Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5864

Texte arabe du hadith

وَعَن ابْن شهَاب عَن أنسٍ قَالَ: كَانَ أَبُو ذَرٍّ يُحَدِّثُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: " فُرِجَ عني سقفُ بَيْتِي وَأَنا بِمَكَّة فَنزل جِبْرِيل فَفَرَجَ صَدْرِي ثُمَّ غَسَلَهُ بِمَاءِ زَمْزَمَ ثُمَّ جَاءَ بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ مُمْتَلِئٌ حِكْمَةً وَإِيمَانًا فَأَفْرَغَهُ فِي صَدْرِي ثُمَّ أَطْبَقَهُ ثُمَّ أَخَذَ بيَدي فعرج بِي إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا. قَالَ جِبْرِيلُ لِخَازِنِ السَّمَاءِ: افْتَحْ. قَالَ: مَنْ هَذَا؟ قَالَ جِبْرِيلُ. قَالَ: هَل مَعَك أحد؟ قَالَ: نعم معي مُحَمَّدٌ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ. فَقَالَ: أُرْسِلَ إِلَيْهِ؟ قَالَ: نَعَمْ فَلَمَّا فَتَحَ عَلَوْنَا السَّمَاءَ الدُّنْيَا إِذَا رَجُلٌ قَاعِدٌ عَلَى يَمِينِهِ أَسْوِدَةٌ وَعَلَى يَسَارِهِ أَسْوِدَةٌ إِذَا نَظَرَ قِبَلَ يَمِينِهِ ضَحِكَ وَإِذَا نَظَرَ قِبَلَ شَمَالِهِ بَكَى فَقَالَ مَرْحَبًا بِالنَّبِيِّ الصَّالِحِ وَالِابْنِ الصَّالِحِ. قُلْتُ لِجِبْرِيلَ: مَنْ هَذَا؟ قَالَ: هَذَا آدَمُ وَهَذِهِ الْأَسْوِدَةُ عَنْ يَمِينِهِ وَعَنْ شِمَالِهِ نَسَمُ بَنِيهِ فَأَهْلُ الْيَمين مِنْهُم أهل الْجنَّة والأسودة عَن شِمَاله أهلُ النَّار فَإِذا نظر عَن يَمِينِهِ ضَحِكَ وَإِذَا نَظَرَ قِبَلَ شَمَالِهِ بَكَى حَتَّى عَرَجَ بِي إِلَى السَّمَاءِ الثَّانِيَةِ فَقَالَ لِخَازِنِهَا: افْتَحْ فَقَالَ لَهُ خَازِنُهَا مِثْلَ مَا قَالَ الْأَوَّلُ " قَالَ أَنَسٌ: فَذَكَرَ أَنَّهُ وَجَدَ فِي السَّمَاوَاتِ آدَمَ وَإِدْرِيسَ وَمُوسَى وَعِيسَى وَإِبْرَاهِيمَ وَلَمْ يُثْبِتْ كَيْفَ مَنَازِلُهُمْ غَيْرَ أَنَّهُ ذَكَرَ أَنَّهُ وَجَدَ آدَمَ فِي السَّمَاءِ الدُّنْيَا وَإِبْرَاهِيمَ فِي السَّمَاءِ السَّادِسَةِ. قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: فَأَخْبَرَنِي ابْنُ حَزْمٍ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَأَبَا حَبَّةَ الْأَنْصَارِيَّ كَانَا يَقُولَانِ. قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسلم: «ثمَّ عرج بِي حَتَّى وصلت لِمُسْتَوًى أَسْمَعُ فِيهِ صَرِيفَ الْأَقْلَامِ» وَقَالَ ابْنُ حَزْمٍ وَأَنَسٌ: قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: " فَفَرَضَ اللَّهُ عَلَى أُمَّتِي خَمْسِينَ صَلَاةً فَرَجَعْتُ بِذَلِكَ حَتَّى مَرَرْتُ عَلَى مُوسَى. فَقَالَ: مَا فَرْضُ اللَّهِ لَكَ عَلَى أُمَّتِكَ؟ قُلْتُ: فَرَضَ خَمْسِينَ صَلَاةً. قَالَ: فَارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ فَإِن أُمَّتكَ لَا تطِيق فراجعت فَوَضَعَ شَطْرَهَا فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقُلْتُ: وَضَعَ شَطْرَهَا فَقَالَ: رَاجِعْ رَبَّكَ فَإِنَّ أُمَّتَكَ لَا تُطِيقُ ذَلِكَ فَرَجَعْتُ فَرَاجَعْتُ فَوَضَعَ شَطْرَهَا فَرَجَعْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ: ارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ فَإِنَّ أُمَّتَكَ لَا تُطِيقُ ذَلِكَ فَرَاجَعْتُهُ فَقَالَ: هِيَ خَمْسٌ وَهِيَ خَمْسُونَ لَا يُبَدَّلُ الْقَوْلُ لَدَيَّ فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقَالَ: رَاجِعْ رَبَّكَ. فَقُلْتُ: اسْتَحْيَيْتُ مِنْ رَبِّي ثُمَّ انْطُلِقَ بِي حَتَّى انْتُهِيَ إِلَى سِدْرَةِ الْمُنْتَهَى وَغَشِيَهَا أَلْوَانٌ لَا أَدْرِي مَا هِيَ؟ ثُمَّ أُدْخِلْتُ الْجَنَّةَ فَإِذَا فِيهَا جَنَابِذُ اللُّؤْلُؤِ وَإِذَا تُرَابُهَا الْمِسْكُ ". مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ

Traduction

Ibn Shihāb rapporte, d’après Anas, qu’Abū Dharr racontait que le Messager d’Allah ﷺ dit : « Le toit de ma maison s’ouvrit alors que j’étais à La Mecque. Jibrīl descendit, m’ouvrit la poitrine et la lava avec l’eau de Zamzam. Il apporta un bassin d’or rempli de sagesse et de foi, qu’il versa dans ma poitrine. Il la referma, me prit par la main et m’éleva au ciel le plus proche. » Jibrīl demanda au gardien du ciel d’ouvrir. Celui-ci demanda qui était là et qui l’accompagnait ; Jibrīl répondit qu’il était avec Muḥammad ﷺ, qui avait reçu sa mission. La porte s’ouvrit. Un homme était assis, avec des âmes à sa droite et à sa gauche. Lorsqu’il regardait à droite, il riait ; lorsqu’il regardait à gauche, il pleurait. Il souhaita la bienvenue au prophète et au fils vertueux. Jibrīl expliqua : « C’est Ādam. Les âmes à sa droite et à sa gauche sont celles de ses descendants : les gens de droite sont les gens du Paradis et ceux de gauche sont les gens de l’Enfer. » Jibrīl monta ensuite au deuxième ciel, dont le gardien lui posa les mêmes questions. Anas transmit que le Prophète ﷺ dit avoir vu dans les cieux Ādam, Idrīs, Mūsā, ʿĪsā et Ibrāhīm sans préciser leurs emplacements, sauf qu’il avait dit avoir vu Ādam au premier ciel et Ibrāhīm au sixième. Ibn Shihāb dit qu’Ibn Ḥazm lui rapporta qu’Ibn ʿAbbās et Abū Ḥabba al-Anṣārī disaient que le Prophète ﷺ avait dit : « Jibrīl m’éleva jusqu’à un lieu où j’entendais le grincement des plumes. » Ibn Ḥazm et Anas rapportèrent que le Prophète ﷺ dit : « Allah prescrivit cinquante prières à ma communauté. Je redescendis et passai auprès de Mūsā. Il me demanda ce qu’Allah avait prescrit à ma communauté. Je répondis : “Cinquante prières.” Il me dit de retourner demander un allègement, car ma communauté n’en serait pas capable. Je retournai auprès de mon Seigneur, qui en retrancha la moitié. Je revins auprès de Mūsā et lui dis qu’Il en avait retranché la moitié. Mūsā me dit de retourner auprès de mon Seigneur, car ma communauté n’en serait pas capable. Je retournai auprès de Lui, qui en retrancha encore la moitié. Mūsā me dit de nouveau de retourner auprès de mon Seigneur. Je le fis, et Allah dit : “Elles sont cinq, mais elles en valent cinquante. Ma parole ne sera pas changée.” Je revins auprès de Mūsā ; il me dit encore de retourner. Je répondis : “J’ai honte devant mon Seigneur.” » On me conduisit ensuite jusqu’au jujubier de la limite ultime, couvert de couleurs dont j’ignore la nature. Puis on me fit entrer au Paradis : ses pavillons étaient en perles et son sol était de musc. » Rapporté par al-Bukhari et Muslim.