Une fois, j’ai donné un cheval dans le sentier d’Allah (en charité) mais cette personne n’en a pas pris soin. J’avais l’intention de l’acheter, car je pensais qu’il le vendrait à bas prix. Alors, j’ai demandé au Prophète (psl) à ce sujet. Il dit : « N’achète pas, ne reprends pas l’aumône que tu as donnée, même si le vendeur voulait bien la vendre pour un dirham, car celui qui reprend son aumône est comme celui qui avale son propre vomi. »
Taxe de Charité Obligatoire (Zakat)
Sahih al-Bukhari 1490
Texte du Hadith
« Une fois, j'ai donné un cheval pour la Cause d'Allah (en charité), mais cette personne n'en a pas pris soin. J'ai eu l'intention de l'acheter, car je pensais qu'il le vendrait à bas prix. Alors, j'ai demandé au Prophète (p.b.u.h) à ce sujet. Il a dit : 'N'achète pas, et ne reprends pas ton aumône que tu as donnée, même si le vendeur était prêt à la vendre pour un Dirham, car celui qui reprend son aumône est comme celui qui avale son propre vomi.' »
Commentaire sur l'Interdiction
L'interdiction du Prophète contre le rachat de sa charité établit un principe fondamental dans la loi islamique : une fois la charité donnée, elle devient la propriété absolue du bénéficiaire. Le donateur rompt tous les droits et liens avec l'objet donné.
Cette décision préserve la sainteté des actes charitables et empêche les donateurs de traiter la charité comme des prêts temporaires ou des cadeaux conditionnels. L'analogie sévère d'« avaler son propre vomi » souligne la répugnance spirituelle de récupérer la charité, car cela démontre des regrets pour un acte destiné uniquement au plaisir d'Allah.
Implications Légales
Les savants déduisent de ce hadith que toutes les formes de récupération de charité sont interdites, que ce soit par achat, don ou héritage. L'interdiction s'applique même si le bénéficiaire offre l'objet à un prix nominal, comme mentionné dans le hadith.
Cette décision s'étend au-delà du zakat pour inclure toutes les charités volontaires (sadaqah). La seule exception reconnue par les savants est lorsqu'un parent récupère quelque chose qu'il a donné à son enfant, en raison de la relation parent-enfant spéciale dans la loi islamique.
Sagesse Spirituelle
La métaphore du vomissement illustre comment la charité, une fois donnée, est spirituellement « expulsée » de sa possession. La récupérer, c'est reprendre ce qui a été spirituellement purifié et dédié à Allah.
Cet enseignement cultive la sincérité (ikhlas) dans les actes charitables, garantissant qu'ils sont accomplis purement pour le plaisir d'Allah sans attente de retour mondain. Il entraîne l'âme musulmane au détachement des biens mondains et à une confiance totale dans la récompense divine.