Le Prophète (ﷺ) a récité la sourate Najm (103) à La Mecque et s’est prosterné en la récitant et ceux qui étaient avec lui ont fait de même, sauf un vieil homme qui a pris une poignée de petites pierres ou de terre et l’a portée à son front et a dit : « Cela me suffit. » Plus tard, je l’ai vu tué alors qu’il n’était pas croyant.
Prosternation Pendant la Récitation du Coran
Sahih al-Bukhari 1067
Contexte et Signification
Cette narration de Sahih al-Bukhari décrit un incident survenu pendant la période mecquoise lorsque le Prophète Muhammad (ﷺ) a récité la sourate an-Najm (chapitre 53) en public. Le chapitre contient un verset de prosternation (ayah as-sajdah), qui se trouve au verset 62 : « Prosternez-vous donc devant Allah et adorez-[Le]. »
La récitation publique et la prosternation ont démontré l'engagement du Prophète à accomplir ouvertement les commandements coraniques, malgré les persécutions. La prosternation collective des musulmans à ses côtés a montré leur unité dans l'obéissance à la révélation divine.
Commentaire Savant
Les savants classiques notent que cet incident établit l'obligation (wujub) d'effectuer la prosternation lors de la récitation ou de l'écoute des versets de prosternation. La conformité immédiate des Compagnons illustre la réponse appropriée aux commandements coraniques.
Le refus du vieil homme, utilisant des pierres pour une prosternation moqueuse, représente le summum de l'arrogance et du rejet de la guidance divine. Les savants interprètent cela comme démontrant que les actions extérieures sans foi sincère sont sans valeur devant Allah.
Sa mort ultérieure en tant que mécréant sert de leçon puissante sur les conséquences d'un rejet obstiné après avoir été témoin de signes clairs. Ce résultat valide le principe que ceux qui se moquent des signes d'Allah finissent par faire face à la justice divine.
Règlements Juridiques Dérivés
Ce hadith forme la base du jugement selon lequel la prosternation de récitation est obligatoire pour le récitant et l'auditeur.
Les savants soulignent que la prosternation doit être effectuée avec une intention et une humilité appropriées, contrairement à la moquerie affichée par le mécréant.
L'incident illustre également que le fait d'être témoin de miracles ou de signes divins ne garantit pas la foi si le cœur reste arrogant et résistant à la vérité.