Les gens ont mentionné le feu et la cloche (ils les ont suggérés comme signaux pour indiquer le début des prières), et par là ils ont mentionné les Juifs et les Chrétiens. Ensuite, Bilal reçut l’ordre de prononcer l’Adhan pour la prière en disant deux fois ses formulations, et pour l’Iqama (l’appel à se tenir debout pour les prières en rangées) en disant ses paroles une fois. (L’iqama est prononcée lorsque les gens sont prêts pour la prière).
Contexte Historique de l'Adhaan
Ce récit de Sahih al-Bukhari 603 révèle la sagesse divine derrière l'institution de l'Adhaan. Lorsque les premiers musulmans à Médine cherchaient une méthode pour appeler les croyants à la prière, ils envisagèrent initialement d'utiliser des signaux de feu ou des cloches - des pratiques associées respectivement aux zoroastriens et aux chrétiens. Allah, dans Sa sagesse, a prescrit une méthode islamique unique pour distinguer la communauté musulmane.
Commentaire Savant sur la Formulation
L'ordre donné à Bilal (RA) de prononcer l'Adhaan avec chaque phrase deux fois démontre la nature complète de l'appel. Chaque "Allahu Akbar" (Allah est le Plus Grand) résonne deux fois pour souligner la majesté divine. La double attestation de foi "Ashhadu an la ilaha illallah" et "Ashhadu anna Muhammadan Rasulullah" répétée deux fois établit une conviction ferme dans les cœurs des auditeurs.
Le fait que l'Iqama soit récité une fois signifie la transition de l'invitation à l'action immédiate. Alors que l'Adhaan appelle de loin, l'Iqama est la convocation finale pour ceux déjà présents dans la mosquée pour aligner leurs rangs et concentrer leurs cœurs.
Signification Spirituelle
Cette méthode divinement inspirée préserve l'identité unique de l'Oumma musulmane. Contrairement aux autres communautés religieuses, les musulmans sont appelés par la voix humaine proclamant la grandeur d'Allah et l'attestation de foi. L'Adhaan sert de déclaration publique des croyances islamiques cinq fois par jour, renforçant le Tawheed dans la société.
Le choix de Bilal (RA), un ancien esclave africain, comme premier muezzin démontre la méritocratie révolutionnaire de l'Islam - où la piété, et non la lignée, détermine l'honneur devant Allah.