حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ رَأَى عُمَرُ حُلَّةً عَلَى رَجُلٍ تُبَاعُ فَقَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ تَلْبَسْهَا يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَإِذَا جَاءَكَ الْوَفْدُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذَا مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ فِي الآخِرَةِ ‏"‏‏.‏ فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْهَا بِحُلَلٍ فَأَرْسَلَ إِلَى عُمَرَ مِنْهَا بِحُلَّةٍ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ كَيْفَ أَلْبَسُهَا وَقَدْ قُلْتَ فِيهَا مَا قُلْتَ قَالَ ‏"‏ إِنِّي لَمْ أَكْسُكَهَا لِتَلْبَسَهَا، تَبِيعُهَا أَوْ تَكْسُوهَا ‏"‏‏.‏ فَأَرْسَلَ بِهَا عُمَرُ إِلَى أَخٍ لَهُ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ‏.‏
Traduction
Rapporté par Ibn 'Umar

'Umar a vu un manteau de soie sur un homme à vendre et a demandé au Prophète (ﷺ) de l’acheter afin de le porter le vendredi et lors des réunions avec les délégués. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ceci est porté par celui qui n’aura aucune part dans l’au-delà. » Plus tard, le Messager d’Allah (ﷺ) a reçu des manteaux de soie similaires à celui-ci, et il en a envoyé un à 'Umar. 'Omar dit au Prophète (ﷺ) : « Comment puis-je le porter, alors que tu as dit à ce sujet ce que tu as dit ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne vous l’ai pas donné pour le porter, mais pour le vendre ou pour le donner à quelqu’un d’autre. » Ainsi, 'Umar l’envoya à son frère à La Mecque avant qu’il n’embrasse l’Islam.

Comment

Contexte et interdiction initiale

Ce récit de Sahih al-Bukhari 2619 révèle la sagesse derrière l'interdiction de la soie pour les hommes. Lorsque `Umar a vu le manteau de soie, il l'a désiré pour des occasions honorifiques, mais le Prophète (ﷺ) a immédiatement clarifié son danger spirituel, déclarant qu'il est destiné à ceux qui n'ont aucune part dans l'Au-delà, soulignant la gravité pour les hommes de porter de la soie.

Sagesse divine dans la législation graduelle

L'acquisition et le don ultérieurs de manteaux similaires par le Prophète démontrent la sagesse de la législation graduelle. L'interdiction absolue initiale a servi à établir fermement le principe dans les cœurs des compagnons avant d'introduire des exceptions.

Lorsque `Umar a exprimé sa confusion, le Prophète (ﷺ) a clarifié que l'interdiction s'applique spécifiquement au port de la soie, et non à la possession ou au commerce. Cette distinction préserve le principe spirituel tout en permettant des avantages pratiques.

Commentaire savant sur les utilisations permises

Les savants classiques expliquent que la soie est interdite pour les hommes musulmans à porter, mais permise à vendre, offrir en cadeau ou utiliser à d'autres fins. L'envoi du manteau par `Umar à son frère non-musulman démontre la permission d'offrir de la soie aux non-musulmans.

Ce hadith établit des principes juridiques importants : l'interdiction est spécifique au port, non à la possession ; la sagesse derrière la mise en œuvre graduelle des jugements ; et l'importance de comprendre la portée précise des interdictions religieuses.

Leçons spirituelles et application contemporaine

Le récit enseigne d'éviter le luxe qui peut endurcir le cœur ou créer de l'arrogance. La méthode du Prophète montre l'importance à la fois d'établir des principes et de fournir des conseils pratiques.

Les savants modernes appliquent cela en permettant les utilisations médicales de la soie, les fins décoratives et le commerce, tout en maintenant l'interdiction de porter des vêtements en soie pure pour les hommes, suivant les limites précises établies par le Prophète (ﷺ).