Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5922

Texte arabe du hadith

وَعَن يعلى بن مرَّةَ الثَّقفي قَالَ ثَلَاثَةُ أَشْيَاءَ رَأَيْتُهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بَيْنَا نَحْنُ نَسِيرُ مَعَه إِذ مَرَرْنَا بِبَعِير يُسْنَى عَلَيْهِ فَلَمَّا رَآهُ الْبَعِيرُ جَرْجَرَ فَوَضَعَ جِرَانَهُ فَوَقَفَ عَلَيْهِ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ أَيْنَ صَاحِبُ هَذَا الْبَعِيرِ فَجَاءَهُ فَقَالَ بِعْنِيهِ فَقَالَ بَلْ نَهَبُهُ لَكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَإِنَّهُ لِأَهْلِ بَيْتٍ مَا لَهُمْ مَعِيشَةٌ غَيْرُهُ قَالَ أَمَا إِذْ ذَكَرْتَ هَذَا مِنْ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ شَكَا كَثْرَةَ الْعَمَلِ وَقِلَّةَ العلفِ فَأحْسنُوا إِلَيْهِ قَالَ ثمَّ سرنا فنزلنا مَنْزِلًا فَنَامَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَجَاءَتْ شَجَرَةٌ تَشُقُّ الْأَرْضَ حَتَّى غَشِيَتْهُ ثُمَّ رَجَعَتْ إِلَى مَكَانِهَا فَلَمَّا اسْتَيْقَظَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ ذُكِرَتْ لَهُ فَقَالَ هِيَ شجرةٌ استأذَنَتْ ربّها عز وَجل أَنْ تُسَلِّمَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَأَذِنَ لَهَا قَالَ ثُمَّ سِرْنَا فَمَرَرْنَا بِمَاءٍ فَأَتَتْهُ امْرَأَةٌ بِابْنٍ لَهَا بِهِ جِنَّةٌ فَأَخَذَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بمنخره فَقَالَ اخْرُج إِنِّي مُحَمَّد رَسُول الله قَالَ ثمَّ سرنا فَلَمَّا رَجعْنَا من سفرنا مَرَرْنَا بِذَلِكَ الْمَاءِ فَسَأَلَهَا عَنِ الصَّبِيِّ فَقَالَتْ وَالَّذِي بَعثك بِالْحَقِّ مَا رأَينا مِنْهُ رَيباً بعْدك. رَوَاهُ فِي شرح السّنة

Traduction

Yaʿlā ibn Murra al-Thaqafī rapporte qu’il vit trois signes chez le Messager d’Allah ﷺ. Alors qu’ils voyageaient avec lui, ils passèrent près d’un chameau sur lequel on travaillait. En voyant le Prophète, l’animal gémit et posa son cou au sol. Le Prophète demanda qui en était le propriétaire. L’homme s’approcha. Le Prophète lui demanda de le lui vendre ; l’homme répondit qu’il le lui donnerait, expliquant qu’il appartenait à une famille qui n’avait pas d’autre moyen de subsistance. Le Prophète dit : « Puisque tu m’as parlé de sa situation, il s’est plaint du travail excessif et du manque de fourrage ; traitez-le bien. » Ils poursuivirent puis s’arrêtèrent pour la nuit. Pendant que le Prophète dormait, un arbre fendit la terre, vint le couvrir puis retourna à sa place. À son réveil, on lui raconta cela. Il dit que l’arbre avait demandé la permission à son Seigneur, Puissant et Majestueux, de saluer le Messager d’Allah, et qu’elle lui avait été accordée. Ils repartirent et atteignirent un point d’eau. Une femme vint avec son fils atteint par un esprit. Le Prophète le prit par les narines et dit : « Sors ; je suis Muḥammad, le Messager d’Allah. » Au retour, il s’enquit de l’enfant. La femme jura par Celui qui l’avait envoyé avec la vérité qu’elle n’avait plus rien remarqué d’anormal chez lui. (Rapporté dans Sharḥ al-Sunna.)