Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5841, 5842

Texte arabe du hadith

وَعَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ: أَوَّلُ مَا بُدِئَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مِنَ الْوَحْيِ الرُّؤْيَا الصَّادِقَةُ فِي النَّوْمِ فَكَانَ لَا يَرَى رُؤْيَا إِلَّا جَاءَتْ مِثْلَ فَلَقِ الصُّبْحِ ثُمَّ حُبِّبَ إليهِ الخَلاءُ وكانَ يَخْلُو بغارِ حِراءٍ فيتحنَّثُ فِيهِ - وَهُوَ التَّعَبُّدُ اللَّيَالِيَ ذَوَاتِ الْعَدَدِ - قَبْلَ أَنْ يَنْزِعَ إِلَى أَهْلِهِ وَيَتَزَوَّدَ لِذَلِكَ ثُمَّ يَرْجِعَ إِلَى خَدِيجَةَ فَيَتَزَوَّدَ لِمِثْلِهَا حَتَّى جَاءَهُ الْحَقُّ وَهُوَ فِي غَارِ حِرَاءٍ فَجَاءَهُ الْمَلَكُ فَقَالَ: اقْرَأْ. فَقَالَ: «مَا أَنَا بِقَارِئٍ» . قَالَ: " فَأَخَذَنِي فَغَطَّنِي حَتَّى بَلَغَ مِنِّي الْجَهْدُ ثُمَّ أَرْسَلَنِي فَقَالَ: اقْرَأْ. فَقُلْتُ: مَا أَنَا بِقَارِئٍ فَأَخَذَنِي فَغَطَّنِي الثَّانِيَةَ حَتَّى بَلَغَ مِنِّي الْجَهْدَ ثُمَّ أَرْسَلَنِي فَقَالَ: اقْرَأْ. فَقُلْتُ: مَا أَنَا بِقَارِئٍ. فَأَخَذَنِي فَغَطَّنِي الثَّالِثَةَ حَتَّى بَلَغَ مِنِّي الْجهد ثمَّ أَرْسلنِي فَقَالَ: [اقرَأْ باسمِ ربِّكَ الَّذِي خَلَقَ. خَلَقَ الْإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ. اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ. الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ. عَلَّمَ الْإِنْسَانَ مَا لم يعلم] ". فَرجع بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَرْجُفُ فُؤَادُهُ فَدَخَلَ عَلَى خَدِيجَةَ فَقَالَ: «زَمِّلُونِي زَمِّلُونِي» فَزَمَّلُوهُ حَتَّى ذَهَبَ عَنْهُ الرَّوْعُ فَقَالَ لخديجةَ وأخبرَها الخبرَ: «لَقَدْ خَشِيتُ عَلَى نَفْسِي» فَقَالَتْ خَدِيجَةُ: كَلَّا وَاللَّهِ لَا يُخْزِيكَ اللَّهُ أَبَدًا إِنَّكَ لَتَصِلُ الرَّحِمَ وَتَصْدُقُ الْحَدِيثَ وَتَحْمِلُ الْكَلَّ وَتَكْسِبُ الْمَعْدُومَ وتقْرِي الضيفَ وَتُعِينُ عَلَى نَوَائِبِ الْحَقِّ ثُمَّ انْطَلَقَتْ بِهِ خَدِيجَةُ إِلَى وَرَقَةَ بْنِ نَوْفَلٍ ابْنِ عَمِّ خَدِيجَةَ. فَقَالَتْ لَهُ: يَا ابْنَ عَمِّ اسْمَعْ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ. فَقَالَ لَهُ وَرَقَةُ: يَا ابْنَ أَخِي مَاذَا تَرَى؟ فَأَخْبَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ خَبَرَ مَا رَأَى. فَقَالَ وَرَقَةُ: هَذَا هُوَ النَّامُوسُ الَّذِي أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى مُوسَى يَا لَيْتَنِي فِيهَا جَذَعًا يَا لَيْتَنِي أَكُونُ حَيًّا إِذْ يُخْرِجُكَ قَوْمُكَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَوَ مُخْرِجِيَّ هُمْ؟» قَالَ: نَعَمْ لَمْ يَأْتِ رَجُلٌ قَطُّ بِمِثْلِ مَا جِئْتَ بِهِ إِلَّا عُودِيَ وَإِنْ يُدْرِكْنِي يَوْمُكَ أَنْصُرُكَ نَصْرًا مُؤَزَّرًا. ثُمَّ لَمْ يَنْشَبْ وَرَقَةُ أَنْ تُوَفِّيَ وَفَتَرَ الوحيُ. مُتَّفق عَلَيْهِ وَزَادَ الْبُخَارِيُّ: حَتَّى حَزِنَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - فِيمَا بَلَغَنَا - حُزْنًا غَدَا مِنْهُ مرَارًا كي يتردَّى منْ رؤوسِ شَوَاهِقِ الْجَبَلِ فَكُلَّمَا أَوْفَى بِذِرْوَةِ جَبَلٍ لِكَيْ يُلْقِيَ نَفْسَهُ مِنْهُ تَبَدَّى لَهُ جِبْرِيلُ فَقَالَ: يَا مُحَمَّدُ إِنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ حَقًّا. فَيَسْكُنُ لذلكَ جأشُه وتقرُّ نفسُه

Traduction

Aïcha, qu’Allah l’agrée, rapporte : « Les premières manifestations de la révélation chez le Messager d’Allah ﷺ furent des rêves véridiques pendant son sommeil. Chaque rêve qu’il faisait se réalisait avec la clarté de l’aube. Puis la retraite lui devint chère : il se retirait dans la grotte de Ḥirāʾ pour y pratiquer la dévotion pendant plusieurs nuits consécutives, avant de rentrer auprès des siens et de se ravitailler, puis de retourner auprès de Khadīja pour une nouvelle retraite. Cela dura jusqu’à ce que la Vérité lui parvienne dans la grotte de Ḥirāʾ. L’ange vint et lui dit : “Lis !” Il répondit : “Je ne sais pas lire.” » Il raconta : « L’ange me saisit et me serra jusqu’à ce que j’en éprouve une grande détresse, puis me relâcha et dit : “Lis !” Je répondis : “Je ne sais pas lire.” Il me saisit une deuxième fois et me serra jusqu’à ce que j’en éprouve une grande détresse, puis me relâcha et dit : “Lis !” Je répondis : “Je ne sais pas lire.” Il me saisit une troisième fois et me serra jusqu’à ce que j’en éprouve une grande détresse, puis me relâcha et dit : “Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé ; Il a créé l’être humain d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’être humain ce qu’il ne savait pas.” » (Coran, 96:1-5.) Le Messager d’Allah ﷺ revint, le cœur tremblant. Il entra chez Khadīja et dit : « Couvrez-moi, couvrez-moi ! » Ils le couvrirent jusqu’à ce que sa frayeur se dissipe. Il raconta à Khadīja ce qui s’était passé et dit : « J’ai craint pour moi-même. » Khadīja répondit : « Non, par Allah ! Allah ne te déshonorera jamais. Tu entretiens les liens de parenté, tu dis la vérité, tu portes le fardeau des personnes démunies, tu aides ceux qui n’ont rien, tu accueilles l’hôte et tu soutiens ceux qui défendent la vérité dans l’épreuve. » Khadīja l’emmena ensuite chez son cousin Waraqa ibn Nawfal. Elle lui dit : « Mon cousin, écoute ce que raconte le fils de ton frère. » Waraqa lui demanda : « Mon neveu, qu’as-tu vu ? » Le Messager d’Allah ﷺ lui raconta ce qu’il avait vu. Waraqa dit : « C’est le Namūs qu’Allah a fait descendre sur Moïse. Ah, si j’étais encore jeune ! Ah, si je vivais lorsque ton peuple te chassera ! » Le Messager d’Allah ﷺ demanda : « Vont-ils donc me chasser ? » Waraqa répondit : « Oui. Jamais un homme n’a apporté quelque chose de semblable à ce que tu apportes sans être traité en ennemi. Si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai avec force. » Peu après, Waraqa mourut et la révélation s’interrompit. Rapporté par al-Bukhari et Muslim. Al-Bukhari ajoute : « Le Prophète ﷺ fut alors, selon ce qui nous est parvenu, si affligé qu’il sortit à plusieurs reprises avec l’intention de se jeter du haut des sommets. Chaque fois qu’il atteignait le sommet d’une montagne pour s’en précipiter, Jibrīl apparaissait et lui disait : “Muḥammad, tu es véritablement le Messager d’Allah.” Alors son inquiétude s’apaisait et son âme retrouvait son calme. »