Sahih al-Bukhari

Sahih al-Bukhari 6285, 6286

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا مُوسَى، عَنْ أَبِي عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا فِرَاسٌ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، حَدَّثَتْنِي عَائِشَةُ أُمُّ الْمُؤْمِنِينَ، قَالَتْ إِنَّا كُنَّا أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهُ جَمِيعًا، لَمْ تُغَادَرْ مِنَّا وَاحِدَةٌ، فَأَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ تَمْشِي، لاَ وَاللَّهِ مَا تَخْفَى مِشْيَتُهَا مِنْ مِشْيَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَآهَا رَحَّبَ قَالَ ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ سَارَّهَا فَبَكَتْ بُكَاءً شَدِيدًا، فَلَمَّا رَأَى حُزْنَهَا سَارَّهَا الثَّانِيَةَ إِذَا هِيَ تَضْحَكُ‏.‏ فَقُلْتُ لَهَا أَنَا مِنْ بَيْنِ نِسَائِهِ خَصَّكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالسِّرِّ مِنْ بَيْنِنَا، ثُمَّ أَنْتِ تَبْكِينَ، فَلَمَّا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلْتُهَا عَمَّا سَارَّكِ قَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِرَّهُ‏.‏ فَلَمَّا تُوُفِّيَ قُلْتُ لَهَا عَزَمْتُ عَلَيْكِ بِمَا لِي عَلَيْكِ مِنَ الْحَقِّ لَمَّا أَخْبَرْتِنِي‏.‏ قَالَتْ أَمَّا الآنَ فَنَعَمْ‏.‏ فَأَخْبَرَتْنِي قَالَتْ أَمَّا حِينَ سَارَّنِي فِي الأَمْرِ الأَوَّلِ، فَإِنَّهُ أَخْبَرَنِي أَنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُهُ بِالْقُرْآنِ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً ‏"‏ وَإِنَّهُ قَدْ عَارَضَنِي بِهِ الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أَرَى الأَجَلَ إِلاَّ قَدِ اقْتَرَبَ، فَاتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي، فَإِنِّي نِعْمَ السَّلَفُ أَنَا لَكَ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ فَبَكَيْتُ بُكَائِي الَّذِي رَأَيْتِ، فَلَمَّا رَأَى جَزَعِي سَارَّنِي الثَّانِيَةَ قَالَ ‏"‏ يَا فَاطِمَةُ أَلاَ تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ـ أَوْ ـ سَيِّدَةَ نِسَاءِ هَذِهِ الأُمَّةِ ‏"‏‏.‏

Traduction

Mūsā nous a rapporté, d’après Abū ʿAwāna. Firās nous a rapporté, d’après ʿĀmir, d’après Masrūq : « ʿĀʾisha, Mère des croyants, m’a raconté : Nous étions toutes les épouses du Prophète ﷺ réunies auprès de lui, aucune d’entre nous ne manquait. Fāṭima — que la paix soit sur elle — arriva en marchant. Par Allah, sa démarche ne différait pas de celle du Messager d’Allah ﷺ. Lorsqu’il la vit, il l’accueillit et dit : “Bienvenue à ma fille !” Puis il la fit asseoir à sa droite ou à sa gauche et lui parla à voix basse. Elle se mit à pleurer abondamment. Voyant sa tristesse, il lui parla une seconde fois à voix basse ; alors elle se mit à rire. » ʿĀʾisha dit : « Parmi ses épouses, j’étais là, et le Messager d’Allah ﷺ t’a confié ce secret à toi seule, à l’exclusion de nous toutes, et pourtant tu pleures ? » Lorsque le Messager d’Allah ﷺ se leva, je lui demandai ce qu’il lui avait dit en secret. Elle répondit : « Je ne pouvais pas divulguer le secret du Messager d’Allah ﷺ. » Après son décès, je lui dis : « Je t’en conjure, au nom du droit que j’ai sur toi, raconte-le-moi. » Elle répondit : « À présent, oui. » Elle me raconta : « Lors de la première confidence, il m’informa que Jibrīl révisait le Coran avec lui une fois chaque année, mais qu’il l’avait révisé avec lui deux fois cette année. “Je pense que le terme est proche. Crains donc Allah et sois patiente ; je serai pour toi un excellent prédécesseur.” » Fāṭima dit : « Je pleurai comme tu l’as vu. Lorsqu’il vit mon désarroi, il me parla une seconde fois à voix basse et dit : “Fāṭima, n’es-tu pas satisfaite d’être la maîtresse des femmes croyantes — ou la maîtresse des femmes de cette communauté ?” »