Sunan Ibn Majah
Sunan Ibn Majah 4198
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ مَالِكِ بْنِ مِغْوَلٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ سَعِيدٍ الْهَمْدَانِيِّ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ {وَالَّذِينَ يُؤْتُونَ مَا آتَوْا وَقُلُوبُهُمْ وَجِلَةٌ} أَهُوَ الرَّجُلُ الَّذِي يَزْنِي وَيَسْرِقُ وَيَشْرَبُ الْخَمْرَ قَالَ " لاَ يَا بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ - أَوْ يَا بِنْتَ الصِّدِّيقِ - وَلَكِنَّهُ الرَّجُلُ يَصُومُ وَيَتَصَدَّقُ وَيُصَلِّي وَهُوَ يَخَافُ أَنْ لاَ يُتَقَبَّلَ مِنْهُ " .
Abū Bakr nous a rapporté : Wakīʿ nous a rapporté, d’après Mālik ibn Mighwal, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Saʿīd al-Hamdānī, d’après ʿĀʾisha, qui a dit : Je demandai : « Ô Messager d’Allah, à propos de “ceux qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs sont remplis de crainte” : s’agit-il de l’homme qui commet l’adultère, vole et boit du vin ? » Il répondit : « Non, fille d’Abū Bakr — ou fille d’aṣ-Ṣiddīq —, il s’agit plutôt de l’homme qui jeûne, fait l’aumône et prie, tout en craignant que cela ne soit pas accepté de lui. »