حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ، حَدَّثَنَا عَوْفٌ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ أَبِي بَكْرَةَ، قَالَ لَقَدْ نَفَعَنِي اللَّهُ بِكَلِمَةٍ أَيَّامَ الْجَمَلِ لَمَّا بَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ فَارِسًا مَلَّكُوا ابْنَةَ كِسْرَى قَالَ ‏"‏ لَنْ يُفْلِحَ قَوْمٌ وَلَّوْا أَمْرَهُمُ امْرَأَةً ‏"‏‏.‏
Traduction
Rapporté par Abou Bakra

Pendant la bataille d’Al-Jamal, Allah m’a béni d’une Parole (que j’ai entendue du Prophète). Lorsque le Prophète apprit que le peuple de la Perse avait fait de la fille de Khosrau sa reine (souveraine), il dit : « Jamais ne succédera une nation qui fera d’une femme sa dirigeante. »

Comment

Commentaire du Hadith : Leadership et Sagesse Divine

Cette narration de Sahih al-Bukhari (7099) contient une sagesse profonde concernant la gouvernance islamique. La déclaration du Prophète émerge non pas d'une opinion personnelle mais d'une révélation divine, établissant un principe fondamental pour le leadership musulman.

Compréhension Contextuelle

Le contexte historique révèle que cela a été dit en apprenant que le trône de Perse avait été donné à une femme. Ce jugement spécifique concerne l'autorité exécutive suprême (Califat), et non les rôles sociétaux généraux où les femmes excellent en tant que savantes, chefs d'entreprise et éducatrices.

Les savants classiques comme Ibn Hajar al-Asqalani expliquent que cette interdiction découle de la nature physiologique et émotionnelle des femmes pendant les menstruations, la grossesse et les périodes post-partum, ce qui peut affecter le jugement constant requis pour le leadership suprême.

Application Juridique

Ce jugement s'applique spécifiquement au chef de l'État dans un gouvernement islamique. Les juristes musulmans s'accordent unanimement à dire que les femmes ne peuvent pas servir en tant que Calife ou autorité politique ultime. Cependant, elles peuvent occuper des postes ministériels, des fonctions judiciaires (sauf dans les affaires pénales) et d'autres rôles de leadership où leurs capacités brillent.

Pertinence Contemporaine

Cet enseignement reste contraignant pour les musulmans cherchant à établir une gouvernance islamique. Il reflète la sagesse divine en créant des rôles complémentaires tout en honorant la dignité des femmes. L'interdiction protège la société d'une instabilité potentielle tout en reconnaissant les immenses contributions des femmes dans d'autres sphères.