Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend son don (qu’il a déjà donné) est comme un chien qui avale son vomi. »
L'Interdiction de Reprendre les Cadeaux
Ce hadith de Sahih al-Bukhari (2589) utilise une puissante comparaison pour illustrer la nature répréhensible de retirer un cadeau une fois donné. La comparaison avec un chien qui retourne à son vomi transmet la dégradation totale et l'impureté spirituelle d'une telle action.
Commentaire Savant
L'imam al-Nawawi explique que cette interdiction s'applique à tous les cadeaux, qu'ils soient donnés à des proches ou à des étrangers, sauf dans le cas d'un parent qui reprend à un enfant, ce que certains savants permettent en raison des droits supérieurs du parent.
Ibn Hajar al-Asqalani note que la sévérité de cette imagerie sert à dissuader les musulmans de cette pratique ignoble, car elle viole l'esprit de générosité et crée de l'inimitié entre les gens.
L'école hanafite fait une exception pour les cadeaux donnés en attente d'héritage, tandis que la majorité des savants maintiennent l'interdiction générale basée sur cette preuve textuelle claire.
Implications Légales
Une fois qu'un cadeau est livré et accepté, il devient la propriété absolue du destinataire. Le donneur n'a aucun droit légal ou moral de le réclamer, sauf dans le cas spécifique d'un parent prenant à un enfant comme mentionné.
Cette décision souligne l'importance de remplir les engagements et de maintenir la sainteté des transferts volontaires de propriété en droit islamique.
Dimensions Spirituelles
Le hadith enseigne que les cadeaux doivent être donnés purement pour le plaisir d'Allah, sans attente de retour ou de bénéfice. Reprendre un cadeau annule la récompense spirituelle et démontre un regret sur un acte de charité.
Cette interdiction protège l'harmonie sociale et encourage les musulmans à cultiver un caractère noble en honorant leurs engagements et en pratiquant une générosité sincère.