Bilal a reçu l’ordre de répéter deux fois le libellé de l’Adhan pour les prières, et de prononcer le libellé de l’Iqama une fois, sauf « Qad-qamat-is-salat ».
La commande concernant l'Adhan et l'Iqamah
Cette narration de Sahih al-Bukhari (605) établit la pratique fondamentale de l'appel à la prière. Le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) a ordonné à Bilal ibn Rabah, le premier muezzin de l'Islam, de prononcer l'Adhan avec chaque phrase récitée deux fois. Cette répétition garantit que l'appel atteint un public plus large et souligne l'importance de l'annonce.
Commentaire savant sur la formulation
L'instruction de dire l'Iqamah (le deuxième appel signalant le début de la prière) une seule fois démontre une distinction entre les deux appels. L'Adhan est une proclamation publique à la communauté, d'où sa répétition. L'Iqamah est destiné à ceux déjà présents dans la mosquée, donc une seule récitation suffit.
L'exception, "Qad qamat-is-Salat" (La prière a effectivement été établie), doit être dite deux fois même dans l'Iqamah. Des savants comme Ibn Hajar al-Asqalani expliquent que cette phrase spécifique est répétée pour fournir un signal final clair et emphatique que la prière en commun commence, ne laissant aucun doute aux fidèles.
Sagesse et signification
Ce hadith du livre "Appel aux prières (Adhaan)" illustre la sagesse divine dans la législation islamique. Les différents formats pour l'Adhan et l'Iqamah servent des objectifs distincts : l'un pour convoquer et l'autre pour une préparation immédiate. Cette pratique a été préservée et suivie par l'Oumma musulmane depuis l'époque du Prophète, créant une tradition unificatrice à travers le monde.