Bulugh al-Maram

Bulugh al-Maram 72

Texte arabe du hadith

وَعَنْ طَلْقِ بْنِ عَلِيٍّ ‏- رضى الله عنه ‏- قَالَ: { قَالَ رَجُلٌ: مَسَسْتُ ذَكَرِي أَوْ قَالَ اَلرَّجُلُ يَمَسُّ ذَكَرَهُ فِي اَلصَّلَاةِ, أَعَلَيْهِ وُضُوءٍ ? فَقَالَ اَلنَّبِيُّ ‏- صلى الله عليه وسلم ‏-"لَا, إِنَّمَا هُوَ بَضْعَةٌ مِنْكَ } أَخْرَجَهُ اَلْخَمْسَةُ, وَصَحَّحَهُ اِبْنُ حِبَّان َ 1‏ .‏‏1 ‏- حسن.‏ رواه أبو داود (182 و 183)‏، والنسائي (101)‏، والترمذي (85)‏، وابن ماجه (483)‏، وأحمد (43)‏، وابن حبان (207 موارد)‏.‏ ولكن ينبغي معرفة أن هذا الحديث منسوخ، إذ قال ابن حزم في "المحلي" (139)‏ ولنعم ما قال: "هذا الخبر ‏-خبر طلق‏- صحيح إلا أنهم لا حجة لهم فيه لوجوه: أحدها: أن هذا الخبر موافق لما كان الناس عليه قبل ورود الأمر بالوضوء من مس الفرج، هذا لا شك فيه، فإذا هو كذلك فحكمه منسوخ يقينا حين أمر رسول الله صلى الله عليه وسلم بالوضوء من مس الفرج، ولا يحل ترك ما تيقن أنه ناسخ، والأخذ بما تيقن أنه منسوخ.‏ وثانيها: أن كلامه عليه السلام: "هل هو إلا بضعة منك؟" دليل بين على أنه كان قبل الأمر بالوضوء منه؛ لأنه لو كان بعده لم يقل عليه السلام هذا الكلام، بل كان يبين أن الأمر بذلك قد نسخ، وقوله هذا يدل على أنه لم يكن سلف فيه حكم أصلا، وأنه كسائر الأعضاء" .‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

D’après Talq ibn ‘Ali — qu’Allah l’agrée — : Un homme dit : « J’ai touché mon pénis », ou bien il dit : « L’homme qui touche son pénis pendant la prière doit-il faire ses ablutions ? » Le Prophète — qu’Allah le bénisse et le salue — répondit : « Non, ce n’est qu’une partie de toi. » Rapporté par les Cinq et déclaré authentique par Ibn Hibban. (1)

1 — Bon. Rapporté par Abu Dawud (182 et 183), al-Nasa’i (101), al-Tirmidhi (85), Ibn Majah (483), Ahmad (43) et Ibn Hibban (207, Mawarid). Toutefois, il faut savoir que ce hadith est abrogé. Ibn Hazm dit en effet dans al-Muhalla (139), et fort justement : « Ce récit — celui de Talq — est authentique, mais ils ne peuvent s’en prévaloir comme preuve, pour plusieurs raisons. Premièrement : ce récit est conforme à la pratique des gens avant que ne vienne l’ordre de faire les ablutions après avoir touché les parties intimes. Cela ne fait aucun doute. Puisqu’il en est ainsi, la règle qu’il énonce a certainement été abrogée lorsque le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et le salue — a ordonné de faire les ablutions après avoir touché les parties intimes. Il n’est pas permis de délaisser ce dont on sait avec certitude qu’il abroge, pour retenir ce dont on sait avec certitude qu’il est abrogé. Deuxièmement : sa parole — sur lui la paix — : “Est-ce autre chose qu’une partie de toi ?” prouve clairement qu’elle précède l’ordre de faire les ablutions après ce contact. Si elle lui avait été postérieure, il n’aurait pas tenu ces propos ; il aurait expliqué que cet ordre avait été abrogé. Cette parole indique qu’aucune règle n’avait encore été énoncée à ce sujet et que cet organe était comme les autres membres. »