Muwatta Malik

Book 2, Hadith 85

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ حَاطِبٍ، أَنَّهُ اعْتَمَرَ مَعَ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي رَكْبٍ فِيهِمْ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ وَأَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَرَّسَ بِبَعْضِ الطَّرِيقِ قَرِيبًا مِنْ بَعْضِ الْمِيَاهِ فَاحْتَلَمَ عُمَرُ وَقَدْ كَادَ أَنْ يُصْبِحَ فَلَمْ يَجِدْ مَعَ الرَّكْبِ مَاءً فَرَكِبَ حَتَّى جَاءَ الْمَاءَ فَجَعَلَ يَغْسِلُ مَا رَأَى مِنْ ذَلِكَ الاِحْتِلاَمِ حَتَّى أَسْفَرَ فَقَالَ لَهُ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ أَصْبَحْتَ وَمَعَنَا ثِيَابٌ فَدَعْ ثَوْبَكَ يُغْسَلُ ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَاعَجَبًا لَكَ يَا عَمْرُو بْنَ الْعَاصِ لَئِنْ كُنْتَ تَجِدُ ثِيَابًا أَفَكُلُّ النَّاسِ يَجِدُ ثِيَابًا وَاللَّهِ لَوْ فَعَلْتُهَا لَكَانَتْ سُنَّةً بَلْ أَغْسِلُ مَا رَأَيْتُ وَأَنْضِحُ مَا لَمْ أَرَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فِي رَجُلٍ وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ أَثَرَ احْتِلاَمٍ وَلاَ يَدْرِي مَتَى كَانَ وَلاَ يَذْكُرُ شَيْئًا رَأَى فِي مَنَامِهِ قَالَ لِيَغْتَسِلْ مِنْ أَحْدَثِ نَوْمٍ نَامَهُ فَإِنْ كَانَ صَلَّى بَعْدَ ذَلِكَ النَّوْمِ فَلْيُعِدْ مَا كَانَ صَلَّى بَعْدَ ذَلِكَ النَّوْمِ مِنْ أَجْلِ أَنَّ الرَّجُلَ رُبَّمَا احْتَلَمَ وَلاَ يَرَى شَيْئًا وَيَرَى وَلاَ يَحْتَلِمُ فَإِذَا وَجَدَ فِي ثَوْبِهِ مَاءً فَعَلَيْهِ الْغُسْلُ وَذَلِكَ أَنَّ عُمَرَ أَعَادَ مَا كَانَ صَلَّى لآخِرِ نَوْمٍ نَامَهُ وَلَمْ يُعِدْ مَا كَانَ قَبْلَهُ ‏.‏
Traduction

Il accomplit la `umra avec `Umar ibn al-Khattab au sein d’un groupe de cavaliers parmi lesquels se trouvait `Amr ibn al-`As. `Umar ibn al-Khattab fit halte pour la nuit sur une partie de la route, à proximité de l’un des points d’eau. `Umar eut une pollution nocturne alors que le matin était presque venu, et il n’y avait pas d’eau avec le groupe. Il chevaucha alors jusqu’à parvenir à l’eau, puis il se mit à laver ce qu’il voyait de cette pollution jusqu’au lever du jour.

`Amr ibn al-`As lui dit : « Le matin est venu et nous avons des vêtements avec nous, donne donc ton vêtement pour qu’il soit lavé. »

`Umar ibn al-Khattab dit : « Que tu es étonnant, ô `Amr ibn al-`As ! Même si tu trouves des vêtements, est-ce que tous les gens trouvent des vêtements ? Par Allah, si je faisais cela, ce deviendrait une sunna. Au contraire, je lave ce que j’ai vu et j’asperge d’eau ce que je n’ai pas vu. »

Malik a dit au sujet d’un homme qui trouve sur son vêtement la trace d’une pollution sans savoir quand cela s’est produit et sans se souvenir de rien qu’il aurait vu dans son rêve : Qu’il fasse le ghusl en le comptant à partir de son sommeil le plus récent. S’il a prié après ce sommeil, qu’il recommence ce qu’il a prié après ce sommeil, car l’homme peut parfois avoir une pollution sans rien voir, et voir sans avoir de pollution. Mais s’il trouve du liquide sur son vêtement, le ghusl lui incombe. Et cela parce que `Umar recommença ce qu’il avait prié après son dernier sommeil et ne recommença pas ce qui était avant lui.