Les gens avaient l’habitude de jeûner à l’Achoura (le dixième jour du mois de Muharram) avant que le jeûne du Ramadan ne soit rendu obligatoire. Et ce jour-là, la Ka’ba était recouverte d’une couverture. Lorsqu’Allah a rendu obligatoire le jeûne du mois de Ramadan, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quiconque souhaite jeûner (le jour de l’Achoura) peut le faire ; et celui qui veut en sortir peut le faire.
Contexte historique du jeûne de l'Achoura
Ce récit de Sahih al-Bukhari 1592 révèle que le jeûne de l'Achoura (10 Muharram) était une pratique établie parmi les Arabes pré-islamiques, poursuivie plus tard par les musulmans jusqu'à ce que le Ramadan devienne obligatoire. Le recouvrement de la Kaaba mentionné indique le statut sacré de ce jour même à l'époque de la Jahiliyyah.
Règle légale et sagesse
Après l'obligation du Ramadan, le Prophète (ﷺ) a accordé le choix concernant le jeûne de l'Achoura, démontrant le principe du nasikh (abrogeant) et du mansukh (abrogé) dans la loi islamique. Cela reflète la miséricorde d'Allah dans la législation graduelle.
Les savants interprètent cela comme le changement de la règle de l'obligation à la recommandation (mustahabb), montrant comment la loi divine s'adapte aux circonstances humaines tout en maintenant des opportunités pour un culte supplémentaire.
Signification et continuité
Bien que non plus obligatoire, le jeûne de l'Achoura reste fortement recommandé, expiant les péchés de l'année précédente. Cette préservation des pratiques vertueuses pré-islamiques, une fois purifiées du shirk, illustre la continuité de l'islam avec la tradition monothéiste pure.
Le maintien de cette pratique par le Prophète après l'Hégire indique son importance pour relier les musulmans à l'héritage des prophètes précédents, en particulier le salut du prophète Moussa du Pharaon.