Mishkat al-Masabih

Book 30, Hadith 153

Texte arabe du hadith
وَعَنْ عَائِشَةَ: قَالَتْ: كُنَّا - أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - عِنْدَهُ. فَأَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ مَا تَخْفَى مِشْيَتُهَا مِنْ مِشْيَةِ رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَلَمَّا رَآهَا قَالَ: «مَرْحَبًا بِابْنَتِي» ثُمَّ أَجْلَسَهَا ثُمَّ سَارَّهَا فَبَكَتْ بُكَاءً شَدِيدًا فَلَمَّا رَأَى حُزْنَهَا سَارَّهَا الثَّانِيَةَ فَإِذَا هِيَ تَضْحَكُ فَلَمَّا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَأَلْتُهَا عَمَّا سَارَّكِ؟ قَالَتْ: مَا كُنْتُ لِأُفْشِيَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سِرَّهُ فَلَمَّا تُوُفِّيَ قُلْتُ: عَزَمْتُ عَلَيْكِ بِمَا لي عَلَيْك مِنَ الْحَقِّ لِمَا أَخْبَرْتِنِي. قَالَتْ: أَمَّا الْآنَ فَنَعَمْ أَمَّا حِينَ سَارَّ بِي فِي الْأَمْرِ الأوَّل فإِنه أَخْبرنِي: «إِنَّ جِبْرِيل كَانَ يُعَارضهُ بِالْقُرْآنِ كل سنة مرّة وَإنَّهُ قد عَارَضَنِي بِهِ الْعَامَ مَرَّتَيْنِ وَلَا أَرَى الْأَجَلَ إِلَّا قَدِ اقْتَرَبَ فَاتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي فَإِنِّي نعم السّلف أَنا لَك» فَلَمَّا رَأَى جَزَعِي سَارَّنِيَ الثَّانِيَةَ قَالَ: «يَا فَاطِمَةُ أَلَا تَرْضِينَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ أَهْلِ الْجَنَّةِ أَوْ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ؟» وَفِي رِوَايَةٍ: فَسَارَّنِي فَأَخْبَرَنِي أَنَّهُ يُقْبَضُ فِي وَجَعِهِ فَبَكَيْتُ ثُمَّ سَارَّنِي فَأَخْبَرَنِي أَنِّي أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِهِ أتبعه فَضَحكت. مُتَّفق عَلَيْهِ
Traduction

Nous — les épouses du Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — étions auprès de lui lorsque Fatima arriva ; sa démarche ne se distinguait en rien de la démarche du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix.

Lorsqu’il la vit, il dit : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il la fit asseoir, puis il lui confia un secret, et elle pleura abondamment.

Lorsqu’il vit sa tristesse, il lui confia un secret une seconde fois, et alors elle se mit à rire.

Lorsque le Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix, se leva, je l’interrogeai sur ce qu’il lui avait confié en secret. Elle dit : « Je ne dévoilerais jamais le secret du Messager d’Allah, qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix ».

Lorsqu’il décéda, je dis : « Je t’adjure, par le droit que j’ai sur toi, de m’informer ». Elle dit : « Quant à maintenant, oui. Quant au moment où il m’a confié en secret la première affaire, il m’a informée : “Gabriel avait l’habitude de revoir avec lui le Coran chaque année une fois, et cette année il l’a revu avec moi deux fois, et je ne vois que l’échéance s’est approchée. Crains donc Allah et patiente, car je suis pour toi un excellent prédécesseur” ».

Lorsqu’il vit ma détresse, il me confia un secret une seconde fois et dit : « Ô Fatima, ne serais-tu pas satisfaite d’être la maîtresse des femmes des gens du Paradis ou la maîtresse des femmes croyantes ? »

Et dans une version : Il me confia un secret et m’informa qu’il allait mourir de sa maladie, alors je pleurai. Puis il me confia un secret et m’informa que je serais la première des gens de sa maison à le suivre, alors je ris.

(Rapporté à l’unanimité par al-Bukhari et Muslim.)