Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5647

Texte arabe du hadith

وَعَن سعيد بن الْمسيب أَنه لقيَ أَبَا هريرةَ فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: أَسْأَلُ اللَّهَ أَنْ يَجْمَعَ بَيْنِي وَبَيْنَكَ فِي سُوقِ الْجَنَّةِ. فَقَالَ سَعِيدٌ: أَفِيهَا سُوقٌ؟ قَالَ: نَعَمْ أَخْبَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّ أَهْلَ الْجَنَّةِ إِذَا دَخَلُوهَا نَزَلُوا فِيهَا بِفَضْلِ أَعْمَالِهِمْ ثُمَّ يُؤْذَنُ لَهُمْ فِي مِقْدَارِ يَوْمِ الْجُمُعَةِ مِنْ أَيَّامِ الدُّنْيَا فَيَزُورُونَ رَبَّهُمْ وَيَبْرُزُ لَهُمْ عَرْشُهُ وَيَتَبَدَّى لَهُم فِي روضةٍ من رياضِ الجنَّة فَيُوضَع لَهُم مَنَابِر من نور ومنابرمن لُؤْلُؤٍ وَمَنَابِرُ مِنْ يَاقُوتٍ وَمَنَابِرُ مِنْ زَبَرْجَدٍ وَمَنَابِرُ مِنْ ذَهَبٍ وَمَنَابِرُ مِنْ فِضَّةٍ وَيَجْلِسُ أَدْنَاهُم - وَمَا فيهم دنيٌّ - عَلَى كُثْبَانِ الْمِسْكِ وَالْكَافُورِ مَا يَرَوْنَ أَنَّ أَصْحَابَ الْكَرَاسِيِّ بِأَفْضَلَ مِنْهُمْ مَجْلِسًا» . قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ: قُلْتُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ وَهَلْ نَرَى رَبَّنَا؟ قَالَ: «نَعَمْ هَلْ تَتَمَارَوْنَ فِي رُؤْيَةِ الشَّمْسِ وَالْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ؟» قُلْنَا: لَا. قَالَ: " كَذَلِكَ لَا تَتَمَارَوْنَ فِي رُؤْيَةِ رَبِّكُمْ وَلَا يَبْقَى فِي ذَلِكَ الْمَجْلِسِ رَجُلٌ إِلَّا حَاضَرَهُ اللَّهُ مُحَاضَرَةً حَتَّى يَقُولَ لِلرَّجُلِ مِنْهُمْ: يَا فلَان ابْن فلَان أَتَذكر يَوْم قلت كَذَا وَكَذَا؟ فيذكِّره بِبَعْض غدارته فِي الدُّنْيَا. فَيَقُولُ: يَا رَبِّ أَفَلَمْ تَغْفِرْ لِي؟ فَيَقُولُ: بَلَى فَبِسِعَةِ مَغْفِرَتِي بَلَغْتَ مَنْزِلَتَكَ هَذِهِ. فَبَيْنَا هُمْ عَلَى ذَلِكَ غَشِيتْهُمْ سَحَابَةٌ مِنْ فَوْقِهِمْ فَأَمْطَرَتْ عَلَيْهِمْ طِيبًا لَمْ يَجِدُوا مِثْلَ رِيحِهِ شَيْئًا قَطُّ وَيَقُولُ رَبُّنَا: قُومُوا إِلَى مَا أَعْدَدْتُ لَكُمْ مِنَ الْكَرَامَةِ فَخُذُوا مَا اشْتَهَيْتُمْ فَنَأْتِي سُوقًا قَدْ حَفَّتْ بِهِ الْمَلَائِكَةُ فِيهَا مَا لَمْ تَنْظُرِ الْعُيُونُ إِلَى مِثْلِهِ وَلَمْ تَسْمَعِ الْآذَانُ وَلَمْ يَخْطُرْ عَلَى الْقُلُوبِ فَيُحْمَلُ لَنَا مَا اشْتَهَيْنَا لَيْسَ يُبَاعُ فِيهَا وَلَا يُشْتَرَى وَفِي ذَلِكَ السُّوقِ يَلْقَى أَهْلُ الْجَنَّةِ بَعْضُهُمْ بَعْضًا ". قَالَ: " فَيُقْبِلُ الرَّجُلُ ذُو الْمَنْزِلَةِ الْمُرْتَفِعَةِ فَيَلْقَى مَنْ هُوَ دُونَهُ - وَمَا فيهم دنيٌّ - فيروعُه مَا يرى عَلَيْهِ من اللباسِ فِيمَا يَنْقَضِي آخِرُ حَدِيثِهِ حَتَّى يَتَخَيَّلَ عَلَيْهِ مَا هُوَ أحسن مِنْهُ وَذَلِكَ أَنَّهُ لَا يَنْبَغِي لِأَحَدٍ أَنْ يَحْزَنَ فِيهَا ثُمَّ نَنْصَرِفُ إِلَى مَنَازِلِنَا فَيَتَلَقَّانَا أَزْوَاجُنَا فَيَقُلْنَ: مَرْحَبًا وَأَهْلًا لَقَدْ جِئْتَ وَإِنَّ بِكَ مِنَ الْجَمَالِ أَفْضَلَ مِمَّا فَارَقْتَنَا عَلَيْهِ فَيَقُولُ: إِنَّا جَالَسْنَا الْيَوْمَ رَبَّنَا الْجَبَّارَ وَيَحِقُّنَا أَنْ نَنْقَلِبَ بِمِثْلِ مَا انْقَلَبْنَا ". رَوَاهُ التِّرْمِذِيُّ وَابْنُ مَاجَهْ وَقَالَ التِّرْمِذِيُّ: هَذَا حَدِيث غَرِيب

Traduction

Saʿīd ibn al-Musayyib rapporte qu’il rencontra Abū Hurayra, qui lui dit : « Je demande à Allah de nous réunir, toi et moi, au marché du Paradis. » Saʿīd demanda : « Y a-t-il donc un marché au Paradis ? » Abū Hurayra répondit : « Oui. Le Messager d’Allah m’a informé que lorsque les habitants du Paradis y entreront, ils s’y établiront selon leurs œuvres. Puis, un jour correspondant à un vendredi de ce monde leur sera accordé ; ils rendront visite à leur Seigneur. Son Trône leur apparaîtra et Il se manifestera à eux dans un jardin parmi les jardins du Paradis. Des chaires de lumière, de perles, de rubis, de chrysoprase, d’or et d’argent seront installées pour eux. Le moins élevé d’entre eux — bien qu’il n’y ait parmi eux personne de bas rang — s’assiéra sur des dunes de musc et de camphre ; il ne pensera pas que ceux qui siègent sur les chaires aient une meilleure place que lui. » Abū Hurayra poursuivit : « Je demandai : “Ô Messager d’Allah, verrons-nous notre Seigneur ?” Il répondit : “Doutez-vous de voir le soleil ou la lune la nuit de pleine lune ?” Nous répondîmes : “Non.” Il dit : “De même, vous ne douterez pas de voir votre Seigneur.” Dans cette assemblée, Allah s’adressera à chacun sans intermédiaire. Il dira à un homme : “Untel, fils d’untel, te souviens-tu du jour où tu as dit ceci et cela ?” Il lui rappellera certaines de ses trahisons dans ce monde. L’homme dira : “Seigneur, ne m’as-Tu pas pardonné ?” Il répondra : “Si. C’est par l’immensité de Mon pardon que tu as atteint ce rang.” Tandis qu’ils seront ainsi, un nuage les couvrira et fera tomber sur eux un parfum tel qu’ils n’en auront jamais senti de semblable. Notre Seigneur dira : “Levez-vous et prenez ce que vous désirez parmi les honneurs que J’ai préparés pour vous.” Nous nous rendrons à un marché entouré d’anges, où se trouvent des choses que nul œil n’a vues, qu’aucune oreille n’a entendues et qui n’ont jamais traversé un cœur. On nous apportera tout ce que nous désirerons ; rien ne s’y vendra ni ne s’y achètera. Les habitants du Paradis s’y rencontreront. » Il ajouta : « Un homme de rang élevé y abordera quelqu’un de rang inférieur — bien qu’il n’y ait personne de bas rang — et le vêtement qu’il verra sur lui le remplira d’émerveillement. Avant même la fin de leur conversation, une tenue encore plus belle apparaîtra à l’autre ; car nul ne doit éprouver de chagrin au Paradis. Puis nous rentrerons chez nous, où nos épouses nous accueilleront en disant : “Bienvenue ! Tu es revenu plus beau que lorsque tu nous as quittées.” Nous répondrons : “Aujourd’hui, nous étions assis auprès du Seigneur, le Dominateur ; il est normal que nous revenions comme nous le faisons.” » Rapporté par al-Tirmidhī et Ibn Mājah. Al-Tirmidhī a dit : « Ce hadith est singulier. »