(pour livrer) la Khutba sur la chaire Sahih al-Bukhari 919

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ عَلَى الْمِنْبَرِ فَقَالَ ‏"‏مَنْ جَاءَ إِلَى الْجُمُعَةِ فَلْيَغْتَسِلْ ‏"
Traduction
Rapporté par Salim

Adam nous a rapporté : Ibn Abi Dhi'b nous a rapporté, d'après az-Zuhri, d'après Salim, d'après son père, qui a dit : J'ai entendu le Prophète (prière et salut d'Allah sur lui) prononcer le sermon sur la chaire, et il a dit : 'Que celui qui vient à la prière du vendredi fasse le ghousl (bain rituel).'

Commentaire

L'obligation de purification pour la prière du vendredi

Ce récit de Sahih al-Bukhari 919 établit l'exigence fondamentale de la purification rituelle (ghusl) pour ceux qui assistent à la prière congregationale du vendredi. Le Prophète Muhammad (ﷺ) a délivré cette instruction depuis la chaire, indiquant son importance et sa nature publique.

Commentaire savant sur le commandement

Les savants ont divergé concernant la règle exacte de ce bain. La majorité le considère comme fortement recommandé (sunnah mu'akkadah), tandis que certains savants anciens le tenaient pour obligatoire (wajib). Le consensus, cependant, souligne sa grande vertu et que le négliger sans excuse valable est blâmable.

La sagesse derrière cette purification inclut à la fois la propreté physique et la préparation spirituelle. La prière du vendredi rassemble les musulmans en grand nombre, et une hygiène appropriée respecte les fidèles et maintient la sainteté de la mosquée.

Moment et portée de la règle

Le bain est valide s'il est effectué à tout moment de l'aube du vendredi jusqu'à l'heure de la prière. Il suffit d'accomplir le ghusl complet comme on le ferait pour une impureté rituelle majeure. Le commandement s'applique à tous les musulmans adultes résidant dans les villes et cités où la prière du vendredi est établie.

Cette règle souligne particulièrement le statut spécial du vendredi (Yawmul Jumu'ah) en Islam, qui exige des actes d'adoration et de purification supplémentaires au-delà des prières quotidiennes.