Muwatta Malik

Book 31, Hadith 37

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، يَقُولُ قَطْعُ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ مِنَ الْفَسَادِ فِي الأَرْضِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ بَأْسَ أَنْ يَشْتَرِيَ الرَّجُلُ الذَّهَبَ بِالْفِضَّةِ وَالْفِضَّةَ بِالذَّهَبِ جِزَافًا إِذَا كَانَ تِبْرًا أَوْ حَلْيًا قَدْ صِيغَ فَأَمَّا الدَّرَاهِمُ الْمَعْدُودَةُ وَالدَّنَانِيرُ الْمَعْدُودَةُ فَلاَ يَنْبَغِي لأَحَدٍ أَنْ يَشْتَرِيَ ذَلِكَ جِزَافًا حَتَّى يُعْلَمَ وَيُعَدَّ فَإِنِ اشْتُرِيَ ذَلِكَ جِزَافًا فَإِنَّمَا يُرَادُ بِهِ الْغَرَرُ حِينَ يُتْرَكُ عَدُّهُ وَيُشْتَرَى جِزَافًا وَلَيْسَ هَذَا مِنْ بُيُوعِ الْمُسْلِمِينَ فَأَمَّا مَا كَانَ يُوزَنُ مِنَ التِّبْرِ وَالْحَلْىِ فَلاَ بَأْسَ أَنْ يُبَاعَ ذَلِكَ جِزَافًا وَإِنَّمَا ابْتِيَاعُ ذَلِكَ جِزَافًا كَهَيْئَةِ الْحِنْطَةِ وَالتَّمْرِ وَنَحْوِهِمَا مِنَ الأَطْعِمَةِ الَّتِي تُبَاعُ جِزَافًا وَمِثْلُهَا يُكَالُ فَلَيْسَ بِابْتِيَاعِ ذَلِكَ جِزَافًا بَأْسٌ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ مَنِ اشْتَرَى مُصْحَفًا أَوْ سَيْفًا أَوْ خَاتَمًا وَفِي شَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ ذَهَبٌ أَوْ فِضَّةٌ بِدَنَانِيرَ أَوْ دَرَاهِمَ فَإِنَّ مَا اشْتُرِيَ مِنْ ذَلِكَ وَفِيهِ الذَّهَبُ بِدَنَانِيرَ فَإِنَّهُ يُنْظَرُ إِلَى قِيمَتِهِ فَإِنْ كَانَتْ قِيمَةُ ذَلِكَ الثُّلُثَيْنِ وَقِيمَةُ مَا فِيهِ مِنَ الذَّهَبِ الثُّلُثَ فَذَلِكَ جَائِزٌ لاَ بَأْسَ بِهِ إِذَا كَانَ ذَلِكَ يَدًا بِيَدٍ وَلاَ يَكُونُ فِيهِ تَأْخِيرٌ وَمَا اشْتُرِيَ مِنْ ذَلِكَ بِالْوَرِقِ مِمَّا فِيهِ الْوَرِقُ نُظِرَ إِلَى قِيمَتِهِ فَإِنْ كَانَ قِيمَةُ ذَلِكَ الثُّلُثَيْنِ وَقِيمَةُ مَا فِيهِ مِنَ الْوَرِقِ الثُّلُثَ فَذَلِكَ جَائِزٌ لاَ بَأْسَ بِهِ إِذَا كَانَ ذَلِكَ يَدًا بِيَدٍ وَلَمْ يَزَلْ ذَلِكَ مِنْ أَمْرِ النَّاسِ عِنْدَنَا ‏.‏
Traduction

Sa'id ibn al-Musayyab a dit : Retenir l’or et l’argent fait partie de la corruption sur la terre.

Malik a dit : Il n’y a pas de mal à ce qu’un homme achète de l’or avec de l’argent et de l’argent avec de l’or en bloc, sans mesure, lorsqu’il s’agit de métal brut ou de bijoux déjà façonnés. Quant aux dirhams comptés et aux dinars comptés, nul ne doit les acheter en bloc jusqu’à ce qu’il les connaisse et les compte. Si on les achète en bloc, on ne vise par là que le risque trompeur, lorsqu’on délaisse leur compte et qu’on achète en bloc, et cela ne fait pas partie des ventes des musulmans. Quant à ce qui se pèse parmi le métal brut et les bijoux, il n’y a pas de mal à le vendre en bloc. L’acheter en bloc est comme le blé, les dattes et autres denrées semblables qui se vendent en bloc bien que leurs semblables se mesurent ; il n’y a pas de mal à acheter cela en bloc.

Malik a dit : Quiconque achète un exemplaire du Coran, une épée ou une bague à cachet comportant un peu d’or ou d’argent, avec des dinars ou des dirhams – ce qui en est acheté avec des dinars et contient de l’or, on en examine la valeur : si la valeur de l’objet est de deux tiers et la valeur de l’or qu’il contient d’un tiers, cela est permis et il n’y a pas de mal à cela, lorsque c’est de main à main et sans délai. Et ce qui en est acheté avec de l’argent et contient de l’argent, on en examine la valeur : si la valeur de l’objet est de deux tiers et la valeur de l’argent qu’il contient d’un tiers, cela est permis et il n’y a pas de mal à cela, lorsque c’est de main à main. Cela n’a cessé d’être la pratique des gens chez nous.