Mon père a déclaré : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Chaque fois que je me lève pour la prière, je veux la prolonger, mais en entendant les cris d'un enfant, je l'abrégeais car je n'aime pas mettre sa mère en difficulté. »
Texte du Hadith
« Chaque fois que je me tiens pour la prière, je veux la prolonger, mais en entendant les cris d'un enfant, je la raccourcirais car je n'aime pas mettre sa mère en difficulté. »
Rapporté par Abu Qatada • Sahih al-Bukhari 868
Analyse Contextuelle
Ce noble hadith démontre la considération profonde du Prophète pour les circonstances de l'assemblée. Bien qu'il désirait personnellement une dévotion prolongée dans la prière, sa compassion a prévalu sur sa préférence personnelle en entendant un enfant en détresse.
La détresse de la mère provient soit de l'inquiétude pour son enfant qui pleure, soit d'une perturbation potentielle des fidèles – deux questions qui exigent la sensibilité de l'Imam.
Règlements Juridiques
Les savants déduisent qu'un Imam doit modérer la durée de la prière en fonction de la capacité de l'assemblée. Cela est particulièrement applicable lorsque des personnes faibles, âgées ou ayant des besoins urgents sont présentes.
La règle s'étend au-delà des enfants à toute situation causant des difficultés aux fidèles, établissant le principe de lever la difficulté (raf' al-haraj) dans les prières en assemblée.
Dimensions Spirituelles
Cet enseignement illustre l'équilibre entre l'excellence de l'adoration et la responsabilité sociale. Les actions du Prophète démontrent que la vraie dévotion inclut le souci du bien-être des autres.
Cela reflète le principe islamique que la meilleure adoration est celle qui est constante et ne cause pas de tort à soi-même ou aux autres, en mettant l'accent sur la compassion pratique plutôt que sur un formalisme rigide.