Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 1724
وَعَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ قَالَ: اشْتَكَى سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ شَكْوًى لَهُ فَأَتَاهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَعُودُهُ مَعَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَسَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ وَجَدَهُ فِي غَاشِيَةٍ فَقَالَ: (قَدْ قَضَى؟ قَالُوا: لَا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَبَكَى النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمَّا رَأَى الْقَوْمُ بُكَاءَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَكَوْا فَقَالَ: أَلَا تَسْمَعُونَ؟ أَنَّ اللَّهَ لَا يُعَذِّبُ بِدَمْعِ الْعَيْنِ وَلَا بِحُزْنِ الْقَلْبِ وَلَكِنْ يُعَذِّبُ بِهَذَا وَأَشَارَ إِلَى لِسَانِهِ أَوْ يَرْحَمُ وَإِن الْمَيِّت لعيذب ببكاء أَهله
‘Abd Allah ibn ‘Umar rapporte que Sa‘d ibn ‘Ubâda tomba malade. Le Prophète vint lui rendre visite avec ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf, Sa‘d ibn Abî Waqqâs et ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd. En entrant, il le trouva dans un état de faiblesse extrême et demanda s’il était mort ; on lui répondit que non. Le Prophète pleura, et les personnes présentes pleurèrent également. Il dit : « Écoutez : Allah ne châtie ni pour les larmes des yeux ni pour la tristesse du cœur ; mais Il châtie pour cela » — et il désigna sa langue — « ou Il fait miséricorde. Le défunt est châtié à cause des lamentations de sa famille. » (Al-Bukhârî et Muslim. ‘Â’isha a ensuite estimé qu’Ibn ‘Umar s’était trompé ou avait oublié ce point. Les savants ont discuté ce récit et proposé qu’il vise les lamentations excessives et bruyantes, que le geste vers la langue distinguerait des pleurs silencieux.)