Muwatta Malik

Book 18, Hadith 42

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي يَحْيَى عَنْ مَالِك أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ أَنَّهُ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ نَذَرَ صِيَامَ شَهْرٍ هَلْ لَهُ أَنْ يَتَطَوَّعَ فَقَالَ سَعِيدٌ لِيَبْدَأْ بِالنَّذْرِ قَبْلَ أَنْ يَتَطَوَّعَ قَالَ مَالِك وَبَلَغَنِي عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ مِثْلُ ذَلِكَ قَالَ مَالِك مَنْ مَاتَ وَعَلَيْهِ نَذْرٌ مِنْ رَقَبَةٍ يُعْتِقُهَا أَوْ صِيَامٍ أَوْ صَدَقَةٍ أَوْ بَدَنَةٍ فَأَوْصَى بِأَنْ يُوَفَّى ذَلِكَ عَنْهُ مِنْ مَالِهِ فَإِنَّ الصَّدَقَةَ وَالْبَدَنَةَ فِي ثُلُثِهِ وَهُوَ يُبَدَّى عَلَى مَا سِوَاهُ مِنْ الْوَصَايَا إِلَّا مَا كَانَ مِثْلَهُ وَذَلِكَ أَنَّهُ لَيْسَ الْوَاجِبُ عَلَيْهِ مِنْ النُّذُورِ وَغَيْرِهَا كَهَيْئَةِ مَا يَتَطَوَّعُ بِهِ مِمَّا لَيْسَ بِوَاجِبٍ وَإِنَّمَا يُجْعَلُ ذَلِكَ فِي ثُلُثِهِ خَاصَّةً دُونَ رَأْسِ مَالِهِ لِأَنَّهُ لَوْ جَازَ لَهُ ذَلِكَ فِي رَأْسِ مَالِهِ لَأَخَّرَ الْمُتَوَفَّى مِثْلَ ذَلِكَ مِنْ الْأُمُورِ الْوَاجِبَةِ عَلَيْهِ حَتَّى إِذَا حَضَرَتْهُ الْوَفَاةُ وَصَارَ الْمَالُ لِوَرَثَتِهِ سَمَّى مِثْلَ هَذِهِ الْأَشْيَاءِ الَّتِي لَمْ يَكُنْ يَتَقَاضَاهَا مِنْهُ مُتَقَاضٍ فَلَوْ كَانَ ذَلِكَ جَائِزًا لَهُ أَخَّرَ هَذِهِ الْأَشْيَاءَ حَتَّى إِذَا كَانَ عِنْدَ مَوْتِهِ سَمَّاهَا وَعَسَى أَنْ يُحِيطَ بِجَمِيعِ مَالِهِ فَلَيْسَ ذَلِكَ لَهُ
Traduction

Saʿīd ibn al-Musayyab fut interrogé au sujet d’un homme qui avait fait le vœu de jeûner un mois : peut-il jeûner volontairement ?

Saʿīd dit : « Qu’il commence par le vœu avant de jeûner volontairement. »

Malik dit : « Il m’est parvenu de Sulaimān ibn Yasār la même chose. »

Malik dit : « Quiconque meurt en étant redevable d’un vœu – affranchir un esclave, ou un jeûne, ou une aumône, ou une chamelle à sacrifier – et teste que cela soit acquitté pour lui sur ses biens, alors l’aumône et la chamelle relèvent de son tiers, et cela est mis avant les autres testaments, sauf ce qui lui est semblable. Car ce qui lui incombe à titre obligatoire, parmi les vœux et autres, n’est pas comme ce qu’il fait volontairement parmi ce qui n’est pas obligatoire. Cela n’est placé que dans son tiers en particulier, sans toucher au capital de ses biens. Car si cela lui était permis dans le capital de ses biens, le défunt retarderait de tels devoirs obligatoires qui lui incombent jusqu’à ce que, lorsque la mort se présente à lui et que les biens passent à ses héritiers, il désignerait de telles choses que nul réclamant ne lui avait réclamées. S’il lui était permis d’agir ainsi, il retarderait ces choses jusqu’à ce que, étant près de sa mort, il les désigne, et elles risqueraient d’englober l’ensemble de ses biens. Cela ne lui appartient pas. »