Sahih al-Bukhari
Sahih al-Bukhari 2539, 2540
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ أَخْبَرَنِي اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، ذَكَرَ عُرْوَةُ أَنَّ مَرْوَانَ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَامَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ " إِنَّ مَعِي مَنْ تَرَوْنَ، وَأَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا الْمَالَ، وَإِمَّا السَّبْىَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ بِهِمْ ". وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا. فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ، فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، فَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يُطَيِّبَ ذَلِكَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ". فَقَالَ النَّاسُ طَيَّبْنَا ذَلِكَ. قَالَ " إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ". فَرَجَعَ النَّاسُ، فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا، فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا عَنْ سَبْىِ هَوَازِنَ . وَقَالَ أَنَسٌ قَالَ عَبَّاسٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً.
Ibn Abî Maryam nous a rapporté. Il a dit : al-Layth m’a informé, d’après ‘Uqayl, d’après Ibn Shihâb. ‘Urwa a mentionné que Marwân et al-Miswar ibn Makhrama l’avaient informé : lorsque la délégation de Hawâzin vint trouver le Prophète, il se leva. Ils lui demandèrent de leur rendre leurs biens et leurs captifs. Il dit : « Ceux que vous voyez sont avec moi. La parole que je préfère est la plus véridique. Choisissez l’une des deux catégories : vos biens ou vos captifs ; j’ai différé ma décision à leur sujet. » Le Prophète les avait attendus plus d’une dizaine de nuits après son retour de Tâ’if. Lorsqu’il leur apparut qu’il ne leur rendrait que l’une des deux catégories, ils dirent : « Nous choisissons nos captifs. » Le Prophète se leva au milieu des gens, loua Allah comme Il le mérite, puis dit : « Ensuite, vos frères sont venus à nous repentants. J’ai pensé leur rendre leurs captifs. Que celui d’entre vous qui souhaite leur en faire don le fasse ; et que celui qui préfère conserver sa part jusqu’à ce que nous la lui remettions sur les premiers biens qu’Allah nous accordera le fasse. » Les gens dirent : « Nous y consentons volontiers. » Il dit : « Nous ne savons pas lesquels d’entre vous l’ont autorisé et lesquels ne l’ont pas autorisé. Retournez donc chez vous afin que vos chefs nous rapportent votre décision. » Les gens repartirent, leurs chefs leur parlèrent, puis ils revinrent auprès du Prophète et l’informèrent qu’ils avaient consenti et donné leur accord. Voilà ce qui nous est parvenu au sujet des captifs de Hawâzin. Anas dit : ‘Abbâs dit au Prophète : « J’ai payé ma propre rançon et celle de ‘Aqîl. »