Je sortis avec 'Ubaidullah bin 'Adi Al-Khaiyar. Quand nous arrivâmes à Hims (une ville en Syrie), 'Ubaidullah bin 'Adi me dit : « Veux-tu voir Wahshi afin que nous l'interrogions sur le meurtre de Hamza ? » Je répondis : « Oui. » Wahshi habitait à Hims. Nous nous renseignâmes sur lui et quelqu'un nous dit : « Il est celui-là, à l'ombre de son palais, comme s'il était une outre pleine. » Nous allâmes donc vers lui, et lorsque nous fûmes à quelque distance de lui, nous le saluâmes et il nous rendit le salut. 'Ubaidullah portait son turban, et Wahshi ne voyait que ses yeux et ses pieds. 'Ubaidullah dit : « Ô Wahshi ! Me connais-tu ? » Wahshi le regarda puis dit : « Non, par Allah ! Mais je sais que 'Adi bin Al-Khiyar épousa une femme nommée Um Qital, la fille d'Abu Al-Is, et elle lui donna un garçon à La Mecque. Je cherchai une nourrice pour cet enfant. (Un jour) je portai cet enfant avec sa mère, puis je le lui remis, et tes pieds ressemblent aux pieds de cet enfant. » Ensuite 'Ubaidullah découvrit son visage et dit (à Wahshi) : « Veux-tu nous raconter (l'histoire de) le meurtre de Hamza ? » Wahshi répondit : « Oui. Hamza tua Tuaima bin 'Adi bin Al-Khaiyar à Badr. Mon maître, Jubair bin Mut'im, me dit alors : « Si tu tues Hamza pour venger mon oncle, tu seras affranchi. » Lorsque les gens partirent (pour la bataille de Uhud) en l'année de 'Ainain.. 'Ainain est une montagne près du mont Uhud, et entre elle et Uhud il y a une vallée.. Je sortis avec les gens pour la bataille. Lorsque l'armée fut alignée pour le combat, Siba' sortit et dit : « Y a-t-il quelqu'un (parmi les musulmans) pour accepter mon défi en duel ? » Hamza bin 'Abdul Muttalib sortit et dit : « Ô Siba' ! Ô Ibn Um Anmar, celui qui circoncit les femmes ! Défies-tu Allah et Son Messager ? » Puis Hamza l'attaqua et le tua, le faisant disparaître comme s'il n'avait jamais existé, tel un hier révolu. Je me cachai sous un rocher, et lorsqu'il (Hamza) s'approcha de moi, je lançai ma lance sur lui, la fichant dans son nombril, si bien qu'elle ressortit par ses fesses, le faisant mourir. Quand tout le monde retourna à La Mecque, je retournai avec eux. Je restai à La Mecque jusqu'à ce que l'Islam s'y répande. Puis je partis pour Taïf, et lorsque les gens (de Taïf) envoyèrent leurs messagers au Messager d'Allah (ﷺ), on me dit que le Prophète (ﷺ) ne faisait pas de mal aux messagers. Je sortis donc avec eux jusqu'à ce que j'arrive auprès du Messager d'Allah (ﷺ). Quand il me vit, il dit : « Es-tu Wahshi ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Est-ce toi qui as tué Hamza ? » Je répondis : « Ce qui s'est passé est ce dont tu as été informé. » Il dit : « Peux-tu cacher ton visage de moi ? » Alors je sortis. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) mourut, Musailamah Al-Kadhdhab apparut (prétendant être prophète). Je dis : « Je vais sortir vers Musailamah afin de le tuer et de compenser le meurtre de Hamza. » Je sortis donc avec les gens (pour combattre Musailamah et ses partisans), et des événements célèbres eurent lieu au cours de cette bataille. Soudain, je vis un homme (c'est-à-dire Musailamah) debout près d'une brèche dans un mur. Il ressemblait à un chameau couleur de cendre, les cheveux ébouriffés. Je lançai ma lance sur lui, la fichant dans sa poitrine, entre ses seins, jusqu'à ce qu'elle ressorte par ses épaules. Puis un homme Ansar l'attaqua et le frappa à la tête avec une épée. 'Abdullah bin 'Umar dit : « Une servante sur le toit d'une maison dit : Hélas ! Le chef des croyants (c'est-à-dire Musailamah) a été tué par un esclave noir. »
حَدَّثَنِي أَبُو جَعْفَرٍ، مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا حُجَيْنُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ عَمْرِو بْنِ أُمَيَّةَ الضَّمْرِيِّ، قَالَ خَرَجْتُ مَعَ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَدِيِّ بْنِ الْخِيَارِ، فَلَمَّا قَدِمْنَا حِمْصَ قَالَ لِي عُبَيْدُ اللَّهِهَلْ لَكَ فِي وَحْشِيٍّ نَسْأَلُهُ عَنْ قَتْلِ حَمْزَةَ قُلْتُ نَعَمْ. وَكَانَ وَحْشِيٌّ يَسْكُنُ حِمْصَ فَسَأَلْنَا عَنْهُ فَقِيلَ لَنَا هُوَ ذَاكَ فِي ظِلِّ قَصْرِهِ، كَأَنَّهُ حَمِيتٌ. قَالَ فَجِئْنَا حَتَّى وَقَفْنَا عَلَيْهِ بِيَسِيرٍ، فَسَلَّمْنَا، فَرَدَّ السَّلاَمَ، قَالَ وَعُبَيْدُ اللَّهِ مُعْتَجِرٌ بِعِمَامَتِهِ، مَا يَرَى وَحْشِيٌّ إِلاَّ عَيْنَيْهِ وَرِجْلَيْهِ، فَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ يَا وَحْشِيُّ أَتَعْرِفُنِي قَالَ فَنَظَرَ إِلَيْهِ ثُمَّ قَالَ لاَ وَاللَّهِ إِلاَّ أَنِّي أَعْلَمُ أَنَّ عَدِيَّ بْنَ الْخِيَارِ تَزَوَّجَ امْرَأَةً يُقَالُ لَهَا أُمُّ قِتَالٍ بِنْتُ أَبِي الْعِيصِ، فَوَلَدَتْ لَهُ غُلاَمًا بِمَكَّةَ، فَكُنْتُ أَسْتَرْضِعُ لَهُ، فَحَمَلْتُ ذَلِكَ الْغُلاَمَ مَعَ أُمِّهِ، فَنَاوَلْتُهَا إِيَّاهُ، فَلَكَأَنِّي نَظَرْتُ إِلَى قَدَمَيْكَ. قَالَ فَكَشَفَ عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ وَجْهِهِ ثُمَّ قَالَ أَلاَ تُخْبِرُنَا بِقَتْلِ حَمْزَةَ قَالَ نَعَمْ، إِنَّ حَمْزَةَ قَتَلَ طُعَيْمَةَ بْنَ عَدِيِّ بْنِ الْخِيَارِ بِبَدْرٍ، فَقَالَ لِي مَوْلاَىَ جُبَيْرُ بْنُ مُطْعِمٍ إِنْ قَتَلْتَ حَمْزَةَ بِعَمِّي فَأَنْتَ حُرٌّ، قَالَ فَلَمَّا أَنْ خَرَجَ النَّاسُ عَامَ عَيْنَيْنِ ـ وَعَيْنَيْنِ جَبَلٌ بِحِيَالِ أُحُدٍ، بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ وَادٍ ـ خَرَجْتُ مَعَ النَّاسِ إِلَى الْقِتَالِ، فَلَمَّا اصْطَفُّوا لِلْقِتَالِ خَرَجَ سِبَاعٌ فَقَالَ هَلْ مِنْ مُبَارِزٍ قَالَ فَخَرَجَ إِلَيْهِ حَمْزَةُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ فَقَالَ يَا سِبَاعُ يَا ابْنَ أُمِّ أَنْمَارٍ مُقَطِّعَةِ الْبُظُورِ، أَتُحَادُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم قَالَ ثُمَّ شَدَّ عَلَيْهِ فَكَانَ كَأَمْسِ الذَّاهِبِ ـ قَالَ ـ وَكَمَنْتُ لِحَمْزَةَ تَحْتَ صَخْرَةٍ فَلَمَّا دَنَا مِنِّي رَمَيْتُهُ بِحَرْبَتِي، فَأَضَعُهَا فِي ثُنَّتِهِ حَتَّى خَرَجَتْ مِنْ بَيْنِ وَرِكَيْهِ ـ قَالَ ـ فَكَانَ ذَاكَ الْعَهْدَ بِهِ، فَلَمَّا رَجَعَ النَّاسُ رَجَعْتُ مَعَهُمْ فَأَقَمْتُ بِمَكَّةَ، حَتَّى فَشَا فِيهَا الإِسْلاَمُ، ثُمَّ خَرَجْتُ إِلَى الطَّائِفِ، فَأَرْسَلُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَسُولاً، فَقِيلَ لِي إِنَّهُ لاَ يَهِيجُ الرُّسُلَ ـ قَالَ ـ فَخَرَجْتُ مَعَهُمْ حَتَّى قَدِمْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَآنِي قَالَ " آنْتَ وَحْشِيٌّ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " أَنْتَ قَتَلْتَ حَمْزَةَ ". قُلْتُ قَدْ كَانَ مِنَ الأَمْرِ مَا بَلَغَكَ. قَالَ " فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُغَيِّبَ وَجْهَكَ عَنِّي ". قَالَ فَخَرَجْتُ، فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ قُلْتُ لأَخْرُجَنَّ إِلَى مُسَيْلِمَةَ لَعَلِّي أَقْتُلُهُ فَأُكَافِئَ بِهِ حَمْزَةَ ـ قَالَ ـ فَخَرَجْتُ مَعَ النَّاسِ، فَكَانَ مِنْ أَمْرِهِ مَا كَانَ ـ قَالَ ـ فَإِذَا رَجُلٌ قَائِمٌ فِي ثَلْمَةِ جِدَارٍ، كَأَنَّهُ جَمَلٌ أَوْرَقُ ثَائِرُ الرَّأْسِ ـ قَالَ ـ فَرَمَيْتُهُ بِحَرْبَتِي، فَأَضَعُهَا بَيْنَ ثَدْيَيْهِ حَتَّى خَرَجَتْ مِنْ بَيْنِ كَتِفَيْهِ ـ قَالَ ـ وَوَثَبَ إِلَيْهِ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ، فَضَرَبَهُ بِالسَّيْفِ عَلَى هَامَتِهِ. قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْفَضْلِ فَأَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ يَقُولُ فَقَالَتْ جَارِيَةٌ عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ وَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، قَتَلَهُ الْعَبْدُ الأَسْوَدُ
Traduction
Raconté par Jafar bin `Amr bin Umaiya