Muwatta Malik

Book 35, Hadith 4

Texte arabe du hadith
قَالَ يَحْيَى قَالَ مَالِكٌ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ، قَالَ إِذَا وَقَعَتِ الْحُدُودُ فِي الأَرْضِ فَلاَ شُفْعَةَ فِيهَا وَلاَ شُفْعَةَ فِي بِئْرٍ وَلاَ فِي فَحْلِ النَّخْلِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَعَلَى هَذَا الأَمْرُ عِنْدَنَا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ شُفْعَةَ فِي طَرِيقٍ صَلُحَ الْقَسْمُ فِيهَا أَوْ لَمْ يَصْلُحْ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالأَمْرُ عِنْدَنَا أَنَّهُ لاَ شُفْعَةَ فِي عَرْصَةِ دَارٍ صَلُحَ الْقَسْمُ فِيهَا أَوْ لَمْ يَصْلُحْ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فِي رَجُلٍ اشْتَرَى شِقْصًا مِنْ أَرْضٍ مُشْتَرَكَةٍ عَلَى أَنَّهُ فِيهَا بِالْخِيَارِ فَأَرَادَ شُرَكَاءُ الْبَائِعِ أَنْ يَأْخُذُوا مَا بَاعَ شَرِيكُهُمْ بِالشُّفْعَةِ قَبْلَ أَنْ يَخْتَارَ الْمُشْتَرِي إِنَّ ذَلِكَ لاَ يَكُونُ لَهُمْ حَتَّى يَأْخُذَ الْمُشْتَرِي وَيَثْبُتَ لَهُ الْبَيْعُ فَإِذَا وَجَبَ لَهُ الْبَيْعُ فَلَهُمُ الشُّفْعَةُ ‏.‏ وَقَالَ مَالِكٌ فِي الرَّجُلِ يَشْتَرِي أَرْضًا فَتَمْكُثُ فِي يَدَيْهِ حِينًا ثُمَّ يَأْتِي رَجُلٌ فَيُدْرِكُ فِيهَا حَقًّا بِمِيرَاثٍ إِنَّ لَهُ الشُّفْعَةَ إِنْ ثَبَتَ حَقُّهُ وَإِنَّ مَا أَغَلَّتِ الأَرْضُ مِنْ غَلَّةٍ فَهِيَ لِلْمُشْتَرِي الأَوَّلِ إِلَى يَوْمِ يَثْبُتُ حَقُّ الآخَرِ لأَنَّهُ قَدْ كَانَ ضَمِنَهَا لَوْ هَلَكَ مَا كَانَ فِيهَا مِنْ غِرَاسٍ أَوْ ذَهَبَ بِهِ سَيْلٌ ‏.‏ قَالَ فَإِنْ طَالَ الزَّمَانُ أَوْ هَلَكَ الشُّهُودُ أَوْ مَاتَ الْبَائِعُ أَوِ الْمُشْتَرِي أَوْ هُمَا حَيَّانِ فَنُسِيَ أَصْلُ الْبَيْعِ وَالاِشْتِرَاءِ لِطُولِ الزَّمَانِ فَإِنَّ الشُّفْعَةَ تَنْقَطِعُ وَيَأْخُذُ حَقَّهُ الَّذِي ثَبَتَ لَهُ وَإِنْ كَانَ أَمْرُهُ عَلَى غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ فِي حَدَاثَةِ الْعَهْدِ وَقُرْبِهِ وَأَنَّهُ يَرَى أَنَّ الْبَائِعَ غَيَّبَ الثَّمَنَ وَأَخْفَاهُ لِيَقْطَعَ بِذَلِكَ حَقَّ صَاحِبِ الشُّفْعَةِ قُوِّمَتِ الأَرْضُ عَلَى قَدْرِ مَا يُرَى أَنَّهُ ثَمَنُهَا فَيَصِيرُ ثَمَنُهَا إِلَى ذَلِكَ ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى مَا زَادَ فِي الأَرْضِ مِنْ بِنَاءٍ أَوْ غِرَاسٍ أَوْ عِمَارَةٍ فَيَكُونُ عَلَى مَا يَكُونُ عَلَيْهِ مَنِ ابْتَاعَ الأَرْضَ بِثَمَنٍ مَعْلُومٍ ثُمَّ بَنَى فِيهَا وَغَرَسَ ثُمَّ أَخَذَهَا صَاحِبُ الشُّفْعَةِ بَعْدَ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالشُّفْعَةُ ثَابِتَةٌ فِي مَالِ الْمَيِّتِ كَمَا هِيَ فِي مَالِ الْحَىِّ فَإِنْ خَشِيَ أَهْلُ الْمَيِّتِ أَنْ يَنْكَسِرَ مَالُ الْمَيِّتِ قَسَمُوهُ ثُمَّ بَاعُوهُ فَلَيْسَ عَلَيْهِمْ فِيهِ شُفْعَةٌ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ شُفْعَةَ عِنْدَنَا فِي عَبْدٍ وَلاَ وَلِيدَةٍ وَلاَ بَعِيرٍ وَلاَ بَقَرَةٍ وَلاَ شَاةٍ وَلاَ فِي شَىْءٍ مِنَ الْحَيَوَانِ وَلاَ فِي ثَوْبٍ وَلاَ فِي بِئْرٍ لَيْسَ لَهَا بَيَاضٌ إِنَّمَا الشُّفْعَةُ فِيمَا يَصْلُحُ أَنَّهُ يَنْقَسِمُ وَتَقَعُ فِيهِ الْحُدُودُ مِنَ الأَرْضِ فَأَمَّا مَا لاَ يَصْلُحُ فِيهِ الْقَسْمُ فَلاَ شُفْعَةَ فِيهِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمَنِ اشْتَرَى أَرْضًا فِيهَا شُفْعَةٌ لِنَاسٍ حُضُورٍ فَلْيَرْفَعْهُمْ إِلَى السُّلْطَانِ فَإِمَّا أَنْ يَسْتَحِقُّوا وَإِمَّا أَنْ يُسَلِّمَ لَهُ السُّلْطَانُ فَإِنْ تَرَكَهُمْ فَلَمْ يَرْفَعْ أَمْرَهُمْ إِلَى السُّلْطَانِ وَقَدْ عَلِمُوا بِاشْتِرَائِهِ فَتَرَكُوا ذَلِكَ حَتَّى طَالَ زَمَانُهُ ثُمَّ جَاءُوا يَطْلُبُونَ شُفْعَتَهُمْ فَلاَ أَرَى ذَلِكَ لَهُمْ ‏.‏
Traduction

Uthman ibn Affan a dit : « Lorsque les limites sont fixées dans la terre, il n’y a pas de droit de préemption en elle, ni de droit de préemption dans un puits, ni dans les palmiers mâles. »

Malik a dit : « Et c’est là la règle chez nous. »

Malik a dit : « Et il n’y a pas de droit de préemption dans un chemin, que le partage y soit possible ou non. »

Malik a dit : « Et la règle chez nous est qu’il n’y a pas de droit de préemption dans la cour d’une maison, que le partage y soit possible ou non. »

Malik a dit à propos d’un homme qui a acheté une part d’une terre en indivision, à condition d’avoir sur elle une option, et que les associés du vendeur ont voulu prendre ce que leur associé a vendu par droit de préemption avant que l’acheteur n’exerce son option : « Cela ne leur appartient pas avant que l’acheteur ne prenne et que la vente ne soit confirmée pour lui. Et lorsque la vente devient obligatoire pour lui, ils ont alors le droit de préemption. »

Malik a dit à propos de l’homme qui achète une terre, qu’elle reste entre ses mains un certain temps, puis qu’un homme vient et y obtient un droit par héritage : « Il a le droit de préemption si son droit est établi. Et ce que la terre a produit comme récolte appartient au premier acheteur jusqu’au jour où le droit de l’autre est établi, parce qu’il en avait garanti la charge, si ce qui s’y trouvait de plantations avait péri ou avait été emporté par un torrent. »

Il a dit : « Si le temps se prolonge, ou si les témoins meurent, ou si le vendeur ou l’acheteur meurt, ou s’ils sont tous deux vivants et que le fondement de la vente et de l’achat est oublié en raison de la longueur du temps, le droit de préemption cesse, et celui dont le droit est établi prend son droit. Et si son cas est autre que cela, dans le cas d’un engagement récent et proche, et qu’il voit que le vendeur a dissimulé le prix et l’a caché pour couper par là le droit du titulaire de la préemption, la terre est estimée selon ce que l’on considère être son prix, et son prix revient à cela. Puis on considère ce qui a été ajouté à la terre comme constructions, plantations ou bâtiments, et il en est comme de celui qui a acheté la terre à un prix connu, puis y a bâti et planté. Ensuite, le titulaire du droit de préemption la prend. »

Malik a dit : « Et le droit de préemption est établi sur les biens du mort comme il l’est sur les biens du vivant. Si les proches du défunt craignent que les biens du défunt ne se brisent, ils les partagent puis les vendent, et ils n’ont alors sur eux aucun droit de préemption. »

Malik a dit : « Et il n’y a pas chez nous de droit de préemption dans un esclave, ni dans une esclave, ni dans un chameau, ni dans une vache, ni dans une brebis, ni dans aucune bête, ni dans un vêtement, ni dans un puits qui n’a pas de terrain nu. Le droit de préemption n’est que dans ce qui se prête au partage et dans ce où les limites sont fixées de la terre. Quant à ce qui ne se prête pas au partage, il n’y a pas de droit de préemption en cela. »

Malik a dit : « Et quiconque achète une terre dans laquelle des gens présents ont un droit de préemption, qu’il les défère au sultan : soit ils obtiennent leur droit, soit le sultan le lui remet. Mais s’il les laisse et ne porte pas leur affaire au sultan, alors qu’ils savaient son achat et qu’ils ont délaissé cela jusqu’à ce que le temps se prolonge, puis qu’ils viennent réclamer leur droit de préemption, je ne vois pas que cela leur soit dû. »