Muwatta Malik

Book 31, Hadith 52

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ بَلَغَهُ عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنِ ابْنِ مُعَيْقِيبٍ الدَّوْسِيِّ، مِثْلُ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَهُوَ الأَمْرُ عِنْدَنَا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ الأَمْرُ الْمُجْتَمَعُ عَلَيْهِ عِنْدَنَا أَنْ لاَ تُبَاعَ الْحِنْطَةُ بِالْحِنْطَةِ وَلاَ التَّمْرُ بِالتَّمْرِ وَلاَ الْحِنْطَةُ بِالتَّمْرِ وَلاَ التَّمْرُ بِالزَّبِيبِ وَلاَ الْحِنْطَةُ بِالزَّبِيبِ وَلاَ شَىْءٌ مِنَ الطَّعَامِ كُلِّهِ إِلاَّ يَدًا بِيَدٍ فَإِنْ دَخَلَ شَيْئًا مِنْ ذَلِكَ الأَجَلُ لَمْ يَصْلُحْ وَكَانَ حَرَامًا وَلاَ شَىْءَ مِنَ الأُدْمِ كُلِّهَا إِلاَّ يَدًا بِيَدٍ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ يُبَاعُ شَىْءٌ مِنَ الطَّعَامِ وَالأُدْمِ إِذَا كَانَ مِنْ صِنْفٍ وَاحِدٍ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ فَلاَ يُبَاعُ مُدُّ حِنْطَةٍ بِمُدَّىْ حِنْطَةٍ وَلاَ مُدُّ تَمْرٍ بِمُدَّىْ تَمْرٍ وَلاَ مُدُّ زَبِيبٍ بِمُدَّىْ زَبِيبٍ وَلاَ مَا أَشْبَهَ ذَلِكَ مِنَ الْحُبُوبِ وَالأُدْمِ كُلِّهَا إِذَا كَانَ مِنْ صِنْفٍ وَاحِدٍ وَإِنْ كَانَ يَدًا بِيَدٍ إِنَّمَا ذَلِكَ بِمَنْزِلَةِ الْوَرِقِ بِالْوَرِقِ وَالذَّهَبِ بِالذَّهَبِ لاَ يَحِلُّ فِي شَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ الْفَضْلُ وَلاَ يَحِلُّ إِلاَّ مِثْلاً بِمِثْلٍ يَدًا بِيَدٍ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَإِذَا اخْتَلَفَ مَا يُكَالُ أَوْ يُوزَنُ مِمَّا يُؤْكَلُ أَوْ يُشْرَبُ فَبَانَ اخْتِلاَفُهُ فَلاَ بَأْسَ أَنْ يُؤْخَذَ مِنْهُ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ يَدًا بِيَدٍ وَلاَ بَأْسَ أَنْ يُؤْخَذَ صَاعٌ مِنْ تَمْرٍ بِصَاعَيْنِ مِنْ حِنْطَةٍ وَصَاعٌ مِنْ تَمْرٍ بِصَاعَيْنِ مِنْ زَبِيبٍ وَصَاعٌ مِنْ حِنْطَةٍ بِصَاعَيْنِ مِنْ سَمْنٍ فَإِذَا كَانَ الصِّنْفَانِ مِنْ هَذَا مُخْتَلِفَيْنِ فَلاَ بَأْسَ بِاثْنَيْنِ مِنْهُ بِوَاحِدٍ أَوْ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ يَدًا بِيَدٍ فَإِنْ دَخَلَ ذَلِكَ الأَجَلُ فَلاَ يَحِلُّ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ تَحِلُّ صُبْرَةُ الْحِنْطَةِ بِصُبْرَةِ الْحِنْطَةِ وَلاَ بَأْسَ بِصُبْرَةِ الْحِنْطَةِ بِصُبْرَةِ التَّمْرِ يَدًا بِيَدٍ وَذَلِكَ أَنَّهُ لاَ بَأْسَ أَنْ يُشْتَرَى الْحِنْطَةُ بِالتَّمْرِ جِزَافًا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَكُلُّ مَا اخْتَلَفَ مِنَ الطَّعَامِ وَالأُدْمِ فَبَانَ اخْتِلاَفُهُ فَلاَ بَأْسَ أَنْ يُشْتَرَى بَعْضُهُ بِبَعْضٍ جِزَافًا يَدًا بِيَدٍ فَإِنْ دَخَلَهُ الأَجَلُ فَلاَ خَيْرَ فِيهِ وَإِنَّمَا اشْتِرَاءُ ذَلِكَ جِزَافًا كَاشْتِرَاءِ بَعْضِ ذَلِكَ بِالذَّهَبِ وَالْوَرِقِ جِزَافًا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَذَلِكَ أَنَّكَ تَشْتَرِي الْحِنْطَةَ بِالْوَرِقِ جِزَافًا وَالتَّمْرَ بِالذَّهَبِ جِزَافًا فَهَذَا حَلاَلٌ لاَ بَأْسَ بِهِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمَنْ صَبَّرَ صُبْرَةَ طَعَامٍ وَقَدْ عَلِمَ كَيْلَهَا ثُمَّ بَاعَهَا جِزَافًا وَكَتَمَ الْمُشْتَرِي كَيْلَهَا فَإِنَّ ذَلِكَ لاَ يَصْلُحُ فَإِنْ أَحَبَّ الْمُشْتَرِي أَنْ يَرُدَّ ذَلِكَ الطَّعَامَ عَلَى الْبَائِعِ رَدَّهُ بِمَا كَتَمَهُ كَيْلَهُ وَغَرَّهُ وَكَذَلِكَ كُلُّ مَا عَلِمَ الْبَائِعُ كَيْلَهُ وَعَدَدَهُ مِنَ الطَّعَامِ وَغَيْرِهِ ثُمَّ بَاعَهُ جِزَافًا وَلَمْ يَعْلَمِ الْمُشْتَرِي ذَلِكَ فَإِنَّ الْمُشْتَرِيَ إِنْ أَحَبَّ أَنْ يَرُدَّ ذَلِكَ عَلَى الْبَائِعِ رَدَّهُ وَلَمْ يَزَلْ أَهْلُ الْعِلْمِ يَنْهَوْنَ عَنْ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ خَيْرَ فِي الْخُبْزِ قُرْصٍ بِقُرْصَيْنِ وَلاَ عَظِيمٍ بِصَغِيرٍ إِذَا كَانَ بَعْضُ ذَلِكَ أَكْبَرَ مِنْ بَعْضٍ فَأَمَّا إِذَا كَانَ يَتَحَرَّى أَنْ يَكُونَ مِثْلاً بِمِثْلٍ فَلاَ بَأْسَ بِهِ وَإِنْ لَمْ يُوزَنْ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ لاَ يَصْلُحُ مُدُّ زُبْدٍ وَمُدُّ لَبَنٍ بِمُدَّىْ زُبْدٍ وَهُوَ مِثْلُ الَّذِي وَصَفْنَا مِنَ التَّمْرِ الَّذِي يُبَاعُ صَاعَيْنِ مِنْ كَبِيسٍ وَصَاعًا مِنْ حَشَفٍ بِثَلاَثَةِ أَصْوُعٍ مِنْ عَجْوَةٍ حِينَ قَالَ لِصَاحِبِهِ إِنَّ صَاعَيْنِ مِنْ كَبِيسٍ بِثَلاَثَةِ أَصْوُعٍ مِنَ الْعَجْوَةِ لاَ يَصْلُحُ ‏.‏ فَفَعَلَ ذَلِكَ لِيُجِيزَ بَيْعَهُ وَإِنَّمَا جَعَلَ صَاحِبُ اللَّبَنِ اللَّبَنَ مَعَ زُبْدِهِ لِيَأْخُذَ فَضْلَ زُبْدِهِ عَلَى زُبْدِ صَاحِبِهِ حِينَ أَدْخَلَ مَعَهُ اللَّبَنَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالدَّقِيقُ بِالْحِنْطَةِ مِثْلاً بِمِثْلٍ لاَ بَأْسَ بِهِ وَذَلِكَ لأَنَّهُ أَخْلَصَ الدَّقِيقَ فَبَاعَهُ بِالْحِنْطَةِ مِثْلاً بِمِثْلٍ وَلَوْ جَعَلَ نِصْفَ الْمُدِّ مِنْ دَقِيقٍ وَنِصْفَهُ مِنْ حِنْطَةٍ فَبَاعَ ذَلِكَ بِمُدٍّ مِنْ حِنْطَةٍ كَانَ ذَلِكَ مِثْلَ الَّذِي وَصَفْنَا لاَ يَصْلُحُ لأَنَّهُ إِنَّمَا أَرَادَ أَنْ يَأْخُذَ فَضْلَ حِنْطَتِهِ الْجَيِّدَةِ حَتَّى جَعَلَ مَعَهَا الدَّقِيقَ فَهَذَا لاَ يَصْلُحُ ‏.‏
Traduction

Malik a dit : Et telle est la règle en vigueur chez nous.

Malik a dit : La règle unanimement admise chez nous est que le blé ne se vend pas contre du blé, ni les dattes contre des dattes, ni le blé contre des dattes, ni les dattes contre des raisins secs, ni le blé contre des raisins secs, ni rien de tous les aliments en général, sauf de main à main. Si un terme intervient en quoi que ce soit de cela, ce n’est pas valable et c’est illicite. Et rien de tous les assaisonnements en général, sauf de main à main.

Malik a dit : Rien des aliments et des assaisonnements ne se vend, lorsqu’il est d’une même espèce, deux contre un. On ne vend pas un mudd de blé contre deux mudd de blé, ni un mudd de dattes contre deux mudd de dattes, ni un mudd de raisins secs contre deux mudd de raisins secs, ni ce qui y ressemble parmi les grains et tous les assaisonnements, lorsqu’il est d’une même espèce, même si c’est de main à main. Cela est en effet comme l’argent contre l’argent et l’or contre l’or : en rien de cela l’excédent n’est permis, et n’est permis que l’égal contre l’égal, de main à main.

Malik a dit : Lorsque ce qui se mesure ou se pèse, parmi ce qui se mange ou se boit, est différent et que sa différence est manifeste, il n’y a pas de mal à en prendre deux contre un, de main à main. Et il n’y a pas de mal à prendre un sa‘ de dattes contre deux sa‘ de blé, un sa‘ de dattes contre deux sa‘ de raisins secs, et un sa‘ de blé contre deux sa‘ de beurre fondu. Si les deux espèces en cela sont différentes, il n’y a pas de mal à en prendre deux contre un ou davantage, de main à main. Mais si le terme y intervient, ce n’est pas permis.

Malik a dit : Un tas de blé contre un tas de blé n’est pas permis. Mais il n’y a pas de mal à échanger un tas de blé contre un tas de dattes, de main à main. Cela parce qu’il n’y a pas de mal à acheter du blé avec des dattes en bloc, sans mesure précise.

Malik a dit : Tout ce qui est différent parmi les aliments et les assaisonnements, et dont la différence est manifeste, il n’y a pas de mal à en acheter une partie contre une autre en bloc, sans mesure précise, de main à main. Si le terme y intervient, il n’y a aucun bien en cela. L’achat de cela en bloc est en effet comme l’achat d’une partie de cela avec de l’or et de l’argent en bloc.

Malik a dit : Cela parce que tu achètes le blé avec de l’argent en bloc, et les dattes avec de l’or en bloc. Ceci est licite, il n’y a pas de mal en cela.

Malik a dit : Celui qui amasse un tas de nourriture alors qu’il en connaît la mesure, puis le vend en bloc et en cache la mesure à l’acheteur, cela n’est pas valable. Si l’acheteur veut rendre cette nourriture au vendeur, il la rend en raison de ce qu’il lui a caché de sa mesure et de ce qu’il l’a trompé. Il en est de même de tout ce dont le vendeur connaît la mesure et le nombre, parmi la nourriture et autre chose, qu’il vend ensuite en bloc sans que l’acheteur le sache : si l’acheteur veut le rendre au vendeur, il le rend. Et les gens de science n’ont cessé d’interdire cela.

Malik a dit : Il n’y a aucun bien dans le pain, une galette contre deux galettes, ni grand contre petit, lorsque l’une des parties est plus grande que l’autre. Mais si l’on veille à ce que ce soit égal contre égal, il n’y a pas de mal en cela, même si ce n’est pas pesé.

Malik a dit : Un mudd de beurre et un mudd de lait contre deux mudd de beurre n’est pas valable. C’est comme ce que nous avons décrit au sujet des dattes qui se vendent comme deux sa‘ de dattes kabis et un sa‘ de dattes hashaf contre trois sa‘ de dattes ‘ajwa, lorsqu’il dit à son compagnon : « Deux sa‘ de kabis contre trois sa‘ de ‘ajwa n’est pas valable », puis fit cela pour rendre sa vente permise. Le propriétaire du lait a en effet mis le lait avec son beurre pour obtenir la supériorité de son beurre sur le beurre de son compagnon, lorsqu’il y a introduit le lait.

Malik a dit : La farine contre le blé, à égalité, il n’y a pas de mal en cela. Cela parce qu’il a laissé la farine pure et l’a vendue contre du blé, à égalité. Mais s’il avait mis un demi-mudd de farine et son autre moitié de blé, puis avait vendu cela contre un mudd de blé, ce serait comme ce que nous avons décrit, ce n’est pas valable, parce qu’il a seulement voulu obtenir la supériorité de son bon blé, au point d’y joindre la farine. Ceci n’est pas valable.