Mishkat al-Masabih
Mishkat al-Masabih 5942
وَعَنْ عَاصِمِ بْنِ كُلَيْبٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ رَجُلٍ مِنَ الْأَنْصَارِ قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي جَنَازَةٍ فَرَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَهُوَ عَلَى الْقَبْرِ يُوصِي الْحَافِرَ يَقُولُ: «أَوْسِعْ مِنْ قِبَلِ رِجْلَيْهِ أَوْسِعْ مِنْ قِبَلِ رَأْسِهِ» فَلَمَّا رَجَعَ اسْتَقْبَلَهُ دَاعِيَ امْرَأَتِهِ فَأَجَابَ وَنَحْنُ مَعَه وَجِيء بِالطَّعَامِ فَوَضَعَ يَدَهُ ثُمَّ وَضَعَ الْقَوْمُ فَأَكَلُوا فَنَظَرْنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يلوك لقْمَة فِي فَمه ثُمَّ قَالَ أَجِدُ لَحْمَ شَاةٍ أُخِذَتْ بِغَيْرِ إِذْنِ أَهْلِهَا فَأَرْسَلَتِ الْمَرْأَةُ تَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أَرْسَلْتُ إِلَى النَّقِيعِ وَهُوَ مَوْضِعٌ يُبَاعُ فِيهِ الْغَنَمُ لِيُشْتَرَى لِي شَاةٌ فَلَمْ تُوجَدْ فَأَرْسَلْتُ إِلَى جَارٍ لِي قَدِ اشْتَرَى شَاة أَن أرسل إِلَيّ بهَا بِثَمَنِهَا فَلَمْ يُوجَدْ فَأَرْسَلْتُ إِلَى امْرَأَتِهِ فَأَرْسَلَتْ إِلَيَّ بِهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «أَطْعِمِي هَذَا الطَّعَامَ الْأَسْرَى» رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ والْبَيْهَقِيُّ فِي دَلَائِلِ النُّبُوَّةِ
Un homme des Anṣār rapporte qu’ils accompagnèrent le Messager d’Allah ﷺ à des funérailles. Il le vit près de la tombe conseiller au fossoyeur de l’élargir du côté des pieds et de la tête. À leur retour, l’épouse du Prophète l’invita à manger ; ils l’accompagnèrent. Quand le repas fut servi, il posa la main dessus et les gens commencèrent à manger. Ils le virent mâcher une bouchée puis dire : « Je sens la viande d’un mouton qui a été pris sans l’autorisation de ses propriétaires. » L’épouse expliqua qu’elle avait envoyé acheter un mouton au marché aux bestiaux de Naqīʿ, mais qu’on n’en avait pas trouvé. Elle avait alors demandé à un voisin, qui venait d’en acheter un, de le lui envoyer au prix coûtant ; comme il était absent, sa femme le lui avait envoyé. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Donnez ce repas aux prisonniers. » (Abū Dāwūd ; al-Bayhaqī dans Dalāʾil al-Nubuwwa.)