Muwatta Malik

Book 17, Hadith 26

Texte arabe du hadith
حَدَّثَنِي يَحْيَى، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الدِّيلِيِّ، عَنِ ابْنٍ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ سُفْيَانَ الثَّقَفِيِّ، عَنْ جَدِّهِ، سُفْيَانَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، بَعَثَهُ مُصَدِّقًا فَكَانَ يَعُدُّ عَلَى النَّاسِ بِالسَّخْلِ فَقَالُوا أَتَعُدُّ عَلَيْنَا بِالسَّخْلِ وَلاَ تَأْخُذُ مِنْهُ شَيْئًا ‏.‏ فَلَمَّا قَدِمَ عَلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ذَكَرَ لَهُ ذَلِكَ فَقَالَ عُمَرُ نَعَمْ تَعُدُّ عَلَيْهِمْ بِالسَّخْلَةِ يَحْمِلُهَا الرَّاعِي وَلاَ تَأْخُذُهَا وَلاَ تَأْخُذُ الأَكُولَةَ وَلاَ الرُّبَّى وَلاَ الْمَاخِضَ وَلاَ فَحْلَ الْغَنَمِ وَتَأْخُذُ الْجَذَعَةَ وَالثَّنِيَّةَ وَذَلِكَ عَدْلٌ بَيْنَ غِذَاءِ الْغَنَمِ وَخِيَارِهِ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَالسَّخْلَةُ الصَّغِيرَةُ حِينَ تُنْتَجُ ‏.‏ وَالرُّبَّى الَّتِي قَدْ وَضَعَتْ فَهِيَ تُرَبِّي وَلَدَهَا ‏.‏ وَالْمَاخِضُ هِيَ الْحَامِلُ ‏.‏ وَالأَكُولَةُ هِيَ شَاةُ اللَّحْمِ الَّتِي تُسَمَّنُ لِتُؤْكَلَ ‏.‏ وَقَالَ مَالِكٌ فِي الرَّجُلِ تَكُونُ لَهُ الْغَنَمُ لاَ تَجِبُ فِيهَا الصَّدَقَةُ فَتَوَالَدُ قَبْلَ أَنْ يَأْتِيَهَا الْمُصَدِّقُ بِيَوْمٍ وَاحِدٍ فَتَبْلُغُ مَا تَجِبُ فِيهِ الصَّدَقَةُ بِوِلاَدَتِهَا قَالَ مَالِكٌ إِذَا بَلَغَتِ الْغَنَمُ بِأَوْلاَدِهَا مَا تَجِبُ فِيهِ الصَّدَقَةُ فَعَلَيْهِ فِيهَا الصَّدَقَةُ وَذَلِكَ أَنَّ وِلاَدَةَ الْغَنَمِ مِنْهَا وَذَلِكَ مُخَالِفٌ لِمَا أُفِيدَ مِنْهَا بِاشْتِرَاءٍ أَوْ هِبَةٍ أَوْ مِيرَاثٍ وَمِثْلُ ذَلِكَ الْعَرْضُ لاَ يَبْلُغُ ثَمَنُهُ مَا تَجِبُ فِيهِ الصَّدَقَةُ ثُمَّ يَبِيعُهُ صَاحِبُهُ فَيَبْلُغُ بِرِبْحِهِ مَا تَجِبُ فِيهِ الصَّدَقَةُ فَيُصَدِّقُ رِبْحَهُ مَعَ رَأْسِ الْمَالِ وَلَوْ كَانَ رِبْحُهُ فَائِدَةً أَوْ مِيرَاثًا لَمْ تَجِبْ فِيهِ الصَّدَقَةُ حَتَّى يَحُولَ عَلَيْهِ الْحَوْلُ مِنْ يَوْمَ أَفَادَهُ أَوْ وَرِثَهُ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ فَغِذَاءُ الْغَنَمِ مِنْهَا كَمَا رِبْحُ الْمَالِ مِنْهُ غَيْرَ أَنَّ ذَلِكَ يَخْتَلِفُ فِي وَجْهٍ آخَرَ أَنَّهُ إِذَا كَانَ لِلرَّجُلِ مِنَ الذَّهَبِ أَوِ الْوَرِقِ مَا تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ ثُمَّ أَفَادَ إِلَيْهِ مَالاً تَرَكَ مَالَهُ الَّذِي أَفَادَ فَلَمْ يُزَكِّهِ مَعَ مَالِهِ الأَوَّلِ حِينَ يُزَكِّيهِ حَتَّى يَحُولَ عَلَى الْفَائِدَةِ الْحَوْلُ مِنْ يَوْمَ أَفَادَهَا وَلَوْ كَانَتْ لِرَجُلٍ غَنَمٌ أَوْ بَقَرٌ أَوْ إِبِلٌ تَجِبُ فِي كُلِّ صِنْفٍ مِنْهَا الصَّدَقَةُ ثُمَّ أَفَادَ إِلَيْهَا بَعِيرًا أَوْ بَقَرَةً أَوْ شَاةً صَدَّقَهَا مَعَ صِنْفِ مَا أَفَادَ مِنْ ذَلِكَ حِينَ يُصَدِّقُهُ إِذَا كَانَ عِنْدَهُ مِنْ ذَلِكَ الصِّنْفِ الَّذِي أَفَادَ نِصَابُ مَاشِيَةٍ ‏.‏ قَالَ مَالِكٌ وَهَذَا أَحْسَنُ مَا سَمِعْتُ فِي ذَلِكَ ‏.‏
Traduction

que Omar ibn al-Khattab l'envoya comme collecteur d'aumônes, et il comptait les petits d'animaux (sakhla) aux gens. Ils dirent : « Comptes-tu pour nous les petits d'animaux (sakhla) alors que tu n'en prends rien ? » Lorsqu'il arriva auprès de Omar ibn al-Khattab, il lui mentionna cela et Omar dit : « Oui, tu comptes pour eux le petit (sakhlah) que porte le berger, mais tu ne le prends pas, et tu ne prends ni l'akula, ni la rubba, ni la makhid, ni le mâle des ovins ; mais tu prends la jadha'ah et la thaniyah, et cela est un juste milieu entre l'alimentation des ovins et leur meilleur choix. »

Malik a dit : « La sakhlah est le petit animal lorsqu'il vient de naître. La rubba est celle qui a mis bas et qui élève son petit. La makhid est la femelle gestante. L'akula est la brebis de chair que l'on engraisse pour la manger. »

Malik a dit au sujet d'un homme qui possède des ovins sur lesquels l'aumône n'est pas obligatoire, et qui mettent bas avant que le collecteur ne vienne à lui d'un seul jour, de sorte qu'elles atteignent par leur naissance le seuil où l'aumône devient obligatoire : l'aumône est exigible sur elles. Cela est dû au fait que la naissance des ovins provient d'eux, ce qui diffère de ce qui lui est acquis par achat, don ou héritage. Il en va de même pour la marchandise dont le prix n'atteint pas le seuil imposable, puis son propriétaire la vend et son bénéfice atteint le montant imposable, alors il paie l'aumône sur le bénéfice avec le capital ; alors que si son bénéfice était un profit fortuit ou un héritage, l'aumône ne serait pas exigible sur lui jusqu'à ce que s'écoule une année à partir du jour où il l'a acquis ou hérité. »

Malik a dit : « La nourriture des ovins en provient, tout comme le bénéfice du capital en provient, si ce n'est que cela diffère sous un autre aspect : si un homme possède de l'or ou de l'argent qui atteint le seuil imposable, puis qu'il acquiert un bien supplémentaire, il laisse son bien nouvellement acquis et ne le soumet pas à l'aumône avec son premier bien lorsqu'il s'acquitte de sa zakat, jusqu'à ce que s'écoule l'année sur ce bénéfice à partir du jour où il l'a acquis. En revanche, si un homme possède des ovins, des bovins ou des chameaux dont chaque espèce atteint le seuil de l'aumône, puis qu'il y ajoute un chameau, un bœuf ou une brebis, il s'en acquitte avec l'espèce de ce qu'il a acquis parmi cela lorsque le collecteur prélève l'aumône, si ce qu'il a de cette espèce constitue un nisab de bétail. »

Malik a dit : « C'est ce que j'ai entendu de meilleur à ce sujet. »