Le Prophète (ﷺ) a dit... (voir ci-dessus, 185). Et Harj, en langue éthiopienne, signifie tuer.
Commentaire sur le Hadith de Harj
Cette narration de Sahih al-Bukhari (7065) mentionne le terme "Harj" que le Prophète ﷺ a clarifié comme signifiant "meurtre" dans la langue éthiopienne. Cette clarification linguistique sert un objectif important dans la science islamique.
Contexte linguistique et signification
L'explication du Prophète ﷺ de ce terme étranger démontre son souci d'une compréhension précise parmi ses compagnons. L'Éthiopie (Al-Habasha) avait des relations diplomatiques avec les premiers musulmans, et cette référence linguistique reflète la conscience interculturelle dans l'Arabie du 7e siècle.
Les savants notent que de telles clarifications empêchent la mauvaise interprétation des traditions prophétiques, surtout lorsqu'il s'agit de termes d'autres langues entrés dans le discours arabe.
Implications eschatologiques
Dans le contexte des "Afflictions et de la Fin du Monde", la mention du "meurtre" (harj) indique la violence généralisée et les tribulations qui précéderont le Jour du Jugement. Les commentateurs classiques comme Ibn Hajar al-Asqalani expliquent que cela se réfère au meurtre fréquent et indiscriminé qui deviendra courant.
Cette description prophétique s'aligne sur d'autres narrations eschatologiques qui dépeignent l'effondrement social et la perte de vie comme des signes de l'approche de l'heure finale.
Considérations morales et juridiques
Le hadith sert d'avertissement contre la normalisation du meurtre et de la violence. La jurisprudence islamique réglemente strictement la prise de vie, ne la permettant que dans des circonstances spécifiquement définies comme la guerre légale, la peine capitale pour certains crimes et la légitime défense.
La mention prophétique du meurtre généralisé sert à la fois de prédiction et d'exhortation morale à défendre la sainteté de la vie que l'islam souligne si emphatiquement.