Muwatta Malik

Book 17, Hadith 19

Texte arabe du hadith
وَحَدَّثَنِي عَنْ مَالِكٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ خُصَيْفَةَ، أَنَّهُ سَأَلَ سُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ عَنْ رَجُلٍ، لَهُ مَالٌ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ مِثْلُهُ أَعَلَيْهِ زَكَاةٌ فَقَالَ لاَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ الأَمْرُ الَّذِي لاَ اخْتِلاَفَ فِيهِ عِنْدَنَا فِي الدَّيْنِ أَنَّ صَاحِبَهُ لاَ يُزَكِّيهِ حَتَّى يَقْبِضَهُ وَإِنْ أَقَامَ عِنْدَ الَّذِي هُوَ عَلَيْهِ سِنِينَ ذَوَاتِ عَدَدٍ ثُمَّ قَبَضَهُ صَاحِبُهُ لَمْ تَجِبْ عَلَيْهِ إِلاَّ زَكَاةٌ وَاحِدَةٌ فَإِنْ قَبَضَ مِنْهُ شَيْئًا لاَ تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَإِنَّهُ إِنْ كَانَ لَهُ مَالٌ سِوَى الَّذِي قُبِضَ تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَإِنَّهُ يُزَكَّى مَعَ مَا قَبَضَ مِنْ دَيْنِهِ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ نَاضٌّ غَيْرُ الَّذِي اقْتَضَى مِنْ دَيْنِهِ وَكَانَ الَّذِي اقْتَضَى مِنْ دَيْنِهِ لاَ تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَلاَ زَكَاةَ عَلَيْهِ فِيهِ وَلَكِنْ لِيَحْفَظْ عَدَدَ مَا اقْتَضَى فَإِنِ اقْتَضَى بَعْدَ ذَلِكَ عَدَدَ مَا تَتِمُّ بِهِ الزَّكَاةُ مَعَ مَا قَبَضَ قَبْلَ ذَلِكَ فَعَلَيْهِ فِيهِ الزَّكَاةُ ‏.‏ قَالَ فَإِنْ كَانَ قَدِ اسْتَهْلَكَ مَا اقْتَضَى أَوَّلاً أَوْ لَمْ يَسْتَهْلِكْهُ فَالزَّكَاةُ وَاجِبَةٌ عَلَيْهِ مَعَ مَا اقْتَضَى مِنْ دَيْنِهِ فَإِذَا بَلَغَ مَا اقْتَضَى عِشْرِينَ دِينَارًا عَيْنًا أَوْ مِائَتَىْ دِرْهَمٍ فَعَلَيْهِ فِيهِ الزَّكَاةُ ثُمَّ مَا اقْتَضَى بَعْدَ ذَلِكَ مِنْ قَلِيلٍ أَوْ كَثِيرٍ فَعَلَيْهِ الزَّكَاةُ بِحَسَبِ ذَلِكَ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالدَّلِيلُ عَلَى الدَّيْنِ يَغِيبُ أَعْوَامًا ثُمَّ يُقْتَضَى فَلاَ يَكُونُ فِيهِ إِلاَّ زَكَاةٌ وَاحِدَةٌ أَنَّ الْعُرُوضَ تَكُونُ عِنْدَ الرَّجُلِ لِلتِّجَارَةِ أَعْوَامًا ثُمَّ يَبِيعُهَا فَلَيْسَ عَلَيْهِ فِي أَثْمَانِهَا إِلاَّ زَكَاةٌ وَاحِدَةٌ وَذَلِكَ أَنَّهُ لَيْسَ عَلَى صَاحِبِ الدَّيْنِ أَوِ الْعُرُوضِ أَنْ يُخْرِجَ زَكَاةَ ذَلِكَ الدَّيْنِ أَوِ الْعُرُوضِ مِنْ مَالٍ سِوَاهُ وَإِنَّمَا يُخْرِجُ زَكَاةَ كُلِّ شَىْءٍ مِنْهُ وَلاَ يُخْرِجُ الزَّكَاةَ مِنْ شَىْءٍ عَنْ شَىْءٍ غَيْرِهِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ الأَمْرُ عِنْدَنَا فِي الرَّجُلِ يَكُونُ عَلَيْهِ دَيْنٌ وَعِنْدَهُ مِنَ الْعُرُوضِ مَا فِيهِ وَفَاءٌ لِمَا عَلَيْهِ مِنَ الدَّيْنِ وَيَكُونُ عِنْدَهُ مِنَ النَّاضِّ سِوَى ذَلِكَ مَا تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَإِنَّهُ يُزَكِّي مَا بِيَدِهِ مِنْ نَاضٍّ تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ مِنَ الْعُرُوضِ وَالنَّقْدِ إِلاَّ وَفَاءُ دَيْنِهِ فَلاَ زَكَاةَ عَلَيْهِ حَتَّى يَكُونَ عِنْدَهُ مِنَ النَّاضِّ فَضْلٌ عَنْ دَيْنِهِ مَا تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ فَعَلَيْهِ أَنْ يُزَكِّيَهُ ‏.‏
Traduction

Il a interrogé Sulayman ibn Yasar au sujet d'un homme qui possède des biens et qui a une dette équivalente, pour savoir si le zakat lui incombe, et il a dit : Non.

Malik a dit : La règle sur laquelle il n'y a pas de divergence chez nous concernant la créance est que son détenteur ne paie pas le zakat dessus jusqu'à ce qu'il la recouvre. Et même si elle reste chez celui qui la doit pendant de nombreuses années, puis que son détenteur la recouvre, il ne lui incombe qu'un seul zakat. S'il en recouvre une partie pour laquelle le zakat n'est pas dû, et qu'il possède, en dehors de ce qu'il a recouvré, d'autres biens pour lesquels le zakat est dû, alors il paie le zakat pour cela avec ce qu'il a recouvré de cette créance.

Il a dit : Et s'il ne possède pas d'argent liquide autre que ce qu'il a recouvré de sa créance, et que ce qu'il a recouvré de sa créance n'atteint pas le montant pour lequel le zakat est dû, alors aucun zakat ne lui incombe à ce sujet, mais qu'il retienne le nombre de ce qu'il a recouvré. S'il recouvre ensuite un montant par lequel se complète le zakat avec ce qu'il avait recouvré auparavant, alors le zakat lui incombe à ce sujet.

Il a dit : Qu'il ait consommé ce qu'il a recouvré en premier ou qu'il ne l'ait pas consommé, le zakat lui est obligatoire avec ce qu'il recouvre de sa créance. Lorsque ce qu'il a recouvré atteint vingt dinars en or ou deux cents dirhams, le zakat lui incombe à ce sujet. Puis, pour tout ce qu'il recouvre ensuite, peu ou beaucoup, le zakat lui incombe en proportion de cela.

Malik a dit : La preuve que pour une créance qui reste absente des années puis qui est recouvrée, il n'y a qu'un seul zakat, c'est que les marchandises restent chez un homme pour le commerce pendant des années puis il les vend, et il ne lui incombe pour leurs prix qu'un seul zakat. Cela parce que le détenteur de la créance ou des marchandises n'a pas à verser le zakat de cette créance ou de ces marchandises à partir d'un autre bien ; le zakat de chaque chose est versé à partir d'elle-même, et l'on ne verse pas le zakat d'une chose à partir d'une autre chose.

Malik a dit : La règle chez nous concernant l'homme qui a une dette et qui possède en marchandises de quoi s'acquitter de ce qu'il doit comme dette, et qui possède en outre en argent liquide de quoi rendre le zakat obligatoire, est qu'il paie le zakat de l'argent liquide qu'il a en main pour lequel le zakat est dû. Et s'il ne possède en marchandises et en liquidités que de quoi s'acquitter de sa dette, alors aucun zakat ne lui incombe jusqu'à ce qu'il possède en argent liquide un excédent sur sa dette atteignant le montant pour lequel le zakat est dû, alors il doit en payer le zakat.