Mu’adha al-'Adawiya a dit que lorsqu’elle a demandé à 'A’isha pourquoi une personne qui a ses règles doit rattraper son jeûne mais pas sa prière, elle a répondu : « Cela nous est arrivé, et nous avons reçu l’ordre de rattraper le jeûne, mais nous n’avons pas reçu l’ordre de rattraper la prière. » Les musulmans l’ont transmise.
La sagesse derrière les différentes décisions
Ce hadith de Mishkat al-Masabih 2032 aborde une distinction fondamentale dans la jurisprudence islamique concernant les actes d'adoration pendant les menstruations. La sagesse divine se manifeste en différenciant le jeûne et la prière pour les femmes dans cet état.
Analyse juridique de la compensation de l'adoration
La prière (salah) est limitée dans le temps avec des conditions spécifiques de pureté ; son obligation cesse pendant les menstruations et ne peut être récupérée plus tard. Le jeûne, cependant, concerne l'abstention et peut être accompli ultérieurement, car son cadre temporel est plus flexible (toute l'année jusqu'au prochain Ramadan).
L'ordre de rattraper le jeûne mais pas la prière reflète la miséricorde d'Allah - épargnant aux femmes l'accumulation de prières manquées tout en maintenant les bénéfices spirituels du jeûne grâce aux jours de rattrapage.
Consensus savant et preuves
Cette décision représente la position unanime des quatre écoles sunnites de jurisprudence. L'instruction du Prophète "Cela nous est arrivé" indique qu'il s'agissait d'une question récurrente traitée par révélation divine, et non par opinion personnelle.
La préservation de cet enseignement par la chaîne des compagnes (de Mu'adha à 'A'isha) démontre la reconnaissance par l'Islam du rôle des femmes dans la transmission du savoir religieux.