Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5860

Texte arabe du hadith

وَعَن ابْن عبَّاس قَالَ: إِنَّ ضِمَادًا قَدِمَ مَكَّةَ وَكَانَ مِنْ أَزْدِ شَنُوءَةَ وَكَانَ يَرْقِي مِنْ هَذَا الرِّيحِ فَسَمِعَ سُفَهَاءَ أَهْلِ مَكَّةَ يَقُولُونَ: إِنَّ مُحَمَّدًا مَجْنُونٌ. فَقَالَ: لَوْ أَنِّي رَأَيْتُ هَذَا الرَّجُلَ لَعَلَّ اللَّهَ يَشْفِيهِ عَلَى يَدَيَّ. قَالَ: فَلَقِيَهُ. فَقَالَ: يَا مُحَمَّدُ إِنِّي أَرْقِي مِنْ هَذَا الرِّيحِ فَهَلْ لَكَ؟ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِنَّ الْحَمْدَ لِلَّهِ نَحْمَدُهُ وَنَسْتَعِينُهُ مَنْ يَهْدِهِ اللَّهُ فَلَا مُضِلَّ لَهُ وَمَنْ يُضْلِلْ فَلَا هَادِيَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ أَمَّا بَعْدُ» فَقَالَ: أَعِدْ عَلَيَّ كَلِمَاتِكَ هَؤُلَاءِ فَأَعَادَهُنَّ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ثَلَاثٌ مَرَّاتٍ فَقَالَ: لَقَدْ سَمِعْتُ قَوْلَ الْكَهَنَةِ وَقَوْلَ السَّحَرَةِ وَقَوْلَ الشُّعَرَاءِ فَمَا سَمِعْتُ مِثْلَ كَلِمَاتِكَ هَؤُلَاءِ. وَلَقَدْ بَلَغْنَ قَامُوسَ الْبَحْرِ هَاتِ يَدَكَ أُبَايِعْكَ عَلَى الْإِسْلَامِ قَالَ: فَبَايَعَهُ. رَوَاهُ مُسْلِمٌ وَفِي بَعْضِ نُسَخِ «الْمَصَابِيحِ» : بَلَغْنَا نَاعُوسَ الْبَحْر

Traduction

Ibn ʿAbbās rapporte : « Ḍimād arriva à La Mecque. Il appartenait aux Azd Shanūʾa et pratiquait des incantations contre les troubles de l’esprit. Il entendit des habitants insensés de La Mecque dire : “Muḥammad est fou.” Il dit : “Si je pouvais voir cet homme, peut-être Allah le guérirait-Il par mon intermédiaire.” Il le rencontra et lui dit : “Muḥammad, je pratique des incantations contre ce mal ; veux-tu que je te soigne ?” Le Messager d’Allah ﷺ répondit : “La louange appartient à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide. Celui qu’Allah guide, nul ne peut l’égarer ; celui qu’Il égare, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, seul et sans associé, et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager. Ensuite…” » L’homme dit : « Répète-moi ces paroles. » Le Messager d’Allah ﷺ les répéta trois fois. L’homme dit : « J’ai entendu les paroles des devins, des sorciers et des poètes, mais je n’ai jamais entendu de telles paroles. Elles atteignent les profondeurs de la mer ! Tends-moi la main, que je te prête allégeance à l’islam. » Il lui prêta allégeance. Rapporté par Muslim. Certaines copies d’al-Maṣābīḥ portent : « Elles ont atteint Nāʿūs al-baḥr. »