Mishkat al-Masabih

Mishkat al-Masabih 5832

Texte arabe du hadith

وَعَن عَليّ أَنَّ يهوديّاً يُقَالُ لَهُ: فُلَانٌ حَبْرٌ كَانَ لَهُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فِي دَنَانِيرُ فَتَقَاضَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ لَهُ: «يَا يَهُودِيُّ مَا عِنْدِي مَا أُعْطِيكَ» . قَالَ: فَإِنِّي لَا أُفَارِقُكَ يَا مُحَمَّدُ حَتَّى تُعْطِيَنِي. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «إِذًا أَجْلِسُ مَعَكَ» فَجَلَسَ مَعَهُ فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ الظُّهْرَ وَالْعَصْرَ وَالْمَغْرِبَ وَالْعِشَاءَ الْآخِرَةَ وَالْغَدَاةَ وَكَانَ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَتَهَدَّدُونَهُ وَيَتَوَعَّدُونَهُ فَفَطِنَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ مَا الَّذِي يَصْنَعُونَ بِهِ. فَقَالُوا: يَا رَسُولَ اللَّهِ يَهُودِيٌّ يَحْبِسُكَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: «مَنَعَنِي رَبِّي أَنْ أَظْلِمَ مُعَاهِدًا وَغَيْرَهُ» فَلَمَّا تَرَجَّلَ النَّهَارُ قَالَ الْيَهُودِيُّ: أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَأَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ وَشَطْرُ مَالِي فِي سبيلِ الله أَمَا وَاللَّهِ مَا فَعَلْتُ بِكَ الَّذِي فَعَلْتُ بِكَ إِلَّا لِأَنْظُرَ إِلَى نَعْتِكَ فِي التَّوْرَاةِ: مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ مَوْلِدُهُ بِمَكَّةَ وَمُهَاجَرُهُ بِطَيْبَةَ وَمُلْكُهُ بِالشَّامِ لَيْسَ بِفَظٍّ وَلَا غَلِيظٍ وَلَا سَخَّابٍ فِي الْأَسْوَاقِ وَلَا مُتَزَيٍّ بِالْفُحْشِ وَلَا قَوْلِ الْخَنَا أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَأَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ وَهَذَا مَالِي فَاحْكُمْ فِيهِ بِمَا أَرَاكَ اللَّهُ وَكَانَ الْيَهُودِيُّ كَثِيرَ المالِ. رَوَاهُ الْبَيْهَقِيّ فِي «دَلَائِل النُّبُوَّة»

Traduction

ʿAlī rapporte qu’un érudit juif, désigné dans le récit par « Untel », avait prêté des dinars au Messager d’Allah ﷺ et vint lui en réclamer le remboursement. Le Prophète ﷺ lui dit : « Je n’ai pas de quoi te payer. » L’homme répondit : « Ô Muḥammad, je ne te quitterai pas avant que tu m’aies payé. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Alors je resterai assis avec toi », et il resta avec lui. Le Messager d’Allah ﷺ pria ainsi les prières de midi, de l’après-midi, du coucher du soleil, de la nuit, puis celle de l’aube du lendemain. Les Compagnons menaçaient le créancier ; le Messager d’Allah ﷺ s’en aperçut. Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, un Juif te retient ici ! » Il répondit : « Mon Seigneur m’a interdit de faire du tort à une personne liée par un pacte, ou à quiconque d’autre. » Quand le jour fut bien avancé, le Juif dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. Je donne la moitié de mes biens dans le sentier d’Allah. Par Allah, si j’ai agi ainsi envers toi, c’était seulement pour vérifier la description de toi dans la Torah : Muḥammad ibn ʿAbd Allāh, né à La Mecque, émigrant à Ṭayba, et dont le pouvoir sera au Shām ; il n’est ni grossier ni dur, ne crie pas dans les marchés, et ne se livre ni à l’obscénité ni aux propos indécents. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. Voici mes biens : décide de leur usage selon ce qu’Allah te montrera. » Cet homme était fort riche. Rapporté par al-Bayhaqī dans Dalāʾil al-nubuwwa.