Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5918

Texte arabe du hadith

عَنْ أَبِي مُوسَى قَالَ: خَرَجَ أَبُو طَالِبٍ إِلَى الشَّام وَخرج مَعَه النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي أَشْيَاخٍ مِنْ قُرَيْشٍ فَلَمَّا أَشْرَفُوا عَلَى الرَّاهِبِ هَبَطُوا فَحَلُّوا رِحَالَهُمْ فَخَرَجَ إِلَيْهِمُ الرَّاهِبُ وَكَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ يَمُرُّونَ بِهِ فَلَا يَخْرُجُ إِلَيْهِمْ قَالَ فَهُمْ يَحُلُّونَ رِحَالَهُمْ فَجَعَلَ يَتَخَلَّلُهُمُ الرَّاهِبُ حَتَّى جَاءَ فَأَخَذَ بِيَدِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ هَذَا سَيِّدُ الْعَالَمِينَ هَذَا رسولُ ربِّ الْعَالِمِينَ يَبْعَثُهُ اللَّهُ رَحْمَةً لِلْعَالِمِينَ فَقَالَ لَهُ أَشْيَاخٌ مِنْ قُرَيْشٍ مَا عِلْمُكَ فَقَالَ إِنَّكُمْ حِينَ أَشْرَفْتُمْ مِنَ الْعَقَبَةِ لَمْ يَبْقَ شَجَرٌ وَلَا حَجَرٌ إِلَّا خَرَّ سَاجِدًا وَلَا يَسْجُدَانِ إِلَّا لِنَبِيٍّ وَإِنِّي أَعْرِفُهُ بِخَاتَمِ النُّبُوَّةِ أَسْفَلَ مِنْ غُضْرُوفِ كَتِفِهِ مِثْلَ التُّفَّاحَةِ ثُمَّ رَجَعَ فَصَنَعَ لَهُمْ طَعَامًا فَلَمَّا أَتَاهُمْ بِهِ وَكَانَ هُوَ فِي رِعْيَةِ الْإِبِلِ فَقَالَ أَرْسِلُوا إِلَيْهِ فَأَقْبَلَ وَعَلَيْهِ غَمَامَةٌ تُظِلُّهُ فَلَمَّا دَنَا مِنَ الْقَوْم وجدهم قد سَبَقُوهُ إِلَى فَيْء الشَّجَرَة فَلَمَّا جَلَسَ مَالَ فَيْءُ الشَّجَرَةِ عَلَيْهِ فَقَالَ انْظُرُوا إِلَى فَيْءِ الشَّجَرَةِ مَالَ عَلَيْهِ فَقَالَ أنْشدكُمْ بِاللَّه أَيُّكُمْ وَلِيُّهُ قَالُوا أَبُو طَالِبٍ فَلَمْ يَزَلْ يُنَاشِدُهُ حَتَّى رَدَّهُ أَبُو طَالِبٍ وَبَعَثَ مَعَهُ أَبُو بَكْرٍ بِلَالًا وَزَوَّدَهُ الرَّاهِبُ مِنَ الْكَعْكِ وَالزَّيْت. (علق الشَّيْخ أَن ذكر بِلَال فِي الحَدِيث خطأ إِذْ لم يكن خلق بعد)

Traduction

Abū Mūsā rapporte qu’Abū Ṭālib partit pour la Syrie, accompagné du jeune Prophète ﷺ et de notables Qurayshites. Près de l’ermitage, ils déchargèrent leurs montures. Le moine, qui auparavant ne venait pas à leur rencontre, sortit alors et circula parmi eux. Il prit la main du Messager d’Allah et dit : « Celui-ci est le maître des mondes, le Messager du Seigneur des mondes ; Allah l’enverra comme miséricorde pour les mondes. » Les notables lui demandèrent comment il le savait. Il répondit qu’à leur arrivée au col, chaque arbre et chaque pierre s’était prosterné — ils ne se prosternent que devant un prophète — et qu’il reconnaissait le sceau de la prophétie, grand comme une pomme, sous le cartilage de son épaule. Le moine leur prépara ensuite un repas. Comme le Prophète gardait les chameaux, il demanda qu’on le fasse venir. Le jeune homme arriva sous un nuage qui lui donnait de l’ombre. Les autres s’étaient déjà assis à l’ombre d’un arbre ; l’ombre de l’arbre se déplaça alors au-dessus de lui. Le moine leur fit remarquer ce signe et demanda qui était le tuteur du jeune homme. Ils répondirent : Abū Ṭālib. Le moine insista jusqu’à ce qu’Abū Ṭālib le renvoie. Abū Bakr envoya Bilāl avec lui, et le moine leur fournit des galettes et de l’huile. Le cheikh commente que la mention de Bilāl est une erreur, puisqu’il n’était pas encore né.