Abou Malik al-Ash’ari a raconté avoir entendu le messager de Dieu dire : « Certains de mon peuple boiront certainement du vin en l’appelant d’un autre nom. » Abu Dawud et Ibn Majah l’ont transmise.
Exégèse de l'Avertissement Prophétique
Cette narration profonde du Messager d'Allah (que la paix soit sur lui) sert d'avertissement intemporel contre la tromperie sémantique dans les affaires religieuses. Le savant sage observe que lorsque l'interdit (haram) reçoit des noms permis, cela indique une corruption dans la compréhension et la pratique.
La Nature de l'Avertissement
L'expression "certains de mon peuple" indique que cela se produira parmi ceux qui professent l'islam, rendant l'avertissement plus sévère. La certitude dans "boiront assurément du vin" montre que c'est une épreuve inévitable pour la oumma.
"L'appeler par un autre nom" révèle la tromperie centrale - tenter de légaliser l'interdit par manipulation linguistique, tandis que l'essence reste inchangée devant Allah.
Interprétation Savante
Les commentateurs classiques expliquent que cela se réfère aux intoxicants appelés "boissons", "spiritueux" ou autres euphémismes tout en conservant leur nature enivrante. Le jugement suit la substance, pas le nom.
Ce principe s'étend au-delà du vin à toutes les interdictions religieuses - changer les noms ne change pas les jugements. Le savant met en garde contre ceux qui utilisent des jeux de mots astucieux pour justifier ce qu'Allah a interdit.
Application Contemporaine
Ce hadith met en garde contre les tentatives modernes de réinterpréter les interdictions claires par des acrobaties linguistiques. Le croyant doit regarder l'essence, pas l'étiquette.
La préservation de la terminologie religieuse est essentielle pour maintenir l'identité islamique et éviter la normalisation progressive des matières interdites.