Muwatta Malik

Book 31, Hadith 61

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَأَلَ ابْنَ شِهَابٍ عَنْ بَيْعٍ الْحَيَوَانِ، اثْنَيْنِ بِوَاحِدٍ إِلَى أَجَلٍ فَقَالَ لاَ بَأْسَ بِذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ الأَمْرُ الْمُجْتَمَعُ عَلَيْهِ عِنْدَنَا أَنَّهُ لاَ بَأْسَ بِالْجَمَلِ بِالْجَمَلِ مِثْلِهِ وَزِيَادَةِ دَرَاهِمَ يَدًا بِيَدٍ وَلاَ بَأْسَ بِالْجَمَلِ بِالْجَمَلِ مِثْلِهِ وَزِيَادَةِ دَرَاهِمَ الْجَمَلُ بِالْجَمَلِ يَدًا بِيَدٍ وَالدَّرَاهِمُ إِلَى أَجَلٍ ‏.‏ قَالَ وَلاَ خَيْرَ فِي الْجَمَلِ بِالْجَمَلِ مِثْلِهِ وَزِيَادَةِ دَرَاهِمَ الدَّرَاهِمُ نَقْدًا وَالْجَمَلُ إِلَى أَجَلٍ وَإِنْ أَخَّرْتَ الْجَمَلَ وَالدَّرَاهِمَ لاَ خَيْرَ فِي ذَلِكَ أَيْضًا ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَلاَ بَأْسَ أَنْ يَبْتَاعَ الْبَعِيرَ النَّجِيبَ بِالْبَعِيرَيْنِ أَوْ بِالأَبْعِرَةِ مِنَ الْحَمُولَةِ مِنْ مَاشِيَةِ الإِبِلِ وَإِنْ كَانَتْ مِنْ نَعَمٍ وَاحِدَةٍ فَلاَ بَأْسَ أَنْ يُشْتَرَى مِنْهَا اثْنَانِ بِوَاحِدٍ إِلَى أَجَلٍ إِذَا اخْتَلَفَتْ فَبَانَ اخْتِلاَفُهَا وَإِنْ أَشْبَهَ بَعْضُهَا بَعْضًا وَاخْتَلَفَتْ أَجْنَاسُهَا أَوْ لَمْ تَخْتَلِفْ فَلاَ يُؤْخَذُ مِنْهَا اثْنَانِ بِوَاحِدٍ إِلَى أَجَلٍ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَتَفْسِيرُ مَا كُرِهَ مِنْ ذَلِكَ أَنْ يُؤْخَذَ الْبَعِيرُ بِالْبَعِيرَيْنِ لَيْسَ بَيْنَهُمَا تَفَاضُلٌ فِي نَجَابَةٍ وَلاَ رِحْلَةٍ فَإِذَا كَانَ هَذَا عَلَى مَا وَصَفْتُ لَكَ فَلاَ يُشْتَرَى مِنْهُ اثْنَانِ بِوَاحِدٍ إِلَى أَجَلٍ وَلاَ بَأْسَ أَنْ تَبِيعَ مَا اشْتَرَيْتَ مِنْهَا قَبْلَ أَنْ تَسْتَوْفِيَهُ مِنْ غَيْرِ الَّذِي اشْتَرَيْتَهُ مِنْهُ إِذَا انْتَقَدْتَ ثَمَنَهُ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَمَنْ سَلَّفَ فِي شَىْءٍ مِنَ الْحَيَوَانِ إِلَى أَجَلٍ مُسَمًّى فَوَصَفَهُ وَحَلاَّهُ وَنَقَدَ ثَمَنَهُ فَذَلِكَ جَائِزٌ وَهُوَ لاَزِمٌ لِلْبَائِعِ وَالْمُبْتَاعِ عَلَى مَا وَصَفَا وَحَلَّيَا وَلَمْ يَزَلْ ذَلِكَ مِنْ عَمَلِ النَّاسِ الْجَائِزِ بَيْنَهُمْ وَالَّذِي لَمْ يَزَلْ عَلَيْهِ أَهْلُ الْعِلْمِ بِبَلَدِنَا ‏.‏
Traduction

Malik interrogea Ibn Shihab au sujet de la vente d’animaux, deux pour un à terme, et il dit : « Il n’y a pas de mal à cela. »

Malik dit : « La pratique unanimement établie chez nous est qu’il n’y a pas de mal à échanger un chameau contre un chameau semblable avec un surplus de dirhams, de main à main, et il n’y a pas de mal à échanger un chameau contre un chameau semblable avec un surplus de dirhams, le chameau contre le chameau étant de main à main et les dirhams étant à terme. » Il dit : « Et il n’y a aucun bien dans un chameau contre un chameau semblable avec un surplus de dirhams, lorsque les dirhams sont payés comptant et que le chameau est à terme, et si le chameau et les dirhams sont tous deux différés, il n’y a également aucun bien en cela. »

Malik dit : « Et il n’y a pas de mal à acheter le chameau noble de monte contre deux chameaux ou contre plusieurs chameaux de charge du bétail de chameaux au pâturage, même s’ils proviennent d’un seul troupeau ; il n’y a pas de mal à en acheter deux pour un à terme lorsqu’ils diffèrent et que leur différence apparaît clairement. Mais si les uns ressemblent aux autres, que leurs races diffèrent ou ne diffèrent pas, on n’en prendra pas deux pour un à terme. »

Malik dit : « Et l’explication de ce qui est réprouvé en cela est que l’on prenne le chameau contre deux chameaux entre lesquels il n’y a aucune supériorité ni en noblesse ni en aptitude au voyage monté. Si c’est conforme à ce que je t’ai décrit, on n’en achètera pas deux pour un à terme. Et il n’y a pas de mal à ce que tu vendes ce que tu en as acheté, avant de l’avoir entièrement reçu, à un autre que celui à qui tu l’as acheté, si tu en as encaissé le prix comptant. »

Malik dit : « Et celui qui paie d’avance pour quelque chose parmi les animaux jusqu’à un terme déterminé, en le décrivant et en en précisant les caractéristiques, et en en payant le prix comptant, cela est permis, et c’est obligatoire pour le vendeur et l’acheteur selon ce qu’ils ont décrit et précisé. Et cela n’a cessé d’être la pratique permise des gens entre eux, et celle à laquelle les gens de science de notre pays n’ont cessé de se tenir. »