Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 5397
Abou Dharr dit : Un jour, j'étais monté en croupe derrière le Messager d'Allah, qu'Allah le bénisse et lui accorde la paix, sur un âne. Lorsque nous eûmes dépassé les maisons de Médine, il dit : « Qu'en sera-t-il de toi, ô Abou Dharr, lorsqu'il y aura à Médine une famine, que tu te lèveras de ta couche et que tu n'atteindras pas ta mosquée sans que la faim t'épuise ? »
Je dis : Allah et Son Messager savent mieux.
Il dit : « Préserve ta dignité et abstiens-toi de mendier, ô Abou Dharr. »
Il dit : « Qu'en sera-t-il de toi, ô Abou Dharr, lorsqu'il y aura à Médine une mortalité telle qu'une maison atteindra le prix d'un esclave, au point qu'une tombe sera vendue pour un esclave ? »
Je dis : Allah et Son Messager savent mieux.
Il dit : « Patiente, ô Abou Dharr. »
Il dit : « Qu'en sera-t-il de toi, ô Abou Dharr, lorsqu'il y aura à Médine des tueries et que le sang recouvrira les Ahjar az-Zait ? »
Je dis : Allah et Son Messager savent mieux.
Il dit : « Rejoins ceux dont tu es issu. »
Je dis : Et dois-je revêtir l'arme ?
Il dit : « Alors tu te serais associé aux gens. »
Je dis : Que dois-je faire alors, ô Messager d'Allah ?
Il dit : « Si tu crains que l'éclat de l'épée t'éblouisse, jette alors un pan de ton vêtement sur ton visage, afin qu'il porte ton péché ainsi que son propre péché. »