حَائِضٌ، فَقَالَ‏:‏ وَإِنْ، اكْشِفِي عَنْ فَخِذَيْكِ، فَكَشَفْتُ لَهُ عَنْ فَخِذَيَّ، فَوَضَعَ خَدَّهُ وَرَأْسَهُ عَلَى فَخِذَيَّ حَتَّى دَفِئَ‏.‏ فَأَقْبَلَتْ شَاةٌ لِجَارِنَا دَاجِنَةٌ فَدَخَلَتْ، ثُمَّ عَمَدَتْ إِلَى الْقُرْصِ فَأَخَذَتْهُ، ثُمَّ أَدْبَرَتْ بِهِ‏.‏ قَالَتْ‏:‏ وَقَلِقْتُ عَنْهُ، وَاسْتَيْقَظَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَبَادَرْتُهَا إِلَى الْبَابِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏:‏ خُذِي مَا أَدْرَكْتِ مِنْ قُرْصِكِ، وَلاَ تُؤْذِي جَارَكِ فِي شَاتِهِ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

ʿUmara ibn Ghurab rapporte qu’une tante à lui lui raconta avoir interrogé ʿAïcha, Mère des croyants — qu’Allah l’agrée — : « Le mari de l’une de nous la désire, mais elle se refuse à lui, soit parce qu’elle est en colère, soit parce qu’elle n’en a pas envie. Y a-t-il pour nous une faute à cela ? » ʿAïcha répondit : « Oui. Parmi les droits qu’il a sur toi, il y a que, s’il te désire même alors que tu es sur une selle de chameau, tu ne le lui refuses pas. » Je lui demandai : « L’une de nous a ses règles et elle et son mari n’ont qu’un seul lit ou une seule couverture; que doit-elle faire ? » Elle répondit : « Qu’elle noue son izar autour d’elle, puis qu’elle se couche avec lui; il peut avoir ce qui est au-dessus. Je vais aussi te raconter ce que faisait le Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. C’était une de ses nuits avec moi. J’avais moulu un peu d’orge et lui avais préparé une galette. Il entra, referma la porte et se rendit à la mosquée. Lorsqu’il voulait dormir, il fermait la porte, attachait l’outre, renversait la coupe et éteignait la lampe. Je l’attendis pour lui donner la galette à son retour, mais il ne revint pas avant que le sommeil ne m’emporte et que le froid ne le fasse souffrir. Il vint à moi, me réveilla et dit : “Réchauffe-moi, réchauffe-moi.” Je lui dis : “J’ai mes règles.” Il répondit : “Même ainsi; découvre tes cuisses.” Je découvris mes cuisses et il posa sa joue et sa tête sur elles jusqu’à ce qu’il se réchauffe. Une brebis apprivoisée de notre voisin entra, se dirigea vers la galette, la prit et s’en alla avec. Je m’en inquiétai. Le Prophète se réveilla et je me précipitai avant elle vers la porte. Le Prophète dit : “Récupère ce que tu peux de ta galette, et ne fais pas de mal à ton voisin à cause de sa brebis.” » La chaîne est : ʿAbd Allah ibn Yazid, d’après ʿAbd al-Rahman ibn Ziyad, d’après ʿUmara ibn Ghurab, dont une tante lui rapporta ce récit.