Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a des anges aux cols de Médine (afin que) ni la peste ni Ad-Dajjal ne puissent y pénétrer. »
Afflictions et la Fin du Monde
Sahih al-Bukhari - Hadith 7133
Commentaire Textuel
Ce noble hadith établit la protection divine accordée à la ville illuminée de Médine, la ville du Messager d'Allah (ﷺ). Les anges postés à ses cols montagneux servent de gardiens célestes, empêchant deux grandes afflictions de pénétrer ses frontières sacrées : la peste et le Faux Messie (Ad-Dajjal).
La spécification de la peste indique une protection contre les épidémies généralisées et les maladies contagieuses, tandis que la mention explicite d'Ad-Dajjal démontre l'immunité de Médine face à la plus grande épreuve qui frappera l'humanité dans les derniers jours. Cette protection est une manifestation de la miséricorde spéciale d'Allah envers la ville qui a abrité Son dernier Prophète.
Interprétation Savante
L'imam al-Qurtubi explique que cette protection est à la fois physique et spirituelle. Les anges empêchent les maladies physiques d'entrer tout en protégeant contre la corruption spirituelle qu'Ad-Dajjal apporterait. Ibn Hajar al-Asqalani note dans Fath al-Bari que ce hadith indique la supériorité de Médine sur les autres villes, à l'exception de La Mecque.
Les savants soulignent que cette protection ne signifie pas que les résidents de Médine sont exemptés d'autres formes de mort ou d'épreuves, mais spécifiquement de la peste entrant dans la ville et de l'influence directe d'Ad-Dajjal. Les cols montagneux font référence aux différentes voies d'entrée à Médine, toutes sous surveillance divine.
Implications Pratiques
Ce hadith devrait accroître l'amour du musulman pour Médine et la reconnaissance de son statut spécial. Il encourage la visite et la résidence tout en nous rappelant le pouvoir d'Allah de protéger qui Il veut. Le croyant devrait se réconforter en sachant que même en temps de grande tribulation, il reste des lieux de refuge divin.
Cependant, les savants mettent en garde que cette protection n'annule pas l'obligation de prendre des moyens permis pour la sécurité et la santé, car la Charia encourage à la fois la confiance en Allah et la prise de précautions appropriées.