Muwatta Malik

Book 27, Hadith 15

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ غَيْرِ، وَاحِدٍ، مِنْ عُلَمَائِهِمْ ‏.‏ أَنَّهُ لَمْ يَتَوَارَثْ مَنْ قُتِلَ يَوْمَ الْجَمَلِ وَيَوْمَ صِفِّينَ وَيَوْمَ الْحَرَّةِ ثُمَّ كَانَ يَوْمَ قُدَيْدٍ فَلَمْ يُوَرَّثْ أَحَدٌ مِنْهُمْ مِنْ صَاحِبِهِ شَيْئًا إِلاَّ مَنْ عُلِمَ أَنَّهُ قُتِلَ قَبْلَ صَاحِبِهِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَذَلِكَ الأَمْرُ الَّذِي لاَ اخْتِلاَفَ فِيهِ وَلاَ شَكَّ عِنْدَ أَحَدٍ مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا وَكَذَلِكَ الْعَمَلُ فِي كُلِّ مُتَوَارِثَيْنِ هَلَكَا بِغَرَقٍ أَوْ قَتْلٍ أَوْ غَيْرِ ذَلِكَ مِنَ الْمَوْتِ إِذَا لَمْ يُعْلَمْ أَيُّهُمَا مَاتَ قَبْلَ صَاحِبِهِ لَمْ يَرِثْ أَحَدٌ مِنْهُمَا مِنْ صَاحِبِهِ شَيْئًا وَكَانَ مِيرَاثُهُمَا لِمَنْ بَقِيَ مِنْ وَرَثَتِهِمَا يَرِثُ كُلَّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا وَرَثَتُهُ مِنَ الأَحْيَاءِ ‏.‏ وَقَالَ مَالِكٌ لاَ يَنْبَغِي أَنْ يَرِثَ أَحَدٌ أَحَدًا بِالشَّكِّ وَلاَ يَرِثُ أَحَدٌ أَحَدًا إِلاَّ بِالْيَقِينِ مِنَ الْعِلْمِ وَالشُّهَدَاءِ وَذَلِكَ أَنَّ الرَّجُلَ يَهْلِكُ هُوَ وَمَوْلاَهُ الَّذِي أَعْتَقَهُ أَبُوهُ فَيَقُولُ بَنُو الرَّجُلِ الْعَرَبِيِّ قَدْ وَرِثَهُ أَبُونَا فَلَيْسَ ذَلِكَ لَهُمْ أَنْ يَرِثُوهُ بِغَيْرِ عِلْمٍ وَلاَ شَهَادَةٍ إِنَّهُ مَاتَ قَبْلَهُ وَإِنَّمَا يَرِثُهُ أَوْلَى النَّاسِ بِهِ مِنَ الأَحْيَاءِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمِنْ ذَلِكَ أَيْضًا الأَخَوَانِ لِلأَبِ وَالأُمِّ يَمُوتَانِ وَلأَحَدِهِمَا وَلَدٌ وَالآخَرُ لاَ وَلَدَ لَهُ وَلَهُمَا أَخٌ لأَبِيهِمَا فَلاَ يُعْلَمُ أَيُّهُمَا مَاتَ قَبْلَ صَاحِبِهِ فَمِيرَاثُ الَّذِي لاَ وَلَدَ لَهُ لأَخِيهِ لأَبِيهِ وَلَيْسَ لِبَنِي أَخِيهِ لأَبِيهِ وَأُمِّهِ شَىْءٌ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمِنْ ذَلِكَ أَيْضًا أَنْ تَهْلَكَ الْعَمَّةُ وَابْنُ أَخِيهَا أَوِ ابْنَةُ الأَخِ وَعَمُّهَا فَلاَ يُعْلَمُ أَيُّهُمَا مَاتَ قَبْلُ فَإِنْ لَمْ يُعْلَمْ أَيُّهُمَا مَاتَ قَبْلُ لَمْ يَرِثِ الْعَمُّ مِنِ ابْنَةِ أَخِيهِ شَيْئًا وَلاَ يَرِثُ ابْنُ الأَخِ مِنْ عَمَّتِهِ شَيْئًا ‏.‏
Traduction

Ceux qui furent tués le jour du Chameau, le jour de Siffin et le jour d’al-Harra — puis il y eut le jour de Qudayd — n’héritèrent pas les uns des autres : aucun d’entre eux n’hérita rien de son compagnon, sauf celui dont on sut qu’il avait été tué avant son compagnon.

Malik a dit : Telle est la règle sur laquelle il n’y a ni divergence ni doute auprès d’aucun des gens de science dans notre ville. Il en est de même pour tous deux cohéritiers qui périssent par noyade, par meurtre ou par toute autre mort, lorsqu’on ne sait pas lequel des deux est mort avant son compagnon : aucun des deux n’hérite rien de son compagnon, et leur héritage revient à ceux qui restent de leurs héritiers ; chacun d’eux est hérité par ses héritiers parmi les vivants.

Malik a dit : Nul ne doit hériter de personne dans le doute, et nul n’hérite de personne que sur une certitude fondée sur la science et le témoignage. C’est ainsi qu’un homme peut périr avec son affranchi, que son père avait affranchi, et que les fils de l’homme arabe disent : « Notre père a hérité de lui. » Il ne leur appartient pas d’hériter de lui sans science ni témoignage qu’il est mort avant lui ; c’est plutôt la personne vivante la plus en droit sur lui qui hérite de lui.

Malik a dit : En fait également partie le cas de deux frères de père et de mère qui meurent, l’un ayant un enfant et l’autre n’en ayant pas, et qui ont un frère paternel, sans que l’on sache lequel des deux est mort avant son compagnon : l’héritage de celui qui n’a pas d’enfant revient à son frère paternel, et les fils de son frère de père et de mère n’ont rien.

Malik a dit : En fait également partie le cas où la tante paternelle et le fils de son frère périssent, ou la fille du frère et son oncle paternel, sans que l’on sache lequel des deux est mort le premier. S’il n’est pas su lequel des deux est mort le premier, l’oncle n’hérite rien de la fille de son frère, et le fils du frère n’hérite rien de sa tante paternelle.