Sunan Ibn Majah

Sunan Ibn Majah 15

Texte arabe du hadith

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رُمْحِ بْنِ الْمُهَاجِرِ الْمِصْرِيُّ، أَنْبَأَنَا اللَّيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ ‏.‏ فَأَبَى عَلَيْهِ فَاخْتَصَمَا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ‏ "‏ اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ ‏"‏ ‏.‏ فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ يَا زُبَيْرُ اسْقِ ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ‏"‏ ‏.‏ قَالَ فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسَبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ ‏{فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجًا مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيمًا}‏ ‏.‏

Traduction

Traduction non relue. Tous les hadiths de ce recueil sont disponibles dans les cinq langues. Les titres et introductions peuvent rester en arabe.

Muhammad ibn Rumh ibn al-Muhajir al-Misri nous a rapporté : al-Layth ibn Sa'd nous a informés, d’après Ibn Shihab, d’après 'Urwa ibn az-Zubayr, qu'Abd Allah ibn az-Zubayr lui avait raconté qu’un homme des Ansar avait eu un différend avec az-Zubayr auprès du Messager d’Allah (paix et salut sur lui) au sujet des canaux de la Harra par lesquels ils irriguaient leurs palmiers. L’Ansari dit : « Laisse passer l’eau. » Az-Zubayr refusa, et ils portèrent leur différend devant le Messager d’Allah (paix et salut sur lui). Le Messager d’Allah dit : « Irrigue, ô Zubayr, puis laisse l’eau parvenir à ton voisin. » L’Ansari se mit en colère et dit : « Ô Messager d’Allah, parce qu’il est le fils de ta tante maternelle ? » Le visage du Messager d’Allah changea de couleur. Il dit alors : « Irrigue, ô Zubayr, puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne la levée de terre. » Az-Zubayr dit : « Par Allah, je pense que ce verset fut révélé à ce sujet : “Non ! Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant qu’ils ne t’auront pas pris pour juge de leurs différends, qu’ils n’éprouveront aucune gêne envers ton jugement et ne s’y soumettront pleinement.” »