حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدٌ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، أَنَّ نَافِعًا، حَدَّثَهُ أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ حَدَّثَهُ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ حَشَوْتُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وِسَادَةً فِيهَا تَمَاثِيلُ كَأَنَّهَا نُمْرُقَةٌ، فَجَاءَ فَقَامَ بَيْنَ الْبَابَيْنِ وَجَعَلَ يَتَغَيَّرُ وَجْهُهُ، فَقُلْتُ مَا لَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ مَا بَالُ هَذِهِ الْوِسَادَةِ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ وِسَادَةٌ جَعَلْتُهَا لَكَ لِتَضْطَجِعَ عَلَيْهَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَمَا عَلِمْتِ أَنَّ الْمَلاَئِكَةَ لاَ تَدْخُلُ بَيْتًا فِيهِ صُورَةٌ، وَأَنَّ مَنْ صَنَعَ الصُّورَةَ يُعَذَّبُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ يَقُولُ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par Busr bin Sa'id

Que Zaid bin Khalid Al-Juhani lui a raconté quelque chose en présence de Sa’id bin 'Ubaidullah Al-Khaulani qui a été élevé dans la maison de Maimuna, l’épouse du Prophète. Zaid leur a rapporté qu’Abou Talha a dit que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Les Anges (de la Miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a une image. » Busr a déclaré : « Plus tard, Zaid bin Khalid est tombé malade et nous l’avons appelé. À notre grande surprise, nous avons vu un rideau décoré de photos dans sa maison. J’ai dit à Ubaidullah Al-Khaulani : « N’est-ce pas lui (c’est-à-dire Zaid) qui nous a parlé de l’interdiction des images ? » Il a dit : « Mais il a excepté la broderie sur les vêtements. Tu ne l’as pas entendu ? J’ai dit : « Non. » Il a dit : « Oui, il l’a fait. »

Comment

Début de la Création - Sahih al-Bukhari 3226

La narration commence par Zaid bin Khalid Al-Juhani rapportant un hadith en présence de Sa'id bin 'Ubaidullah Al-Khaulani, qui a été élevé dans la maison de Maimuna, la noble épouse du Prophète (ﷺ). Cette chaîne de transmission démontre la préservation minutieuse des traditions prophétiques à travers des narrateurs fiables qui ont maintenu des liens étroits avec la maison du Prophète.

L'Interdiction des Images

L'enseignement central déclare : "Les Anges (de la Miséricorde) n'entrent pas dans une maison où il y a une image." Les savants expliquent que cette interdiction s'applique principalement aux images d'êtres animés - humains et animaux - qui possèdent une âme. La sagesse derrière cette interdiction inclut la prévention de l'imitation de l'acte créateur d'Allah et l'évitement du shirk potentiel (associer des partenaires à Allah) qui peut se développer à partir de la vénération des images.

L'exclusion des anges de telles maisons indique la pollution spirituelle causée par ces images, car les anges sont des êtres purs qui se tiennent à distance de tout ce qui contredit le tawhid (monothéisme) ou ressemble aux pratiques des nations précédentes qui sont tombées dans l'idolâtrie par le culte des images.

L'Exception pour la Broderie

La clarification ultérieure concernant la broderie sur les vêtements représente une distinction savante importante. Les commentateurs classiques comme Ibn Hajar al-Asqalani expliquent que les images bidimensionnelles sur les tissus qui ne peuvent pas tenir debout seules et qui sont foulées aux pieds ou utilisées pratiquement ont un statut différent de celui des images autonomes destinées à l'affichage.

Cette exception démontre le principe en jurisprudence islamique de considérer le but et l'usage des images. La broderie sur les vêtements sert des fins pratiques plutôt que d'être faite pour la vénération ou l'affichage en tant qu'objets artistiques, tombant ainsi sous un jugement plus indulgent.

Application Pratique et Consensus des Savants

L'incident où Busr a remarqué le rideau décoré dans la maison de Zaid et la clarification ultérieure d'Ubaidullah illustrent comment les compagnons ont compris et appliqué cet enseignement. Cela montre leur minutie à suivre les conseils prophétiques tout en reconnaissant les exceptions permises.

Les grands savants classiques, y compris l'Imam Malik, l'Imam al-Shafi'i et l'Imam Ahmad, ont maintenu que l'interdiction stricte s'applique aux images d'êtres animés qui sont faites pour l'affichage, tandis que les images sur les tapis, les coussins et les vêtements qui sont foulés aux pieds ou utilisés pratiquement sont généralement permises sur la base de cette narration authentique et d'autres.