Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 39

Texte arabe du hadith

وَعَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: كُنَّا قُعُودًا حَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَعنا أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا فِي نَفَرٍ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنْ بَيْنَ أَظْهُرِنَا فَأَبْطَأَ عَلَيْنَا وَخَشِيَنَا أَنْ يُقْتَطَعَ دُونَنَا وَفَزِعْنَا فَقُمْنَا فَكُنْتُ أَوَّلَ مَنْ فَزِعَ فَخَرَجْتُ أَبْتَغِي رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ حَتَّى أَتَيْتُ حَائِطًا لِلْأَنْصَارِ لِبَنِي النَّجَّارِ فَدُرْتُ بِهِ هَلْ أَجِدُ لَهُ بَابًا فَلَمْ أَجِدْ فَإِذَا رَبِيعٌ يَدْخُلُ فِي جَوْفِ حَائِطٍ مِنْ بِئْرٍ خَارِجَةٍ وَالرَّبِيعُ الْجَدْوَلُ فاحتفزت كَمَا يحتفز الثَّعْلَب فَدَخَلْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَقُلْتُ نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ مَا شَأْنُكَ قُلْتُ كُنْتَ بَيْنَ أَظْهُرِنَا فَقُمْتَ فَأَبْطَأْتَ عَلَيْنَا فَخَشِينَا أَنْ تُقْتَطَعَ دُونَنَا فَفَزِعْنَا فَكُنْتُ أَوَّلَ مَنْ فَزِعَ فَأَتَيْتُ هَذَا الْحَائِطَ فَاحْتَفَزْتُ كَمَا يَحْتَفِزُ الثَّعْلَبُ وَهَؤُلَاء النَّاس ورائي فَقَالَ يَا أَبَا هُرَيْرَة وَأَعْطَانِي نَعْلَيْه قَالَ اذْهَبْ بنعلي هَاتين فَمن لقِيت من وَرَاء هَذَا الْحَائِط يَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ مُسْتَيْقِنًا بِهَا قَلْبُهُ فَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ فَكَانَ أَوَّلُ مَنْ لَقِيتُ عُمَرَ فَقَالَ مَا هَاتَانِ النَّعْلَانِ يَا أَبَا هُرَيْرَة فَقلت هَاتَانِ نَعْلَا رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَعَثَنِي بِهِمَا مَنْ لَقِيتُ يَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ مُسْتَيْقِنًا بِهَا قَلْبُهُ بَشرته بِالْجنَّةِ فَضرب عمر بِيَدِهِ بَيْنَ ثَدْيَيَّ فَخَرَرْتُ لِاسْتِي فَقَالَ ارْجِعْ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ فَرَجَعْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فأجهشت بكاء وركبني عمر فَإِذا هُوَ على أثري فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا لَك يَا أَبَا هُرَيْرَة قلت لقِيت عمر فَأَخْبَرته بِالَّذِي بعثتني بِهِ فَضرب بَين ثديي فَخَرَرْت لاستي قَالَ ارْجع فَقَالَ لَهُ رَسُول الله يَا عُمَرُ مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا فَعَلْتَ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي أَبَعَثْتَ أَبَا هُرَيْرَةَ بِنَعْلَيْكَ مَنْ لَقِيَ يَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ مُسْتَيْقِنًا بِهَا قَلْبُهُ بَشَّرَهُ بِالْجَنَّةِ قَالَ نَعَمْ قَالَ فَلَا تَفْعَلْ فَإِنِّي أَخْشَى أَنْ يَتَّكِلَ النَّاسُ عَلَيْهَا فخلهم يعْملُونَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فخلهم ". رَوَاهُ مُسلم

Traduction

D’après Abu Hurayra, qu’Allah soit satisfait de lui : Nous étions assis autour du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Abu Bakr et ‘Umar, qu’Allah soit satisfait d’eux deux, étaient avec nous, parmi un groupe. Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, se leva et nous quitta. Il tarda à revenir ; nous craignîmes qu’il ne soit attaqué loin de nous. Pris d’inquiétude, nous nous levâmes. Je fus le premier à m’alarmer. Je partis donc à la recherche du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, jusqu’à parvenir à un jardin des Ansar appartenant aux Banu an-Najjar. J’en fis le tour pour chercher une porte, sans en trouver. Or, un rabi‘ entrait dans le jardin depuis un puits extérieur — le rabi‘ est un petit canal. Je me ramassai comme le fait un renard et entrai auprès du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix.

Il demanda : « Abu Hurayra ? » Je répondis : « Oui, Messager d’Allah. » Il dit : « Que t’arrive-t-il ? » Je répondis : « Tu étais parmi nous, puis tu t’es levé et as tardé à revenir. Nous avons craint que tu ne sois attaqué loin de nous et nous nous sommes alarmés. J’ai été le premier à m’alarmer. Je suis venu à ce jardin et me suis ramassé comme le fait un renard. Les autres sont derrière moi. » Il dit : « Abu Hurayra ! » Il me donna ses deux sandales et dit : « Emporte ces deux sandales qui sont les miennes. Quiconque tu rencontreras au-delà de ce jardin, qui atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, le cœur pleinement convaincu, annonce-lui le Paradis. »

La première personne que je rencontrai fut ‘Umar. Il demanda : « Que sont ces deux sandales, Abu Hurayra ? » Je répondis : « Ce sont les deux sandales du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Il m’a envoyé avec elles pour annoncer le Paradis à quiconque je rencontrerais qui atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, le cœur pleinement convaincu. » ‘Umar me frappa de la main au milieu de la poitrine et je tombai sur mon derrière. Il dit : « Retourne, Abu Hurayra ! » Je retournai auprès du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, en éclatant en sanglots. ‘Umar me suivit de près ; il était sur mes pas.

Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, me demanda : « Qu’as-tu, Abu Hurayra ? » Je répondis : « J’ai rencontré ‘Umar et lui ai transmis ce dont tu m’avais chargé. Il m’a frappé au milieu de la poitrine et je suis tombé sur mon derrière. Il m’a dit : “Retourne.” » Le Messager d’Allah lui demanda : « ‘Umar, qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Il répondit : « Messager d’Allah, que mon père et ma mère te servent de rançon ! As-tu envoyé Abu Hurayra avec tes deux sandales pour annoncer le Paradis à quiconque il rencontrerait qui atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, le cœur pleinement convaincu ? » Il répondit : « Oui. » ‘Umar dit : « Ne le fais pas, car je crains que les gens ne s’y reposent. Laisse-les donc œuvrer. » Le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, dit : « Laisse-les donc. » Rapporté par Muslim.