Le Messager d’Allah (ﷺ) a mentionné le Ramadan et a dit : « Ne jeûne pas avant de voir le croissant (de Ramadan), et n’abandonne pas le jeûne jusqu’à ce que tu aies vu le croissant (de Chawwal), mais si le ciel est couvert (si tu ne peux pas le voir), alors agis selon l’estimation (c’est-à-dire compte Cha’ban pour 30 jours).
L'Interdiction du Jeûne Prématuré
Le Prophète (ﷺ) a interdit de commencer le jeûne du Ramadan avant la confirmation de l'observation du croissant de lune. Cela établit que le jeûne est un acte d'adoration limité dans le temps dont le début dépend de preuves visuelles, et non de calculs ou d'hypothèses.
Le Principe de l'Observation Lunaire
L'ordre de "voir le croissant" souligne l'observation physique comme le principal moyen d'établir le début du Ramadan. Cette méthode préserve l'unité de l'Oumma sous un seul signe visible, rendant l'obligation accessible à tous les musulmans, quelles que soient leurs connaissances savantes.
Les savants interprètent "voir" pour inclure des rapports vérifiés de témoins dignes de confiance, et pas seulement une observation personnelle. Le témoignage d'un seul musulman juste est suffisant selon la position majoritaire.
Achèvement du Jeûne
L'instruction de continuer à jeûner jusqu'à l'observation du croissant de Shawwal empêche une célébration prématurée de l'Aïd. Cela garantit l'accomplissement complet de l'obligation du Ramadan—soit 29 ou 30 jours, comme déterminé par le cycle lunaire.
La Disposition en Cas de Ciel Couvert
Lorsque les nuages empêchent l'observation du croissant, l'ordre d'"agir sur estimation" signifie compléter le mois précédent (Chaabane) à 30 jours. Cette solution pratique évite l'incertitude et maintient l'intégrité du calendrier lunaire.
Les savants déduisent de cela que 30 jours doivent être complétés pour Chaabane lorsque le croissant du Ramadan n'est pas observé en raison des conditions météorologiques, assurant que le Ramadan commence à une date définie.
Sagesse Juridique et Unité
Ce hadith établit le principe de l'observation visuelle de la lune plutôt que les calculs astronomiques pour les actes d'adoration communautaires. Il préserve la simplicité de la loi islamique tout en assurant l'unité de l'Oumma dans l'observation de ces occasions importantes ensemble.