J’ai récité An-Najm devant le Prophète, mais il n’a pas fait de prosternation.
L'Incident et Son Contexte
Cette narration de Sahih al-Bukhari 1073 décrit un compagnon récitant la sourate An-Najm (chapitre 53) en présence du prophète Mahomet (que la paix soit sur lui), mais le prophète n'a pas effectué la prosternation de récitation (sajdat at-tilawah).
Commentaire Savant sur l'Omission
Les savants classiques expliquent que la prosternation dans la sourate An-Najm est établie, car le prophète l'a effectuée à d'autres occasions. L'omission dans cette instance spécifique indique que la prosternation de récitation est recommandée (mustahabb) plutôt qu'obligatoire (wajib).
L'imam An-Nawawi déclare dans son commentaire sur Sahih Muslim que ce hadith démontre la flexibilité dans l'exécution de ces prosternations, et que les omettre occasionnellement confirme leur statut recommandé plutôt qu'obligatoire.
Conditions pour la Prosternation de Récitation
Les savants mentionnent que certaines conditions doivent être remplies pour la prosternation : la pureté (taharah), l'orientation vers la qiblah, et la couverture de son awrah. Si ces conditions ne sont pas remplies, on peut omettre la prosternation.
Ibn Hajar al-Asqalani dans Fath al-Bari suggère que le prophète a pu l'omettre pour enseigner qu'elle n'est pas obligatoire, ou en raison de circonstances spécifiques non mentionnées dans la narration.
Règle Juridique et Application Contemporaine
La majorité des savants soutiennent que la prosternation pendant la récitation du Coran est une sunnah confirmée (sunnah mu'akkadah). L'école hanafite la considère comme wajib (obligatoire), tandis que d'autres la considèrent comme mandub (recommandée).
Cet incident fournit une preuve importante pour la position que manquer la prosternation ne constitue pas un péché, bien que l'exécuter soit préférable lorsque c'est possible et approprié.