Pour faire la prière de l’Aïd tôt Sahih al-Bukhari 968
Le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) nous a adressé un sermon le jour du Nahr ('Id al-Adha) et a dit : « La première chose par laquelle nous commençons en ce jour qui est le nôtre est de prier, puis de revenir et d'égorger (nos sacrifices). Celui qui fait cela a suivi notre Sunna ; et celui qui a égorgé avant la prière, ce n'est que de la viande qu'il a avancée pour sa famille, et cela ne compte en rien comme sacrifice. » Alors mon oncle maternel Abû Burda ibn Niyâr se leva et dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai égorgé avant de prier, et j'ai une jadh'a (une jeune brebis) qui est meilleure qu'une musinna (une bête âgée). » Il dit : « Mets-la à sa place » – ou il dit : « Égorge-la » – « et une jadh'a ne sera valable pour personne après toi. »
Les Deux Fêtes (Eids)
Sahih al-Bukhari 968
Texte du Hadith
Le Prophète (ﷺ) a prononcé le Khutba le jour de Nahr (`Id-ul-Adha) et a dit : "La première chose que nous devons faire en ce jour est de prier, puis de retourner et d'égorger (nos sacrifices). Ainsi, quiconque agit ainsi a agi conformément à notre Sunna ; et quiconque a égorgé avant la prière, ce n'était que de la viande qu'il a offerte à sa famille et ne serait en aucun cas considéré comme un sacrifice. Mon oncle Abu Burda bin Niyyar s'est levé et a dit : "Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! J'ai égorgé le sacrifice avant la prière, mais j'ai une jeune chèvre qui est meilleure qu'un mouton plus âgé." Le Prophète (ﷺ) a dit : "Égorge-la à la place de la première, et une telle chèvre ne sera pas considérée comme un sacrifice pour quelqu'un d'autre après toi."
Commentaire Savant
Ce hadith établit la séquence correcte pour l'Aïd al-Adha : la prière précède le sacrifice. Le Prophète (ﷺ) déclare explicitement que l'égorgement avant la prière de l'Aïd invalide le sacrifice en tant qu'acte religieux, le réduisant à une simple consommation de viande. Cette règle souligne l'importance de suivre l'exemple prophétique tant dans le timing que dans l'intention.
Le cas d'Abu Burda démontre le principe de rectifier les erreurs dans l'adoration. Bien que son sacrifice initial ait été invalide, le Prophète a permis un remplacement, montrant la flexibilité de l'islam dans la correction des erreurs. La condition que ce remplacement ne compte pas pour d'autres met en évidence la nature personnelle de cette dispensation et empêche l'établissement de nouveaux précédents.
Les savants déduisent de cela que le temps pour l'Udhiyah (sacrifice) commence après la fin de la prière de l'Aïd. La règle s'applique à la fois à l'imam et à la congrégation dans les villes, tandis que les villageois sans accès aux prières de l'Aïd peuvent sacrifier une fois que l'heure de la prière a commencé dans les villes voisines.